Bons plans de la rédaction

3h pour sauver votre weekend parisien envers et contre le mois de novembre

Le temps n’est pas au beau fixe, les fêtes se profilent mais seulement de loin, et la lumière du soleil se raréfie … Autant dire qu’il faut rivaliser d’imagination pour garder le moral au beau fixe et savourer, malgré des circonstances atténuantes, cette douce vie qui, finalement, est notre seul bien tangible (quand on y pense). Nos trois inspirations pour passer trois heures délicieuses (au moins) dans le weekend.

 ◊ Les 3 heures gourmandes

Vous avez remarqué comme la mode est au fooding ? Comme chacun y va de son petit portrait savamment travaillé d’un déjeuner qui ressemble plus à une toile fauve qu’à une bavette ? Eh bien, pour lutter contre ce fait sociétal un tantinet agaçant (et parce qu’une existence sans cause, ça ne vaut pas le coup), direction la brasserie Thoumieux. Orchestrée par le chef doublement étoilé Sylvestre Wahid, elle a tout de l’adresse traditionnelle mais chic qu’on veut avoir dans son carnet. La décoration est cossue sans être prétentieuse : chaleureuse et cosy, l’ambiance réchauffe les convives, qui se régalent de plats d’automne. Mention très spéciale pour les ris de Veau à chapelure de noisettes et aux oignons doux des Cévennes. De quoi aimer le froid, vous dit-on !

 

Puis, pour digérer toutes ces bonne choses, on longe la rue Saint Dominique jusqu’à l’esplanade des Invalides qu’on arpente jusqu’à la Seine … Après, selon le courage de chacun, il y Alexandre III qui nous tend les bras, les quais, les bouquinistes … A bon entendeur !

◊ Les 3 heures paresseuses

On se lève, un jour ou l’autre, peu importe, en novembre, c’est tous les jours dimanche. Puis, comme on a besoin de réconfort, parce que la route jusqu’à la douche est décidément très longue, on fait une escale par la cuisine. Et on se concocte un délicieux et généreux porridge de la marque Lima, qui propose une gamme sans cuisson, riches en oméga 3, en fibres, en protéines … On le décore de quelques fruits, histoire d’égayer la vision : voila de quoi commencer la journée avec un bol de réconfort. Bon pour le moral (et pour la santé).

Ceci fait, on s’habille, et comme c’est un Dimanche (son essence, en tout cas), il est déjà 16h : l’heure de filer au très chic Hôtel de la Belle Juliette, qui, à quelques enjambées du Bon Marché, propose désormais un tea-time chaleureux au coin du feu, pour bavasser tranquillement avec son chéri râleur, sa cousine hystérique, son copain boulet, qui vous voulez. Puis il fait nuit, la journée est passée, en 3h qui en ont duré 9 : c’est pas de votre faute, c’est l’heure d’hiver.

◊ Les 3 heures intellos (mais pas trop)

Pour certains, le weekend, c’est l’occasion de faire vibrer ses neurones différemment. A un rythme propre, extrait des obligations hebdomadaires, des trivialités du quotidien, et tout le toutim. Pour ceux-là, qui parfois se lassent d’une routine pourtant inévitable, nous recommandons vivement le festival du film polonais Kinopolska. Samedi 18 novembre, 18h, rendez-vous au Cinéma Le Balzac (qui à lui seul vaut le détour pour son charme d’antan), pour la projection de Wild Roses de Anna Jadowska, un film poignant sur la maternité et la solitude, qui capte magnifiquement la campagne polonaise.

Après l’heure trente de projection, on descend langoureusement la plus belle avenue du monde, en se laissant happer par telle ou telle boutique qui revêt déjà ses vitrines scintillantes, puis on arrive, doucement vers le Grand Palais où l’expo Irving Penn est à voir. Elle est édifiante : une salle entière est consacrée à des mégots écrasés de cigarette. Fallait le faire, et en ce temps de répression bien-pensante/horripilante, ça ne fait pas de mal.

 

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