Interview Mode

Interview influenceur #David Bellamy

Pour inaugurer une année qui promet d’être haute en découvertes, en tendances et en couleurs, Paris Select rencontre David Bellamy, blogueur et influenceur passionné (avant tout) par la mode masculine et les portes colorées. Doué d’un univers artistique pointu et intrigant, il se raconte à travers ses réponses.

Paris Select : Blogueur, influenceur … est-ce plutôt un métier, une activité, un hobby ?

David Bellamy : Au départ, ce n’était pas un métier, mais ça en devient un, hybride, à force d’être chronophage.  Organiser les shoots, mettre en avant les produits … tout ça prend énormément de temps. On ne peut pas compter que sur ça, car la concurrence est rude !

P.S : Comment en arrive-t-on là ? 

D.B : J’avais fait HEC puis avais commencé à travailler comme consultant pour des fortunes privées. C’est à ce moment que je me suis crée un compte Instagram et Snapchat. Avant je n’avais même pas de smartphone ! Puis je me suis pris au jeu … d’abord je m’inspirais des autres comptes. Petit à petit je me suis forgé ma propre identité, très colorée. Ma première collaboration a été avec la marque Bobbies, que j’adore, et j’ai eu le fort sentiment qu’il fallait que je fasse ce choix, de partir de la finance pour me consacrer à ce qui me passionne.

P.S : Est-ce pour toi une occasion de voyager, de vivre un quotidien hors de l’ordinaire ?

D.B : Oui, c’est certain, j’ai une chance folle. Je voyage dans des endroits magnifiques, porte des vêtements superbes, rencontre des personnalités … C’est un lot d’expériences exceptionnelles.

P.S : Est-ce que tu te méfies de la distorsion du réel qu’entraine nécessairement les réseaux ? N’y a-t-il pas une forme de narcissisme dangereux ?

D.B : Bien sûr, il ne faut pas être dupe : il s’agit de vendre du rêve, et non pas la réalité. En étant influenceur, tu deviens un produit marketing ; c’est un business comme un autre. Mon but n’est pas de créer un engouement pour le vide mais de mettre en avant les marques que j’aime.

P.S : Pourrais-tu nous décrire une journée type, qu’on se fasse une idée ?

D.B : D’abord il y a quelques heures dédiées aux notifications, aux messages des abonnés, aux mails … puis viennent les rendez-vous avec les agences, les shootings photo. Le soir, il est de mise de se rendre à certains événements.

P.S : Quelle est ta définition de l’élégance au féminin ?

D.B : Je trouve que l’élégance féminine est épurée, simple, classique et intemporelle. J’aime beaucoup Claudie Pierlot, qui incarne très bien la femme enfant, la parisienne. Les femmes ont la chance de pouvoir tout oser, tant qu’elles ne sont pas bling.

P. S : Et au masculin ?

D.B : C’est de mixer les pièces hypers accessibles et le haut de gamme. Ça crée directement une identité. Mixer Asos et de Fursac fait forcément son petit effet … et pour ceux qui n’ont pas le sens de la mode, je trouve qu’un perfecto avec un t-shirt blanc est gagné d’avance.

P.S : Tu as des projets, de nouvelles perspectives pour 2018 ?

D.B : J’ai le sentiment que le format photo tend à disparaitre, sur Instagram. De nouveaux réseaux vont débarquer … le digital est très attractif, le temps des vidéos va commencer, je vais m’amuser avec. La vidéo a quelque chose de plus interactif qui me plait.

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