Haute Couture SS2026 : Schiaparelli signe un glow ultra naturel

Au Petit Palais, le défilé “The Agony and The Ecstasy” a fait vibrer la couture. Côté beauté, pourtant, tout se joue dans un silence maîtrisé : une peau presque nue, gorgée de lumière, idéale à copier cet été.

Silhouettes en tension, teint en apesanteur

Avant de poser ses silhouettes au Petit Palais, Daniel Roseberry fait escale à Rome. Face aux fresques de la chapelle Sixtine, il contemple la rigueur presque figée des murs et, au-dessus, la liberté totale du plafond peint par Michel-Ange. Sur le podium, cette tension entre contrôle et lâcher-prise se lit dans les silhouettes spectaculaires. Sur les visages, en revanche, le créateur choisit l’apaisement : un teint lumineux, presque religieux, comme une réponse douce à la démesure des volumes.

Dans la lumière dorée des salons, les silhouettes Schiaparelli affichaient bustiers sculptés, corsets nervurés et dentelles en suspension. Le visage, lui, reste d’une grande douceur. Pas de contouring affiché, pas de bouche dramatique. Les mannequins semblent simplement reposer, comme après quelques jours au soleil, avec cette fraîcheur calme qui donne envie de revoir toute sa routine make-up.

Peau nue, lumière maîtrisée

Le point clé du look tient dans la texture du teint. Le visage garde un satiné diffus, presque humide, comme après une routine de soin très réussie. La base se montre ultra-soignée : très peu de matière, beaucoup de réflexion de la lumière, un éclat qui semble venir de l’intérieur. Exactement cette “liberté” dont parle le créateur, mais appliquée à la peau.

D’abord, on pense soin. Layering léger : lotion hydratante, sérum aqueux, crème fine… ou directement un produit bonne mine comme la [Diabolique Tomate] Crème d’Eau de Garancia qui hydrate, repulpe et dépose un voile rosé très subtil. La peau reste visible, le grain se lit, le visage gagne un éclat discret. On peut y ajouter quelques gouttes d’autobronzant pour réchauffer la carnation.

Puis vient l’unification. On choisit un soin teinté plutôt qu’un fond de teint classique, pour lisser sans camoufler, dans cette idée de transparence, de lumière et de glow naturel qui fait tout le charme du look Schiaparelli.

Sur cette base, presque rien. Un correcteur se pose au coin interne de l’œil, autour des ailes du nez, sur deux ou trois petites ombres. Le reste se travaille en textures crème : une pointe de blush chaud sur le haut de la pommette, un illuminateur crème au doigt sur l’arcade, l’arête du nez, le haut de la lèvre. L’idée n’est pas d’illuminer tout le visage, mais de recréer les points de lumière que le soleil accroche naturellement.

Regard reposé, bouche douce

Le regard reste volontairement épuré. Sur les modèles, la paupière garde presque sa couleur naturelle, parfois simplement réchauffée par une ombre beige. On recourbe les cils, puis on applique un mascara allongeant en très fines couches, surtout à la racine. L’objectif : ouvrir l’œil, sans l’alourdir.

Les sourcils, déjà structure forte du visage, se contentent d’un gel transparent ou légèrement teinté pour tenir la ligne. Aucun bloc de couleur, aucun dessin trop net : la structure se devine plus qu’elle ne s’impose, fidèle à cette saison placée sous le signe du jeu plus que du contrôle.

Sur la bouche, place au confort. Baume teinté rose naturel ou pêche, ou simple baume riche légèrement brillant. Le volume semble naturel, la couleur évoque des lèvres “revenues de vacances”. La couleur évoque des lèvres reposées, hydratées, presque “revenues de vacances”, sans effet rouge à lèvres classique. Là encore, la liberté prime : la bouche suit le mouvement des silhouettes, mais ne cherche pas à voler la scène.

Comment adopter le glow Schiaparelli cet été

Pour transposer ce manifeste de lumière tout l’été, même loin des front rows, on peut penser la routine en trois temps : soin, correction, lumière.

Le matin, on prend le temps d’une vraie hydratation : lotion, sérum, crème fluide, plus quelques gouttes d’autobronzant pour donner du tonus au teint. Ensuite, on remplace le fond de teint opaque par une crème teintée ou un sérum teinté très fin, appliqué au doigt du centre vers l’extérieur du visage.

On corrige uniquement ce qui gêne : deux touches d’anticerne, une micro correction sur un bouton, pas davantage. Puis on travaille les textures crème : blush posé haut, illuminateur discret, baume sur la bouche. En fin de geste, un spray fixateur hydratant — une brume qui fixe tout en gardant un effet rosée du matin — vient fondre les couches entre elles et évite l’effet maquillage posé en surface.

Résultat : un visage qui semble presque nu, mais répond merveilleusement à la lumière, exactement comme sur les marches du Petit Palais. Au final, le message beauté de Schiaparelli pour le printemps-été 2026 tient en une phrase : laisser les robes créer le spectacle, et offrir au visage un simple halo de lumière, satiné, vivant, presque nu. Cet été, le vrai luxe consiste à montrer sa peau… et à la laisser briller juste ce qu’il faut.

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