Le Paris Select de Natacha St-Pier : secrets, anecdotes, bonnes adresses et inspirations
Natacha St-Pier est une artiste que l’on croit connaître… jusqu’à ce qu’on découvre la femme derrière la scène. Entre ses concerts intimistes et son amour pour Paris, elle nous ouvre un univers plein de tendresse, d’émotions et de surprises. Fidèle lectrice du Paris Select, elle partage avec nous ses aventures parisiennes, ses quartiers préférés, ses restaurants fétiches, et ce qui fait vibrer son quotidien dans la ville. Une conversation qui donne envie de re-découvrir Paris à travers ses yeux.
Paris Select : Bonjour Natacha, on est ravi que tu suives Paris Select et que tu aies accepté de nous confier ce que tu aimes à Paris. Alors, commençons par la genèse : qu’est-ce qui t’a amenée à venir à Paris ?
Natach St-Pier : Bonjour Paris Select. Alors, ce qui m’a amenée à Paris, c’est très simple, c’est la musique. Je suis arrivée la toute première fois, j’avais 16 ou 17 ans. Une des premières choses que j’ai visitées, c’est la basilique Sacré-Cœur à Montmartre. Je me souviens du métro des Abbesses avec tous ces escaliers sans fin. C’était mon premier séjour à Paris, je ne venais pas encore y chanter … si on m’avait dit à l’époque que je vivrais à Paris, je ne l’aurais pas cru!

PS : Une rencontre a provoqué le fait que tu viennes à Paris ? ou c’était vraiment un choix de ta part ?
NP : Ce n’était même pas mon choix, c’était celui de mon manager, un grand producteur au Canada et aux États-Unis qui voulait un artiste qui perce en France. Son but avec moi était de faire sortir un album en France. J’ai signé avec Sony Columbia France et je suis arrivée ici pour sortir mon album. Nous avons ajouté une chanson écrite par Robert Goldman et proposée à l’Eurovision pour accéder aux médias. C’est comme ça que je me suis retrouvée dans le grand bain, mais moi je ne voulais pas être chanteuse.
Si une rencontre a changé ma vie, c’est celle de Pascal Obispo, avec la chanson « Tu trouveras ». Une petite bifurcation qui a finalement été un vrai embranchement pour ma vie.

PS : Comment as-tu appréhendé la ville ? Quels ont été tes quartiers préférés dès le départ ?
NP : Au tout début, la maison de disques m’avait logée dans un appartement-hôtel boulevard Haussmann. Je ne connaissais personne et je trouvais bizarre que les restaurants ferment l’après-midi entre midi et soir! Finalement, on m’a logée dans un autre appartement, et là j’ai commencé à découvrir le secteur de l’Étoile. J’ai beaucoup aimé, j’ai beaucoup marché au début dans Paris, marché, marché, marché.Après, j’ai habité Montmartre, où ma vraie histoire d’amour avec Paris a commencé. Bien plus tard, j’habitais rue des Martyrs, au 80 rue des Martyrs, petite maison derrière l’immeuble de chez Michou. J’ai rencontré tous les commerçants, cette famille de quartier m’a fait me sentir protégée comme dans un village.

PS : Quels conseils donnerais-tu à la jeune fille que tu étais à ton arrivée à Paris ?
NP : N’aie pas peur. Paris est sécuritaire, il y a plein de gens hyper sympas.
PS : Et maintenant, dans Paris, quelles adresses ou restaurants aimes-tu faire découvrir à tes amis étrangers ?
NP : Toujours une brasserie parisienne. J’aime Les Deux Magots, le Café de Flore pour l’histoire…Bien sur, il y aussi plein de restaurants étoilés, mais si on veut juste faire une journée comme un parisien de base, il suffit de trouver un café dans la rue et se poser en terrasse tout simplement.
Pour un dîner particulier, le restaurant de Norbert, ou un tour sur les bateaux-mouches, notamment Le Calife avec musiciens et ambiance. Il y a aussi le restaurant Les Jardins du Presbourg avenue de la Grande Armée dans le secteur de l’Étoile, un classique. Dans chaque quartier, il y a un café ou un bouillon à découvrir.


PS : Tu es plutôt dîner chic, gastronomique ou bistrot parisien ?
NP : Je suis les deux. Deux expériences différentes, l’une quotidienne, l’autre exceptionnelle. Pour les anniversaires, on s’offre expériences et aventures, pas de cadeaux matériels.
PS : Et le théâtre ou les concerts à Paris ?
NP : C’est une règle de couple : une sortie culturelle par mois. À tour de rôle, chacun choisit pour l’autre. Ça peut être opéra, théâtre, spectacle d’humour, concert… tant que c’est une soirée culturelle.
PS : Une adresse pour bruncher ?
NP : Pour mon fils, Le Paradis du Fruit, j’aime qu’il mange sain et équilibré. Pour un brunch amoureux, on peut aussi bruncher dans un palace : Ritz, George V… Le temps d’un déjeuner, on rentre dans un univers, une parenthèse dans le luxe.


PS : Qu’est-ce qui t’inspire le plus ?
NP : J’aime bien les guinguettes de bord de Seine. J’en teste plein et j’ai un ami qui a une société qui propose des tours sur la Seine avec des petits bateaux qu’on peut louer ou privatiser.


C’est génial d’avoir son propre petit bateau sur la Seine. Il y a des guinguettes un peu partout, donc je découvre. J’aime bien la Seine. Pour moi, c’est un arrondissement à part entière.
PS : Plutôt marché parisien ou supermarché ?
NP : Quand j’habitais rue des Martyrs, c’était plutôt supermarché parce que je voulais aller vite. Maintenant, plus je vieillis, plus je prends le temps de cuisiner puisque mon enfant est plus grand, donc maintenant c’est marché!
PS : Quand tu as besoin de décrocher à Paris, tu fais quoi ? Balade, spa, musée ?
NP : Les spas, musées, expos, c’est une grande richesse de Paris. Les expos temporaires sont souvent dans des lieux géniaux, comme au Grand Palais. Il y a plein de choses pour grands et petits. J’ai très envie de voir l’expo sur Barbara à la Bibliothèque nationale de France.

PS : Ton moment préféré de la journée à Paris ?
NP : Marcher avec mon chien à Montmartre très tôt le matin, vers 6h30. Paris est calme, doux, presque tout est possible.
PS : Paris te fatigue ou te booste ?
NP : Comme je vis en banlieue, Paris me booste. Avant, à 20 ans, j’avais l’énergie. Aujourd’hui, j’ai trouvé la bonne dose. Paris est une prise de vitamine quand on y vient de temps en temps.
PS : Le luxe parisien pour toi ?
NP : L’accès à la culture. Pour une dépense concrète, ce sont les transports : hier, 4 heures de parking dans le 14ᵉ m’ont coûté 78 euros avec mon SUV hybride ! Utiliser sa voiture ou un taxi, c’est un luxe.
PS : Ton actualité à Paris ? des concerts à venir ?
NP : J’ai des concerts en région parisienne, pas encore à Paris même, mais partout en février, mars, avril 2026. Je fais des tournées intimistes, comme dans les années 60-70 : petites salles plus proches des gens.

Aujourd’hui, on demande beaucoup au public : acheter des albums, places, abonnements, likes, commentaires… Alors moi, ce que je peux offrir, c’est aller jusqu’à eux, être proche du public. C’est plus de travail mais je trouve ça juste et bienveillant. J’ai un vrai amour pour mon public qui me suit depuis longtemps.
PS : On est en pleine Fashion Week. Es-tu mode ?
NP : J’aime bien la mode, j’ai vu le défilé Hermès Homme, bravo à la créatrice. Pendant longtemps, je voulais être très actuelle, souvent je me plantais. Aujourd’hui, j’aime mieux le classique, qui dure, des vêtements que je peux reporter, qui définissent mon style, plus importants que des pièces éphémères. C’est aussi écologique : pas de fast fashion, moins de gaspillage. Une pièce iconique qui dure, c’est mieux qu’un vestiaire d’une seule saison.
PS : Si Paris était une chanson, laquelle serait-elle ?
NP : il y a plein de chansons qui parlent de Paris, mais il y une chanson qui, pour moi, est Paris : c’est la chanson des Vieux Amants de Brel. Parce qu’on a cette relation avec Paris. Il dit, bien sûr, « nous eûmes des orages, vingt ans d’amour, c’est l’amour fou, mille fois tu pris ton bagage, mille fois je pris mon envol ». Et à la fin de cette chanson, il nous dit d’ailleurs : « on continue de s’aimer, parfois on se fait encore la guerre ». Mais est-ce que le piège, ce ne serait pas de tomber finalement dans quelque chose de trop lisse ? Et on a cette relation d’amour-haine avec Paris. Voilà, pour moi, la chanson qui va définir en tout cas ma relation avec Paris, c’est cette chanson de Brel.

PS : Si on pouvait avoir Paris en trois mots ?
NP : Je dirais culturel, cosmopolite, surprenant.
PS : Et enfin , je sais que nous suis et on t’en remercie. Paris Select, pour toi, c’est quoi ?
NP : Un ami parisien, un guide, une bonne copine qui a le temps de chercher les bonnes adresses, qui les découvre et les partage; qui trouve plein de choses sympa, et qui te donne toujours plein d’idées !
Interview réalisé le 29 Janvier 2026 à Paris.
Merci à l’hôtel Canopy by Hilton Paris Eiffel Tower de nous avoir reçu.
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