Vivre à la parisienne : pourquoi un appartement à Paris est la meilleure alternative à l’hôtel pour un long séjour
Oubliez le minibar et la moquette beige. En 2026, les voyageuses les plus malines ne réservent plus une chambre d’hôtel pour leurs longs séjours parisiens. Elles louent un appartement à Paris, ouvrent les volets sur les toits en zinc, descendent chercher des croissants en bas de chez elles et vivent Paris comme si elles y avaient toujours habité. Le rêve Emily in Paris, mais en version réaliste. Voici comment faire pareil.
On a toutes eu ce fantasme. L’appartement sous les toits avec les poutres apparentes et la lumière du matin qui inonde le parquet. Le petit balcon avec vue sur une coupole. La boulangerie au coin de la rue où le boulanger finit par vous reconnaître. Emily in Paris a vendu ce rêve à des millions de spectatrices dans le monde entier, et soyons honnêtes : même en trouvant la série un peu cliché, on a toutes regardé l’appartement de la Place de l’Estrapade en se disant « et si c’était possible ? ».
La bonne nouvelle ? Ça l’est. Et les chiffres le prouvent : selon le baromètre Lodgis 2025, la durée moyenne des séjours en location meublée à Paris atteint désormais 8 mois, contre 7,2 mois un an plus tôt. De plus en plus de voyageuses, d’expatriées temporaires et de professionnelles en mobilité choisissent de poser leurs valises dans un vrai appartement parisien plutôt que dans une chambre d’hôtel. Pas pour quelques nuits. Pour quelques semaines, quelques mois, le temps de vivre Paris pour de vrai. Et grâce aux plateformes de mise en relation directe, trouver un appartement à Paris n’a jamais été aussi simple
L’hôtel à Paris, c’était bien. L’appartement, c’est mieux.
Faisons les comptes, parce que le glamour n’empêche pas la lucidité. En 2026, une nuit dans un hôtel 4 étoiles à Paris coûte en moyenne 189 euros selon hotels.com, et jusqu’à 290 dollars (environ 270 euros) d’après Booking.com. Sur trois semaines, même en étant optimiste, la facture grimpe entre 4 000 et 5 700 euros. Un mois dans un cinq-étoiles ? Comptez au minimum 6 500 euros, et jusqu’à plus de 20 000 euros pour les adresses les plus prestigieuses.

Pour ce budget, la location meublée à Paris offre une réalité bien différente. D’après certains professionnels, le loyer moyen d’un appartement meublé à Paris s’établit à 1 725 euros par mois en 2025. Un deux-pièces de 40 m² dans un quartier central tourne autour de 1 400 à 1 800 euros mensuels. Autrement dit, pour le prix de dix nuits d’hôtel, vous avez un appartement entier pendant un mois. Avec une cuisine où préparer votre pasta du dimanche soir, un salon où recevoir vos amis, et ce luxe suprême à Paris : de l’espace pour poser vos valises ET vos achats du Bon Marché.
Mais au-delà de l’argument financier, il y a quelque chose que l’hôtel ne pourra jamais offrir : l’expérience de vivre à la parisienne. Avoir ses clés, son quartier, ses habitudes. Descendre en robe d’été acheter des pivoines au marché. Prendre son café en terrasse au bistrot d’en bas, celui où personne ne parle anglais et où le serveur vous garde votre table. Rentrer chez soi le soir par des rues que l’on commence à connaître par cœur, avec un sac en papier de chez Poilâne sous le bras. C’est cette intimité avec la ville qui transforme un simple séjour en une histoire qu’on raconte encore des années plus tard.
« Pour le prix de dix nuits d’hôtel, vous avez un appartement entier pendant un mois. Avec une cuisine, un salon, et le luxe suprême à Paris : de l’espace. »
Un marché en plein boom à Paris (et comment en profiter)
Le phénomène n’est pas anecdotique. En 2025, 59 % des locations à Paris sont des meublés, contre seulement 38 % en 2019 selon les données du secteur. La demande de locations meublées longue durée a bondi de 19 % au premier trimestre 2025 d’après le baromètre Lodgis. Et 68 % des locataires parisiens recherchent désormais un bien meublé. Le profil type ? Des professionnelles en mobilité (59 % des locataires Lodgis), suivies par les étudiantes internationales. Des femmes qui viennent à Paris pour un projet, une mission, une envie, et qui veulent vivre dans un vrai chez-soi, pas dans une chambre standardisée.
Le bail mobilité est votre meilleur allié. Ce contrat, pensé pour les séjours temporaires de un à dix mois, ne demande aucun dépôt de garantie et s’adresse à toutes celles qui viennent à Paris pour un projet professionnel, un stage, une formation ou simplement l’envie de vivre ici le temps d’une saison. C’est le cadre juridique parfait pour transformer le rêve en réalité, sans l’engagement d’un bail classique.
Reste la question pratique : où chercher sans se ruiner en frais d’agence ? Les plateformes de mise en relation directe entre locataires et propriétaires ont changé la donne. 123 Loger fait partie de celles que notre rédaction recommande pour les séjours longue durée à Paris : recherche par arrondissement, alertes en temps réel, contact direct avec les propriétaires, zéro commission. Pour quelqu’une qui débarque de New York, Londres ou Milan avec un projet de trois mois à Paris, c’est le genre d’outil qui fait gagner des jours de recherche et plusieurs centaines d’euros de frais.
Les quartiers de Paris où vivre votre moment parisien
Le choix du quartier, c’est déjà le début de l’histoire. Chaque arrondissement a sa personnalité, son énergie, son type de parisienne. Voici ceux que nous aimons pour un séjour longue durée à Paris.
Le Marais (3e-4e) pour celles qui veulent tout à portée de main. Galeries, concept stores, restaurants, vie nocturne. On y croise des filles en Sézane qui sortent de chez Merci avec un matcha à la main. C’est le Paris d’Instagram, mais en vrai c’est aussi beau. Comptez entre 1 800 et 2 800 euros par mois pour un meublé selon les données SeLoger, un peu au-dessus de la moyenne parisienne mais le décor n’a pas de prix.
Saint-Germain-des-Prés (6e) pour l’élégance littéraire. Le quartier des librairies, des cafés historiques et des façades qui n’ont pas changé depuis Françoise Sagan. Si vous rêvez d’écrire votre roman en terrasse du Café de Flore (ou plus discrètement chez Prescription Cocktail Club), c’est ici. Budget plus élevé, mais pour un séjour de deux ou trois mois, cela reste infiniment plus accessible qu’un hôtel du même quartier.
Canal Saint-Martin (10e) pour les créatives et les indépendantes. Ateliers de céramique, coffee shops où l’on travaille sur son Mac, brunchs du week-end au bord de l’eau. C’est le quartier d’Amélie Poulain version 2026 : plus foodie, plus freelance, toujours aussi photogénique. Et avec des loyers 15 à 20 % sous ceux du centre de Paris, votre budget respire.
Butte-aux-Cailles (13e) pour celles qui veulent le Paris secret. Des ruelles pavées, du street art, des bistrots à l’ancienne et une atmosphère de village que même les Parisiennes ne connaissent pas toutes. Les loyers dans le 13e tournent autour de 30 euros le m², soit bien en dessous des 42 euros du centre, et la ligne 14 prolongée met le quartier à quinze minutes de tout.
Batignolles (17e) pour celles qui cherchent le vrai Paris du quotidien. Le marché bio du samedi matin, le parc Martin Luther King pour courir le dimanche, les petits restos de quartier où l’on dîne au comptoir. Moins glamour sur le papier, infiniment plus attachant après quelques semaines. Et 20 à 30 % moins cher que le centre de Paris.
La check-list avant de signer votre bail à Paris
Même quand on tombe amoureuse d’un appartement au premier regard (ça arrive, c’est Paris), on garde la tête froide. Vérifiez le DPE : depuis 2025, les passoires thermiques classées G sont interdites à la location, et un appart mal isolé en janvier, c’est le meilleur moyen de ruiner l’ambiance. Contrôlez que le loyer respecte l’encadrement en vigueur via le simulateur de la DRIHL. Demandez une visite en personne ou, si vous êtes encore à l’étranger, une visite vidéo en direct (pas une vidéo préenregistrée avec un filtre embellisseur).
Et les détails qui changent tout au quotidien : testez le Wi-Fi (indispensable en télétravail), vérifiez la literie (vous allez y dormir trois mois, pas trois nuits), et assurez-vous que la machine à laver fonctionne. Ce n’est pas très poétique, mais croyez-nous : après deux semaines sans lave-linge à Paris, le glamour de la vie parisienne prend un coup. Pensez aussi à vérifier que le bail mobilité respecte bien le cadre légal : durée d’un à dix mois, non renouvelable, sans dépôt de garantie.
Le vrai luxe à Paris, ce n’est pas un palace
Il y a une scène dans Emily in Paris, saison 1, où Emily découvre la vue depuis sa chambre de bonne. Les toits, la lumière, Paris à ses pieds. On sourit parce que c’est romancé, parce que l’appart est trop beau pour le prix, parce que c’est Netflix. Mais le sentiment, lui, est vrai. Ce moment où l’on ouvre ses volets le matin et où l’on réalise qu’on vit à Paris. Pas en touriste, pas en transit. On y vit.
C’est ça, le vrai luxe parisien. Pas un lobby en marbre ni un room service à 45 euros. C’est une cuisine où l’on prépare un dîner pour des amis rencontrés la semaine dernière. Un salon où l’on lit avec les fenêtres ouvertes sur les bruits de la ville. Une adresse que l’on donne en disant « chez moi ». Et cette certitude délicieuse que pendant quelques semaines ou quelques mois, Paris n’est pas juste une destination. C’est chez vous.
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