« Un écart le samedi ? Dimanche normal, lundi, on reprend » : la règle du Dr Jean-Michel Cohen pour ne plus culpabiliser
Succomber à une généreuse part de gâteau ou à une raclette entre amis provoque souvent un sentiment de culpabilité intense. Pourtant, selon le Dr Jean-Michel Cohen, médecin-nutritionniste reconnu, ce type de craquage ne mérite pas tant d’inquiétude. L’équilibre alimentaire se construit sur plusieurs semaines, et non sur un seul repas.
Un écart alimentaire peut-il vraiment faire grossir ?
Beaucoup de personnes pensent qu’un simple excès va ruiner tous leurs efforts. Or, le Dr Jean-Michel Cohen affirme que c’est une erreur de raisonner ainsi. L’alimentation ne se joue pas sur un repas isolé, mais sur un équilibre global établi sur plusieurs semaines.
S’autoriser ponctuellement des aliments plaisir fait partie d’une relation saine avec la nourriture. Par ailleurs, manger quelque chose qui nous fait envie n’est pas forcément un craquage. Cela reste vrai si l’on savoure ce moment en pleine conscience.
Le gain de masse grasse résulte d’un excès calorique important et répété dans le temps. Un dîner copieux ou un week-end festif ne vont donc pas effacer vos progrès. En revanche, si ces moments de gourmandise se répètent régulièrement, une prise de poids peut survenir.
« Un écart le samedi ? Dimanche normal, lundi, on reprend. Point final. »
Pourquoi la balance peut-elle afficher un poids plus élevé ?
Il est déconseillé de monter sur la balance juste après un craquage. Les aliments riches en gras, en sucre et en sel favorisent la rétention d’eau et le stockage de glycogène. Par conséquent, le chiffre affiché peut être temporairement plus haut.
Cela ne signifie pas que vous avez pris de la masse grasse. Ce phénomène est transitoire et disparaît généralement en quelques jours. Aussi, il ne faut pas interpréter ce chiffre comme un échec définitif.
- L’alimentation se joue sur l’équilibre de plusieurs semaines
- Un aliment plaisir savouré en conscience n’est pas un craquage
- Le gain de masse grasse nécessite un excès calorique répété
- La rétention d’eau explique souvent la hausse temporaire du poids
- Reprendre une alimentation équilibrée dès le repas suivant suffit
Comment réagir après un craquage selon le Dr Jean-Michel Cohen ?
La pire réaction serait de vouloir compenser à tout prix. Sauter des repas, se priver drastiquement ou enchaîner les séances de sport intensives génère un fort sentiment de frustration. Ce comportement peut conduire à de nouveaux épisodes de compulsions alimentaires.
Dans son ouvrage Savoir maigrir, enfin ! (éditions First), le Dr Jean-Michel Cohen propose une méthode simple : le « reset 24h ». Cette approche consiste à accepter son écart, puis à reprendre une alimentation saine dès le repas suivant.
Le nutritionniste invite même à savourer pleinement ce moment de plaisir. La culpabilité n’apporte rien de constructif. Au contraire, elle risque d’alimenter un cercle vicieux contre-productif pour la santé.
Le piège de la compensation excessive
Vouloir rattraper un excès par des restrictions sévères est souvent mal vécu par le corps. Cette stratégie génère de la frustration et peut déclencher de nouvelles compulsions. Le Dr Jean-Michel Cohen recommande donc une approche plus douce.
Reprendre ses habitudes alimentaires normales reste la meilleure solution. Ainsi, le corps retrouve son équilibre sans subir de stress supplémentaire. Cette méthode préserve aussi la relation apaisée avec la nourriture.
Construire une relation saine avec l’alimentation
Le message du Dr Jean-Michel Cohen est clair : un craquage ponctuel ne définit pas votre parcours alimentaire. Les petits plaisirs font partie d’une vie équilibrée. Désormais, il devient possible de les accueillir sans crainte ni culpabilité excessive.
Le métabolisme de base correspond au nombre de calories dont votre corps a besoin chaque jour. Tant que vos apports restent globalement cohérents avec ce besoin, la prise de poids ne se produit pas. Seul un excès régulier et prolongé modifie durablement la composition corporelle.
S’accorder des moments de gourmandise en toute conscience contribue à un rapport serein avec la nourriture. Cette approche favorise une hygiène de vie durable, bien loin des régimes restrictifs. Le plaisir et l’équilibre peuvent coexister harmonieusement.
Finalement, la clé réside dans la régularité des bonnes habitudes. Un écart occasionnel n’a pas le pouvoir de tout remettre en question. Reprendre le cours normal de son alimentation suffit à maintenir ses objectifs sur le long terme.
Aucun commentaire
Publier un commentaire
Participez toujours dans le respect de la loi et des personnes.