Coups de soleil dans le dos : la règle des quatre doigts d’une pharmacienne pour ne plus jamais brûler cet été
Chaque été, des millions de personnes appliquent leur crème solaire avec soin avant de profiter de la plage. Pourtant, les coups de soleil sur le dos restent parmi les plus fréquents et les plus douloureux. La raison est souvent la même : la quantité de produit utilisée est bien trop faible pour offrir une vraie protection.
Pourquoi le dos est la zone la plus exposée aux coups de soleil
Le dos présente deux failles majeures. D’abord, il est difficile d’accès : à moins d’être contorsionniste, il est presque impossible d’atteindre toutes ses zones de façon uniforme. On oublie souvent le milieu du dos ou le dessous des omoplates.
De plus, on applique la crème à l’aveugle sur cette zone. Contrairement aux bras ou aux jambes, on ne voit pas ce que l’on fait. Cela conduit à une couche trop fine et très hétérogène sur la peau.
Pourtant, dermatologues et pharmaciens le rappellent sans cesse : pour qu’une crème solaire atteigne l’indice de protection (SPF) affiché sur le tube, il faut en appliquer une quantité précise. Si vous en mettez moitié moins, vous ne divisez pas la protection par deux – vous la réduisez de façon exponentielle.
L’erreur que tout le monde commet avec la crème solaire
Arrivé sur le sable, vous dégainez le flacon et étalez une noisette de produit à la va-vite sur vos épaules. Vous vous croyez protégé. Pourtant, en fin de journée, la peau du dos est rouge et douloureuse.
L’erreur ne vient pas du produit choisi, selon les professionnels de santé. Elle vient de la façon dont on l’applique. Une simple noisette de crème ne couvre même pas un avant-bras correctement.
« Pour qu’une crème solaire atteigne l’indice de protection affiché sur le tube, il faut en appliquer une quantité bien précise. Si vous en mettez moitié moins, vous ne divisez pas la protection par deux, vous la réduisez de façon exponentielle. »
La méthode des quatre doigts recommandée par une pharmacienne
Pour couvrir l’intégralité du dos d’un adulte, la quantité recommandée est l’équivalent de quatre doigts de crème solaire. Concrètement, il faut tracer quatre lignes généreuses de crème le long de l’index, du majeur, de l’annulaire et de l’auriculaire.
C’est seulement avec cette quantité que l’on obtient l’épaisseur nécessaire pour bloquer les rayons UVA et UVB. Puisque le dos est une zone difficile à atteindre seul, il faut confier ces quatre doigts de crème à un proche pour qu’il les étale de façon uniforme.
- Tracer quatre lignes de crème sur les doigts avant de l’étaler sur le dos.
- Ne pas oublier la nuque, le haut des fessiers et les côtés du torse.
- Demander à un proche d’appliquer la crème pour couvrir toutes les zones.
- Renouveler l’application toutes les 2 heures au minimum.
- Réappliquer sans attendre après un bain ou un essuyage avec une serviette.
Les zones tampons à ne jamais négliger
Penser à faire déborder l’application sur la nuque, le haut des fessiers et les côtés du torse est indispensable. Ces zones sont souvent oubliées, alors qu’elles restent très exposées au soleil.
De plus, une seule application le matin ne protège pas toute la journée. Le filtre solaire se dégrade avec la chaleur, la transpiration et l’eau. Par conséquent, le renouvellement est aussi important que la quantité initiale appliquée.
Bien renouveler sa crème solaire pour éviter les brûlures solaires
Le réflexe de renouveler sa protection est aussi décisif que la première application. Après chaque baignade ou après s’être essuyé avec une serviette, le filtre solaire est en grande partie effacé. Il faut donc appliquer de nouveau les quatre doigts de crème sur le dos.
La règle des deux heures s’applique même sans contact avec l’eau. La chaleur et la transpiration suffisent à dégrader le filtre. Ainsi, une protection efficace tout au long de la journée demande plusieurs applications.
Adopter ce geste simple change tout. Les coups de soleil sur le dos résultent presque toujours d’une quantité insuffisante ou d’un renouvellement trop tardif. Avec la méthode des quatre doigts, la peau reçoit enfin le niveau de protection que le tube promet. Cet été, ce réflexe peut faire la différence entre une journée à la plage réussie et une nuit à souffrir d’une peau brûlée.