Cette exposition gratuite au Palais de Tokyo retrace 60 ans de révolutions signées Pomellato
La maison milanaise Pomellato pose ses créations pour la première fois à Paris. Jusqu’au 20 juillet 2026, le Palais de Tokyo accueille une rétrospective inédite consacrée à ce joaillier qui a bousculé les codes du secteur depuis près de soixante ans.
Une première parisienne au Palais de Tokyo
Le contraste est saisissant. Les gemmes colorées de Pomellato dialoguent avec les murs bruts du Palais de Tokyo, dans le 16e arrondissement de Paris. Ce choix scénographique audacieux souligne le caractère avant-gardiste de la griffe, aujourd’hui propriété du groupe Kering.
L’exposition porte un titre évocateur : « Pomellato – Le joaillier révolutionnaire ». Elle se tient à l’aube du 60e anniversaire de la maison, fondée en 1967. Alba Cappellieri, Docteure, Professeure et Directrice du département Jewelry Design au Politecnico di Milano, assure le commissariat de ce parcours événement.
Le public peut ainsi découvrir des archives rares, des pièces patrimoniales et des créations contemporaines. Chaque élément présenté raconte une facette de l’histoire de la marque italienne.
« Un manifeste de style, de savoir-faire et d’innovation. »
Le concept pionnier du prêt-à-porter joaillier
Dès sa création, la maison milanaise a adopté une approche singulière. Elle a introduit le concept de « prêt-à-porter joaillier », une idée neuve pour l’époque. Cette vision a permis de rendre les bijoux précieux plus accessibles au quotidien.
La griffe s’est aussi distinguée par ses portés décomplexés et ses pierres de couleur. Sa chaîne signature a marqué une rupture dans la façon de porter les bijoux. De même, la collection minimaliste Nudo illustre parfaitement son approche novatrice de la colorimétrie.
- Fondation de la maison en 1967 à Milan
- Concept pionnier du prêt-à-porter joaillier
- Introduction de la chaîne signature
- Collection emblématique Nudo
- Appartenance actuelle au groupe Kering
Une vision renouvelée de la féminité et des volumes
L’exposition met en lumière plusieurs ruptures impulsées par Pomellato au fil des décennies. La marque a proposé une vision différente de la féminité, loin des codes traditionnels de la haute joaillerie. Elle a aussi repensé l’appréhension des volumes dans ses créations.
Cette approche libérée a séduit des générations de femmes. Les bijoux se portent de jour comme de soir, sans contrainte. L’émancipation des portés reste au cœur de l’ADN de la maison.
Par ailleurs, le parcours présente une sélection de photographies signées par de grands noms. Gian Paolo Barbieri, Helmut Newton, Herb Ritts, Snowdon et Michel Comte ont immortalisé les créations de la griffe italienne. Ces clichés renforcent le lien entre joaillerie et mode.
Des archives inédites pour raconter soixante ans d’histoire
La curation rassemble des pièces jamais montrées au public français. Archives de la maison et créations contemporaines cohabitent dans un dialogue visuel riche. Le visiteur parcourt ainsi près de six décennies d’innovation joaillière.
Chaque salle du Palais de Tokyo offre un angle différent sur le savoir-faire milanais. Les gemmes colorées, marque de fabrique de la griffe, brillent sous un éclairage étudié. L’effet de contraste avec l’architecture brute amplifie leur éclat.
Informations pratiques pour visiter l’exposition
L’exposition « Pomellato – Le joaillier révolutionnaire » se tient jusqu’au 20 juillet 2026. Elle est présentée au Palais de Tokyo, situé au 13 avenue du Président Wilson, 75116 Paris. L’accès est libre, mais la réservation reste nécessaire via la page de l’événement.
Cette première parisienne offre une occasion rare de saisir l’esprit de la maison italienne. Les amateurs de joaillerie comme les curieux y trouveront matière à réflexion. Le dialogue entre tradition milanaise et modernité parisienne promet une expérience mémorable.
Avec cette rétrospective, la griffe affirme sa place parmi les acteurs majeurs de la joaillerie contemporaine. Le choix du Palais de Tokyo, haut lieu de l’art actuel, renforce ce positionnement audacieux.