Cet aliment du quotidien réduirait de 27% le risque d’Alzheimer après 65 ans

Cet aliment du quotidien réduirait de 27% le risque d'Alzheimer après 65 ans
Cet aliment du quotidien réduirait de 27% le risque d'Alzheimer après 65 ans
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L’œuf est un aliment du quotidien que l’on croise à presque tous les repas, sans vraiment y prêter attention. Pourtant, une vaste étude publiée dans The Journal of Nutrition suggère que sa consommation régulière serait associée à un risque plus faible de développer la maladie d’Alzheimer après 65 ans. Ce résultat, publié en 2026, relance l’intérêt des chercheurs pour un aliment aussi simple que familier.

Une étude menée sur près de 40 000 personnes âgées

Pour leurs travaux, les scientifiques ont analysé les habitudes alimentaires de 39 498 femmes et hommes âgés d’au moins 65 ans, suivis pendant un peu plus de quinze ans en moyenne. C’est une cohorte de grande ampleur, ce qui donne du poids aux observations réalisées.

Au cours de cette période, 2 858 participants ont reçu un diagnostic de maladie d’Alzheimer. Les chercheurs ont ainsi pu comparer les habitudes de consommation d’œufs entre ceux qui ont développé la maladie et ceux qui ne l’ont pas développée. Ce type de suivi long permet de mieux cerner les tendances alimentaires sur la durée.

Cet aliment du quotidien s’est révélé porteur d’un signal statistique notable. Plus la fréquence de consommation augmentait, plus le risque observé diminuait. Les résultats montrent une progression régulière selon la fréquence hebdomadaire.

Des chiffres qui progressent avec la fréquence de consommation

En comparant les participants à ceux qui ne mangeaient jamais ou très rarement des œufs, les chercheurs ont observé une diminution progressive du risque. Consommer des œufs une à trois fois par mois était associé à un risque inférieur de 17 %.

Une fréquence de deux à quatre fois par semaine était, quant à elle, liée à une baisse de 20 %. Chez les personnes qui en mangeaient au moins cinq fois par semaine, cette différence atteignait 27 %. Ainsi, la tendance semble se confirmer à mesure que la consommation augmente.

« Cette étude établit une association, et non une relation directe de cause à effet. Elle ne permet pas d’affirmer que manger cinq œufs par semaine suffit à prévenir Alzheimer. »

Par conséquent, ces chiffres doivent être lus avec précaution. À noter aussi que les participants appartenaient à une population particulièrement attentive à son hygiène de vie, ce qui peut influencer les résultats.

Pourquoi cet aliment du quotidien intéresse-t-il autant les chercheurs ?

Une partie de la réponse se cache dans le jaune. Celui-ci contient notamment de la choline, un nutriment dont l’organisme a besoin pour fabriquer l’acétylcholine. Ce neurotransmetteur participe entre autres à la mémoire, à l’humeur et au contrôle musculaire.

De plus, l’œuf apporte des phospholipides et de la vitamine B12, deux éléments qui contribuent au fonctionnement des cellules et du système nerveux. Ces nutriments sont concentrés dans le jaune, souvent mis de côté dans certains régimes alimentaires. Pourtant, c’est précisément là que réside l’essentiel de l’intérêt nutritionnel de cet aliment.

Ainsi, cet aliment du quotidien cumule plusieurs composants qui font l’objet de recherches actives en lien avec la santé cérébrale. Les scientifiques cherchent à mieux comprendre par quels mécanismes ces nutriments agissent sur le cerveau vieillissant.

  • La choline, présente dans le jaune, sert à fabriquer l’acétylcholine, un neurotransmetteur lié à la mémoire.
  • Les phospholipides contribuent au fonctionnement des cellules nerveuses.
  • La vitamine B12 soutient le système nerveux.
  • La consommation d’au moins cinq œufs par semaine était associée à un risque d’Alzheimer inférieur de 27 % dans l’étude.
  • L’étude a suivi 39 498 personnes âgées d’au moins 65 ans pendant plus de quinze ans en moyenne.

Une association, pas une causalité

Il serait tentant de conclure que cet aliment du quotidien protège directement le cerveau. Pourtant, les chercheurs rappellent que leur étude établit une association, et non un lien de cause à effet direct. La nuance est importante pour ne pas tirer de conclusions hâtives.

Par ailleurs, les participants de l’étude appartenaient à une population attentive à son hygiène de vie. Ce facteur peut biaiser les résultats, car ces personnes adoptent souvent d’autres habitudes favorables à leur santé. Ainsi, l’œuf seul ne saurait expliquer l’ensemble des observations.

La santé cérébrale, un équilibre global

Cet aliment du quotidien ne peut pas, à lui seul, constituer un bouclier contre la maladie d’Alzheimer. La santé cérébrale dépend d’un ensemble bien plus vaste. Elle inclut l’alimentation globale, l’activité physique, le sommeil, la santé cardiovasculaire et les prédispositions individuelles.

De plus, chaque organisme réagit différemment selon son histoire, ses antécédents et son mode de vie. Un seul aliment, aussi riche en nutriments soit-il, ne peut pas compenser des déséquilibres plus larges. La recherche en nutrition cérébrale avance pourtant, et chaque étude apporte une pierre supplémentaire à l’édifice.

En revanche, ces résultats invitent à regarder différemment un aliment du quotidien que l’on consomme souvent sans y penser. Ils rappellent aussi que l’assiette peut jouer un rôle dans la santé du cerveau, à condition de l’inscrire dans une approche globale et cohérente. La science ne dit pas encore tout, mais elle oriente.

Ainsi, l’œuf retrouve une place sérieuse dans les discussions scientifiques sur le vieillissement cérébral. Cet aliment du quotidien, longtemps réduit à son rôle de base du petit déjeuner, mérite désormais une attention renouvelée de la part des chercheurs comme des médecins.

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