On a testé les tea times des palaces à Paris : notre palmarès 2026

On a testé les tea times des palaces à Paris : notre palmarès 2026
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Imaginez un plateau à trois étages, des scones tièdes dissimulés dans un panier, un chocolat viennois onctueux ou encore un chausson aux pommes d’anthologie : les tea times de palaces à Paris atteignent en 2026 un niveau de raffinement rarement égalé. Nos journalistes ont testé sept adresses pour établir un palmarès aussi gourmand que précis.

Des expériences à prix variables, du plus accessible au plus exclusif

Avant de choisir son adresse, le budget reste un critère décisif. Ainsi, le Lucas Carton, place de la Madeleine, propose l’entrée la plus accessible avec un tea time à 55 euros par personne. En revanche, le Four Seasons George V et le Ritz Paris se positionnent dans une fourchette haute, respectivement à 125 euros et jusqu’à 125 euros pour la formule Impériale. Entre les deux, le Prince de Galles et le Burgundy Paris affichent 65 euros, tandis que le Bristol Paris facture 95 euros et le Peninsula Paris propose son Heure du Thé à 85 euros, avec une version Prestige montant à 220 euros.

Ces écarts de prix reflètent des partis pris très différents : service à l’assiette digne d’une table étoilée d’un côté, atmosphère de salon littéraire feutré de l’autre. Chaque adresse construit donc une proposition singulière autour de ce rituel.

Le classement des tea times de palaces à Paris selon leur style

Pour les amateurs de classiques revisités

Le Ritz Paris, fondé par César Ritz et situé place Vendôme, incarne la tradition avec son Goûter à la française servi dans le Salon Proust. Le chef y a bâti une offre centrée sur les grands classiques de la pâtisserie française : madeleine, baba, gâteau basque, marbré, guimauves et biscuits variés. Les thés servis sont souvent des grands crus chinois, accompagnés d’un rituel précis. Malgré le départ récent de François Perret, la partition reste inchangée, assurée par son second dans l’attente d’Olivier Lainé, chef pâtissier de l’école du Ritz depuis sept ans, qui prend ses fonctions au 1er janvier.

Dans un registre proche, le Lucas Carton convoque un décor d’un autre siècle, avec ses boiseries Majorelle et ses miroirs ouvragés. Sylvain Goujon, fort de dix ans de carrière londonienne, y réinterprète les codes britanniques avec légèreté : madeleine citron-sarrasin, baba au vin jaune, tarte chocolat-clémentine. La mention spéciale revient aux scones, servis tièdes avec crème crue, confiture et un lemon curd parfaitement acidulé. Un chariot d’herbes fraîches permet de composer son infusion sur mesure.

Pour les amateurs de créativité et d’audace

Le Peninsula Paris s’impose comme l’une des adresses les plus singulières parmi les tea times de palaces à Paris. Depuis l’arrivée d’Anne Coruble, la partie salée affiche un vrai travail de cuisinier avec trois bouchées de haut vol. La séquence sucrée se déroule comme un parcours structuré : pré-dessert léger, pâtisseries originales comme la vanille Tahiti grillée associée à la feuille de tabac, puis gâteaux de voyage minutieusement exécutés. Le chocolat viennois mérite une attention particulière. Des éditions spéciales ponctuent l’année, comme Peninsula in Pink pour Octobre Rose, avec des créations exclusives telles qu’un cheesecake figue et piment concentré.

Au Prince de Galles, la cheffe pâtissière Hélène Kerloeguen a imaginé une collaboration avec la marque Cointreau, déclinant ses saveurs dans des créations inattendues. Le mille-feuille de topinambour au gel Cointreau et le Flan Blueberry Cosmopolitan, à base de pâte feuilletée, d’appareil à flan au citron vert et de compotée de myrtilles, emportent l’adhésion. Ce tea time, servi du vendredi au dimanche, s’adresse plutôt à un public adulte, d’autant que le chef barman propose en accord un cocktail à base de Cointreau et Tequila.

Pour une expérience gastronomique en séquences

Le Four Seasons George V, adresse la plus étoilée de la capitale avec cinq étoiles Michelin au total, propose sous la direction de Michaël Bartocetti un tea time renouvelé cinq à six fois par an. L’expérience débute par un chocolat chaud onctueux avec crème montée et billes chocolatées croustillantes, se poursuit avec trois bouchées salées signées Alan Taudon, puis un pré-dessert, des créations pâtissières et une viennoiserie à partager imaginée par Guillaume Cabrol. Le service se tient dans le lobby baigné de lumière naturelle, avec des compositions florales de Jeff Leatham, directeur artistique de l’hôtel.

  • Peninsula Paris : Heure du Thé à 85 €, version Prestige à 220 €, éditions spéciales régulières
  • Ritz Paris : Goûter Royal à 105 €, formule Impériale à 125 €, dans le Salon Proust
  • Bristol Paris : Tea Time à 95 €, avec chausson aux pommes et Saint-Honoré revisité
  • Four Seasons George V : 125 € avec coupe de champagne, renouvelé 5 à 6 fois par an
  • Burgundy Paris : 65 € pour sept pièces sucrées, créations disponibles en click and collect à 12 € l’unité
  • Lucas Carton : 55 € par personne, le plus accessible des tea times de palaces à Paris

Le Bristol et le Burgundy, deux adresses confidentielles à ne pas négliger

Au Bristol Paris, Maxence Barbot, tout juste nommé chef pâtissier auprès d’Arnaud Faye, construit son tea time comme une promenade en plusieurs actes. Premier acte côté salé : une brioche au homard avec mayonnaise citronnée et coulis de cresson, puis un finger au pastrami de saumon, œufs de truite et cream cheese au citron vert. Vient ensuite un pré-dessert acidulé autour des agrumes, avant l’arrivée d’une petite brioche parisienne et d’un chausson aux pommes que nos journalistes qualifient de masterclass. Le dernier acte réunit une charlotte aux poires parfumée au shiso mentholé et le mythique Saint-Honoré, icône de la maison, revisité avec finesse. Le tout se déguste sous le portrait d’Antonia, surnom de Marie-Antoinette, qui donne son nom au Café Antonia.

Le Burgundy Paris, adresse confidentielle de la rue Duphot, mise sur un tea time exclusivement sucré imaginé par Léandre Vivier, ancien chef pâtissier adjoint de Michaël Bartocetti au Four Seasons George V. Grand voyageur, il intègre dans chaque création un ingrédient rapporté de ses périples : épices, vanilles rares, fruits exotiques ou spiritueux singuliers. Parmi les pièces actuellement à la carte figurent un feuilleté figues comme un vin chaud souvenir de Savoie, un mango sticky rice souvenir de Bangkok ou un tigré whisky tourbé souvenir de l’île de Skye. Les créations sont aussi disponibles en click and collect à 12 euros l’unité, ce qui en fait l’une des rares adresses parmi les tea times de palaces à Paris à proposer cette option.

En définitive, les tea times de palaces à Paris en 2026 couvrent un spectre très large, du goûter d’enfance sublimé au rituel gastronomique en séquences, avec des prix allant de 55 à 220 euros selon les formules choisies.

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