Depuis les Pyrénées, sa marque d’upcycling débarque à la Paris Fashion Week
Quand on imagine une créatrice de mode prête à défiler à la Paris Fashion Week, on pense rarement à un atelier niché dans les Pyrénées ariégeoises. Pourtant, c’est depuis Luzenac, un village de montagne, que Nassima prépare sa prochaine collection pour l’une des vitrines les plus prestigieuses de la mode mondiale.
Un prix qui reflète une fabrication unique
Derrière la marque Zayhan se cache une philosophie claire : proposer moins de pièces, mais des pièces de meilleure qualité. Concrètement, cela se traduit par des tarifs situés entre 150 et 200 euros en moyenne pour un maillot de bain. Un positionnement haut de gamme assumé, justifié par une fabrication entièrement manuelle et des matières issues de stocks d’invendus ou de jeans recyclés.
Chaque article est donc unique. Nassima le précise elle-même : ses pièces ne sortent pas d’une chaîne de production. Ce choix de la rareté et de l’artisanat distingue Zayhan des marques de mode rapide, et s’adresse à des femmes qui cherchent à se démarquer par des vêtements qui allient style et conscience écologique.
La gamme se concentre sur deux types de produits : des maillots de bain de type « body » fabriqués avec des tissus recyclés, et des pantalons et jupes confectionnés à partir de jean 100 % upcyclé. Une offre resserrée, cohérente avec l’identité de la marque.
De Luzenac aux podiums de la Paris Fashion Week
En octobre 2026, Nassima présentera sa nouvelle collection lors de la Paris Fashion Week. Cette opportunité est née d’une rencontre lors d’un défilé à Lanzarote, aux Canaries. C’est là qu’on lui a proposé de collaborer avec la mannequin internationale Pino Montesdeoca. Une collaboration qui ouvre à Zayhan une visibilité bien au-delà des frontières ariégeoises.
La créatrice reconnaît que tout s’est enchaîné très vite. En moins d’un an d’existence, la marque passe d’un lancement à partir de stocks d’invendus à une présence sur l’une des scènes les plus regardées de la mode internationale. Pour une maison indépendante, c’est une étape considérable.
Si les pièces sont fabriquées aux Canaries, l’atelier de création reste, lui, ancré à Luzenac. Ce choix géographique étonne souvent, mais Nassima l’explique par deux raisons simples : le père de son fils est Andorran, et elle-même est une amoureuse de la nature et de la montagne. Pour la créativité, ce cadre montagnard représente, selon elle, un environnement idéal, loin de l’agitation des grandes villes.
Une prise de conscience au départ d’un voyage
Tout a commencé par un moment banal : remplir des valises avant un voyage en van. Face à des placards débordants de vêtements, dont certains n’avaient jamais été portés ou achetés simplement parce qu’ils n’étaient pas chers, Nassima a pris une décision. Elle voulait changer ses habitudes de consommation.
- La marque Zayhan a été lancée il y a un an, à partir de stocks d’invendus.
- Le prénom Zayhan signifie la beauté et l’élégance.
- Les maillots de bain sont fabriqués avec des tissus recyclés.
- Les pantalons et jupes utilisent du jean 100 % upcyclé.
- Les pièces sont fabriquées à la main, aux Canaries.
Ayant toujours évolué dans le monde de la mode, cette créatrice de 39 ans a transformé cette prise de conscience personnelle en projet professionnel. Le nom choisi pour la marque n’est pas anodin : Zayhan, qui signifie la beauté et l’élégance, résume l’ambition de proposer des vêtements qui ont du sens autant qu’un style affirmé.
La Paris Fashion Week comme révélateur d’un projet ancré dans le réel
La participation à la Paris Fashion Week en octobre 2026 représente bien plus qu’une simple exposition médiatique pour Zayhan. C’est la confirmation qu’une marque d’upcycling couture, née dans un village pyrénéen, peut prétendre à une reconnaissance internationale. La collaboration avec Pino Montesdeoca, mannequin internationale, renforce cette crédibilité sur la scène de la mode.
Pour les clientes potentielles, cette présence à la Fashion Week parisienne est aussi un signal concret : les pièces Zayhan ne sont pas de simples vêtements éco-responsables parmi d’autres. Elles portent une identité visuelle forte, travaillée dans un atelier de montagne, et désormais reconnue à l’échelle d’un événement mondial. La mode durable, portée par Nassima depuis Luzenac, s’apprête à franchir une nouvelle étape sur l’une des plus grandes scènes de la Paris Fashion Week.