Drouant signe une bûche de Noël en forme de madeleine entre chocolat Dulcey et agrumes à 59 €

Suivre Paris Select Book sur Nous suivre

La bûche de Noël de Drouant est cette année bien plus qu’un dessert de fête. Nicolas Jaulmes, chef pâtissier de la maison, lui donne la forme d’une madeleine et convoque, avec ce geste précis, toute la mémoire littéraire et gourmande du lieu. Disponible du 15 au 31 décembre, cette création incarne l’art de vivre à la française dans ce qu’il a de plus raffiné.

Une madeleine pour mémoire : le clin d’œil proustien de Drouant

Drouant, installé 16-18 place Gaillon dans le 2e arrondissement, est indissociable de la littérature française. La maison abrite depuis des décennies le jury du prix Goncourt, réunissant chaque automne les grandes plumes autour d’une table. Ainsi, choisir la madeleine comme silhouette pour la bûche relève d’une évidence presque narrative.

Ce choix fait écho à la célèbre madeleine de Marcel Proust, symbole universel de la mémoire involontaire et du plaisir retrouvé. De plus, la madeleine est aussi une création iconique du restaurant, ancrée dans sa propre histoire gourmande. Les deux références se superposent naturellement, sans artifice.

Par ce geste, Nicolas Jaulmes ne fait pas que rendre hommage à un auteur. Il inscrit la pâtisserie dans un dialogue entre gastronomie et lettres, là où Drouant excelle depuis toujours. C’est une manière élégante de rappeler que la grande cuisine, elle aussi, raconte des histoires.

Nicolas Jaulmes, chef pâtissier qui fait dialoguer goût et culture

Derrière cette bûche, il y a la précision d’un chef pâtissier qui connaît bien l’exigence de la maison. Nicolas Jaulmes construit sa création autour de couches distinctes, chacune apportant une texture ou une saveur différente. L’ensemble forme une composition cohérente, jamais surchargée.

Son approche privilégie l’équilibre entre la richesse du chocolat et la fraîcheur des fruits. Cette tension entre gourmandise et légèreté caractérise les meilleures pâtisseries contemporaines. En ce sens, la bûche reflète un savoir-faire ancré dans le présent tout autant que dans la tradition.

Dulcey, bergamote et agrumes : une composition aux saveurs précises

La structure de la bûche repose sur un biscuit moelleux de Savoie délicatement parfumé aux épices de Noël. Ce socle tendre accueille un crémeux chocolat à la bergamote, dont l’agrume apporte une pointe aromatique et florale. La bergamote, souvent associée au thé Earl Grey, introduit ici une complexité subtile qui élève l’ensemble.

Vient ensuite une compotée d’agrumes associant orange, orange amère, mandarine et citron. Cette couche apporte une acidité franche et une vivacité bienvenue face à la richesse du chocolat. En revanche, elle ne domine pas : elle équilibre et ouvre la dégustation.

L’ensemble est enveloppé d’une mousse au chocolat Dulcey, ce chocolat blond aux notes biscuitées et caramélisées. Fondante et généreuse, cette enveloppe extérieure donne à la bûche sa texture soyeuse et sa rondeur en bouche. Ainsi, chaque bouchée progresse de la fraîcheur des agrumes vers la douceur du chocolat.

De plus, les épices de Noël présentes dans le biscuit ancrent la création dans la saison sans tomber dans le cliché. Elles participent à l’harmonie globale, discrètes mais présentes. C’est l’une des forces de cette recette : rien n’est en excès.

Une bûche ancrée dans l’histoire de la maison Drouant

À la fois temple des lettres françaises et emblème de la grande cuisine bourgeoise, Drouant cultive depuis des décennies cet équilibre entre passé et présent. La maison n’a jamais rompu avec ses racines, tout en restant attentive aux évolutions du goût. Cette bûche en est une illustration directe.

Proposer une création en forme de madeleine, c’est aussi affirmer une identité propre. Drouant ne cherche pas à suivre les tendances de la saison : il puise dans ce qui lui appartient. Par conséquent, la bûche s’impose comme un objet cohérent, immédiatement reconnaissable.

Sur place ou à emporter : une bûche accessible pour les fêtes parisiennes

La bûche se déguste en salle, au restaurant, dans le cadre soigné de la place Gaillon. Pour ceux qui souhaitent la prolonger chez eux, elle est aussi disponible à emporter dans le même créneau. Les deux options permettent de faire entrer la création de Nicolas Jaulmes dans des contextes de fête très différents.

Au prix de 59 €, la bûche Drouant se situe dans la gamme haute des créations parisiennes, en ligne avec le positionnement de la maison. Ce tarif reflète la qualité des matières premières et le travail de composition engagé. C’est une attention de fête, à offrir ou à partager.

La disponibilité sur une période de deux semaines, du 15 au 31 décembre, laisse le temps de planifier. En revanche, la demande pour ce type de création dans les grandes maisons parisiennes peut être soutenue. Mieux vaut anticiper sa commande pour ne pas passer à côté.

Ainsi, que ce soit pour un réveillon en famille, un dîner entre amis ou un cadeau gourmand de fin d’année, la bûche de Drouant répond à plusieurs occasions à la fois. Sa silhouette singulière en fait également un objet de table remarquable, avant même d’être découpée.

Infos pratiques

Drouant16-18 place Gaillon, 75002 Paris. La bûche de Noël est disponible sur place ou à emporter du 15 au 31 décembre inclus, au prix de 59 €. Renseignements et réservations sur drouant.fr.

Rédigé par , le
Partager sur
Suivre Paris Select Book sur Nous suivre