Simone Rocha habille le printemps de tulle brodé et de paillettes

Simone Rocha habille le printemps de tulle brodé et de paillettes
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Deux robes, deux noms, et déjà une proposition de saison : Simone Rocha dévoile les looks 42 et 43 de sa collection printemps-été 2027, et chacun concentre, à lui seul, ce que la maison cherche à raconter sur le féminin. Entre tulle brodé et paillettes grand format, le propos est net, sans détour.

Yar : quand le tulle ivoire devient seconde peau

Le look 42, baptisé Yar, prend la forme d’une robe fishtail à taille basse. Le tulle ivoire qui la compose est brodé de micro-sequins, ces infimes éclats qui captent la lumière sans jamais la revendiquer. La coupe fishtail, plus serrée sur les hanches avant de s’évaser vers le bas, installe une tension entre retenue et ampleur, entre rigueur de la silhouette et générosité du tombé.

Ce que la broderie apporte ici, c’est une profondeur de surface : le tissu cesse d’être plat. Il vibre légèrement, selon la lumière, selon le mouvement. Le résultat est une robe de soirée qui travaille dans la nuance plutôt que dans l’éclat immédiat.

Valery : quand le rose bleu et la logique du détail

Le look 43, prénommé Valery, prend une direction opposée. La silhouette bubble, plus ronde, plus volumineuse, se construit en macro-paillettes d’une teinte qui mêle rose et bleu. La couleur elle-même est difficile à fixer : ni tout à fait l’un, ni tout à fait l’autre, elle change selon l’angle.

Mais c’est dans ses ornements que cette robe révèle l’attention portée au détail. Un galon en tulle brodé de coquillages court le long de la pièce, tandis qu’un nœud en ruban de satin vient ponctuer l’ensemble. Ces deux ajouts ne sont pas décoratifs au sens anecdotique : ils introduisent un contraste de matières, entre le scintillant des paillettes, la légèreté du tulle et la souplesse lisse du satin. Chaque élément répond à un autre.

Ainsi, là où Yar murmure, Valery affirme. Les deux robes fonctionnent comme un diptyque : même maison, même saison, deux façons radicalement différentes d’habiter une soirée.

Le défilé, du stylisme au son

Derrière ces deux silhouettes, une équipe précise. Le stylisme de la collection est signé Robbie Spencer, dont le regard construit la cohérence visuelle de l’ensemble des looks présentés. Le maquillage, confié à Thomas de Kluyver, s’appuie sur des produits Dr Barbara Sturm et Byredo pour composer une beauté en accord avec l’esthétique de Simone Rocha.

La dimension sonore du défilé repose sur le studio Frédéric Sanchez, dont la direction accompagne les silhouettes sans les commenter. La production de l’événement, pour sa part, est assurée par Holmes Production.

Ces collaborations ne sont pas anodines. Chaque intervenant façonne l’expérience globale du défilé, bien au-delà des deux pièces présentées. Ce que Simone Rocha montre à travers ces choix, c’est une vision d’ensemble : la robe, le visage, le son, le geste de production forment un tout.

Ce que ces deux robes disent de la collection

La collection printemps-été 2027 de Simone Rocha se construit, à travers ces deux looks, sur une tension lisible. D’un côté, la broderie minutieuse et la couleur neutre de Yar ; de l’autre, le volume généreux et la couleur composite de Valery. Fragilité d’un côté, éclat de l’autre, mais jamais l’un sans une trace de l’autre.

Les coquillages cousus sur le galon de Valery sont peut-être le détail le plus parlant de cette logique : ils apportent une irrégularité organique à une pièce par ailleurs très construite. Chez Simone Rocha, ce type de friction entre le romantique et le structuré traverse chaque choix de matière, chaque ornement, chaque coupe. Ces deux robes en sont une illustration directe, concentrée et sans artifice superflu.

Source : la publication de Simone Rocha sur Instagram

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