Ami Paris mise sur des visages du monde entier pour son automne-hiver 2026
Pour sa collection automne-hiver 2026, Ami Paris a fait un choix singulier : mettre des visages au centre, bien avant les vêtements. Plutôt qu’un défilé ou un lookbook classique, la maison a constitué un casting de personnalités venues de quatre coins du monde pour porter et incarner cette nouvelle saison.

Un casting construit comme une carte du monde
La liste des personnalités retenues par Ami Paris dessine, à elle seule, une géographie volontairement large. On y trouve Jeanne Damas, Irene Kim, Jake Fleming, Moya Mawhinney, Seungju Han, Moritz Hau, Vicky Montanari, ainsi que Mohammed et Humaid Hadban. Huit noms, huit trajectoires, huit horizons culturels différents.
Ce qui frappe dans cet assemblage, c’est la diversité des origines représentées. Du Moyen-Orient à la Corée du Sud, en passant par des figures européennes, la maison a cherché des profils qui ne se ressemblent pas. Ce n’est pas un casting d’uniformité : c’est précisément dans leur contraste que ces personnalités trouvent leur cohérence collective.

Le visage comme premier langage de la collection
Ami Paris fait ici un pari éditorial clair : laisser les identités parler avant les pièces. Aucun détail sur les matières, les silhouettes ou les couleurs de cette collection automne-hiver 2026 n’accompagne le projet. C’est un parti pris assumé, qui déplace l’attention du vêtement vers ceux qui le portent.
Cette approche change la manière dont on reçoit une collection. Plutôt que de projeter une silhouette idéale, la marque multiplie les points d’identification. Chaque personnalité convoquée porte avec elle une culture, une communauté, un rapport propre à la mode. Ainsi, c’est le regard du spectateur qui fait le lien entre les pièces, plus que la collection elle-même.
Pour une maison de mode, renoncer à montrer ses vêtements en détail est un choix fort. Cela suppose une confiance dans la puissance du récit humain, et dans la capacité du public à s’approprier une collection à travers des figures plutôt que des fiches produit.

Ce que cette saison révèle sur la direction d’Ami Paris
En structurant sa communication autour d’un casting aussi hétérogène, Ami Paris envoie un signal sur la façon dont elle envisage son vestiaire. La collection automne-hiver 2026 n’est pas présentée comme un objet fermé, réservé à un profil précis, mais comme quelque chose de mobile, qui circule entre des corps et des cultures différents.
La présence de personnalités comme Irene Kim, figure de la scène mode coréenne, aux côtés de Mohammed et Humaid Hadban, venus du Moyen-Orient, ou encore de Moya Mawhinney et Moritz Hau, illustre cette ambition de portée internationale. La maison ne pose pas un regard extérieur sur ces cultures : elle leur confie la représentation directe de sa collection.
Ce que cette saison dit d’Ami Paris, c’est peut-être cela avant tout : une volonté de faire exister le vêtement dans la pluralité, de lui donner plusieurs vies selon qui le porte. La collection automne-hiver 2026 se construit ainsi moins dans l’atelier que dans la rencontre entre des personnalités que rien, a priori, ne rassemble.
Source : la publication de Ami Paris sur Instagram