56°C relevés dans certains bus parisiens cette semaine : les transports en commun deviennent une fournaise

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La canicule qui frappe Paris depuis plusieurs jours transforme les trajets quotidiens en véritable calvaire. Les transports en commun parisiens affichent des températures hallucinantes, avec des relevés allant jusqu’à 56°C dans certains véhicules. Une situation qui pousse les usagers et les conducteurs dans leurs derniers retranchements.

Des relevés de température qui donnent le vertige dans les transports en commun parisiens

Ce mercredi 24 juin 2026, des mesures effectuées au terminus de Porte d’Ivry ont révélé l’ampleur du problème. Dans plusieurs bus de la RATP, le thermostat affichait 48°C au niveau de la cabine de conduite. À l’arrière des véhicules dépourvus de climatisation, la température grimpait même jusqu’à 56°C.

Ces chiffres alarmants ont été rapportés par Yassine Jioua, délégué CGT, auprès du Parisien. La situation concerne autant les conducteurs que les passagers des transports en commun parisiens. Chaque trajet devient alors une épreuve physique difficile à supporter.

Depuis le début de la canicule, un suspense quotidien s’installe pour les usagers franciliens. Leur ligne sera-t-elle en capacité de fonctionner face aux fortes chaleurs ? Cette question touche les passagers ferroviaires, mais aussi les adeptes des bus.

« Les usagers paient près de 100 € leur Navigo pour voyager dans ces conditions. Salariés et voyageurs subissent. »

Bus et métro : tous les modes de transport touchés par la fournaise

Certains bus neufs, d’une valeur de 700 000 €, présentent des climatisations en panne. Le manque de personnel pour les réparer aggrave la situation. Ainsi, même les véhicules récents ne protègent plus les passagers de la chaleur.

La plupart des lignes de transports en commun parisiens souffrent d’un manque cruel de climatisation. Les températures deviennent alors absurdes, comme en témoignent les relevés de cette semaine. Les usagers décrivent une ambiance poisseuse et des trajets de plus en plus pénibles.

  • 56°C relevés à l’arrière de certains bus sans climatisation
  • 48°C dans les cabines de conduite au terminus de Porte d’Ivry
  • 47°C mesurés dans des bus neufs à 700 000 €
  • Des climatisations en panne faute de personnel pour les réparer
  • Un pass Navigo à près de 100 € pour des conditions de trajet dégradées

La RATP réagit face à la pression des syndicats

Face à ces conditions extrêmes, la RATP a décidé d’agir. Elle autorise désormais des pauses deux fois plus longues que la norme habituelle. Cette mesure vise à permettre aux chauffeurs de récupérer entre les trajets.

Pourtant, cette dérogation ne s’applique qu’aux conducteurs dont les véhicules sont dépourvus de ventilation. Pour les autres, la climatisation reste souvent très faible. Elle ne suffit pas à empêcher la montée du mercure dans l’habitacle.

Plusieurs syndicats dénoncent des conditions de travail devenues intenables dans les transports en commun parisiens. Les chauffeurs pourraient exercer leur droit de retrait si rien n’est fait rapidement. Cette menace pèse sur la continuité du service en pleine période de canicule.

Le droit de retrait brandi par les conducteurs

Le droit de retrait, relatif à la santé au travail, permet aux employés de cesser leur activité en cas de danger. Dans le contexte actuel, les conducteurs de bus estiment que leur santé est menacée. La chaleur extrême dans les cabines justifie, selon eux, le recours à cette mesure.

Des relevés montrent que jusqu’à 48°C ont été mesurés dans certains bus franciliens. Ces températures exposent les chauffeurs à une chaleur étouffante pendant des heures. Sans amélioration rapide, le risque de perturbations majeures sur le réseau augmente.

IDFM promet des améliorations, mais pas avant 2030

Pour se défendre face aux critiques, Île-de-France Mobilités avance plusieurs arguments. Les bus restent exposés en extérieur toute la journée, ce qui les rend très difficiles à refroidir. La flotte francilienne est en cours d’équipement de ventilation, avec un objectif de 100% d’ici 2030.

En attendant cette échéance, les usagers des transports en commun parisiens devront prendre leur mal en patience. Les trajets quotidiens restent une épreuve redoutable en période de canicule. Le manque de climatisation sur de nombreuses lignes aggrave encore la situation.

Certains endroits de la capitale, comme le canal Saint-Martin, sont devenus de véritables oasis pour se rafraîchir. En revanche, les transports en commun parisiens sont à éviter autant que possible pendant les pics de chaleur. Chaque jour apporte son lot d’incertitudes sur le fonctionnement des lignes face aux fortes températures.

La période des JO 2024 avait offert un répit aux usagers, avec des conditions de transport améliorées. Désormais, la réalité quotidienne rattrape les Franciliens. Entre bus surchauffés et climatisations défaillantes, les trajets ressemblent parfois aux pires épreuves des Hunger Games, selon certains usagers excédés.

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