Pierpaolo Piccioli ressuscite le City bag de Balenciaga chez Kate Moss il y a 20 ans, en version vert émeraude et rose poudré

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Le City bag a traversé plus de vingt ans sans perdre son statut d’icône. Pourtant, c’est en juillet 2026, sur les podiums de la Fashion Week de Paris, que Balenciaga lui offre une nouvelle jeunesse – et un coup d’éclat que personne n’attendait vraiment.

Deux looks, un signal fort à la Fashion Week de Paris

Le 8 juillet 2026, Pierpaolo Piccioli présente son tout premier défilé haute couture automne-hiver 2026-2027 à la Cité internationale universitaire de Paris. Parmi les silhouettes qui défilent, deux retiennent l’attention au-delà des robes et des matières précieuses.

Sur le premier passage, le City bag apparaît dans un vert franc, associé à un col roulé en soie. Sur le second, Piccioli choisit un métal argenté qu’il marie à un rose poudré délicat. Seulement deux modèles portent ce sac, car ce chiffre réduit rend le geste encore plus précis, presque chirurgical.

Le styliste italien ne découvre pas le City bag avec cette collection. Des déclinaisons avaient déjà circulé sur le podium du défilé printemps-été 2026. Ainsi, la haute couture automne-hiver 2026-2027 marque une étape supplémentaire dans cette relation entre Piccioli et l’accessoire le plus chargé d’histoire de la maison.

Ce que ces deux versions révèlent du projet de Piccioli

Choisir le City bag pour un défilé haute couture n’est pas anodin. Piccioli envoie un message clair : cet accessoire appartient désormais au registre le plus noble de Balenciaga. Car le glisser entre une pièce en soie et une silhouette poudrée, c’est affirmer qu’il dépasse son image de sac de ville des années 2000.

De plus, le duo vert-soie et argenté-rose poudré montre une palette volontairement éloignée des coloris rock qui avaient fait la réputation du modèle. Piccioli réinterprète sans trahir, car il garde les clous et le cuir, mais il adoucit le propos.

Nicolas Ghesquière, Kate Moss et la naissance d’un phénomène involontaire

Pour comprendre pourquoi ce retour crée autant d’émotion, il faut revenir à l’origine du City bag. Nicolas Ghesquière en est le créateur, mais ce n’est pas lui qui en a fait une icône. À la base, le modèle n’était pas destiné à devenir un best-seller. Il aurait dû rester dans les archives de la maison.

C’est Kate Moss qui change tout. La mannequin la plus photographiée des années 2000 tombe sous le charme de ce sac en cuir, de ses finitions brillantes et de ses clous ornementaux. Son engouement est tel que le City bag devient ainsi un accessoire que tout le monde s’arrache, bien au-delà du cercle de la haute couture parisienne.

Pourtant, la maison n’avait pas planifié ce succès. Ce genre d’histoire – un objet qui échappe à son créateur pour devenir culte – est rare dans l’industrie du luxe. Car, en règle générale, les grandes maisons construisent leurs icônes avec méthode. Le City bag, lui, s’est imposé par le désir sincère d’une femme.

Une longévité bâtie sur les réinterprétations successives

Après le départ de Nicolas Ghesquière, chaque directeur artistique qui lui a succédé à la tête de Balenciaga s’est emparé du City bag. Chacun y a apporté sa propre vision, car c’est précisément cette capacité à se réinventer qui explique sa longévité.

Le modèle n’est donc pas un simple objet nostalgique que l’on ressort de temps en temps. Il fonctionne comme un terrain de jeu créatif, un point fixe autour duquel chaque directeur artistique trace sa signature. Pierpaolo Piccioli s’inscrit ainsi dans cette tradition, avec sa propre lecture.

  • Création originale signée Nicolas Ghesquière, destinée aux archives
  • Popularité lancée par Kate Moss dans les années 2000
  • Cuir, finitions brillantes et clous comme signes distinctifs
  • Réinterprétations successives par les directeurs artistiques suivants
  • Déclinaisons de Pierpaolo Piccioli dès le défilé printemps-été 2026
  • Entrée en haute couture lors du défilé automne-hiver 2026-2027

Pourquoi ce retour résonne aussi fort en 2026

La mode des années 2000 revient en force depuis plusieurs saisons. Par conséquent, le City bag arrive au bon moment : il incarne à la fois la nostalgie d’une décennie romanticisée et l’exigence du présent. Pour les femmes qui l’ont porté à l’époque, ce retour a quelque chose d’émouvant.

Pour les plus jeunes, en revanche, il représente une pièce chargée d’histoire qu’elles découvrent à travers le prisme d’un créateur en pleine affirmation. Piccioli, depuis sa nomination chez Balenciaga, construit une vision cohérente où le passé de la maison nourrit le présent sans le figer.

D’ailleurs, le choix de la Cité internationale universitaire de Paris comme lieu du défilé n’est pas sans symbolisme. Car présenter de la haute couture dans un espace dédié aux étudiants du monde entier, c’est aussi parler d’ouverture. Dans ce contexte, le City bag prend une dimension nouvelle : celle d’un accessoire de Balenciaga qui voyage dans le temps comme dans les usages.

Ce sac cult, né d’un accident heureux dans les archives d’une maison parisienne, démontre qu’une pièce de mode peut traverser les décennies sans se figer. Portée par la vision de Pierpaolo Piccioli, la griffe réaffirme en 2026 que ses plus belles pages ne sont pas derrière elle.

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