Ces 7 coupes de cheveux vont tout changer cet automne-hiver, selon les podiums
Et si cette saison, vos cheveux avaient enfin le droit d’être imparfaits ? Les podiums automne-hiver 2026-2027 envoient un message clair : les coupes de cheveux trop construites cèdent la place à une esthétique vécue, presque sauvage, où le désordre devient une forme d’élégance à part entière.
Le règne du naturel et du sans-effort
La queue-de-cheval basse s’impose comme la coiffure phare de la saison. Sa force réside dans sa simplicité : rapide à réaliser, elle convient à toutes les longueurs et s’adapte à tous les styles. Chez Victoria Beckham et Lanvin, elle se porte ultra-clean, sans une mèche qui dépasse. Chez Prada et Dior, en revanche, elle se fait plus décoiffée, presque échevelée, dans un esprit moins rigoureux.
Les ondulations prolongent cette même logique. Elles oscillent entre un côté sauvage et une touche de romantisme, avec un effet volontairement décoiffé qui refuse pourtant de négliger la santé des longueurs. Brillance et vitalité restent non négociables, même quand la coiffure semble sortie du lit. Chez Rabanne, Missoni, Boss et Gabriela Hearst, ces ondulations douces et légèrement défaites incarnent parfaitement cet équilibre entre naturel et élégance détendue.
Les tresses s’inscrivent dans cette même dynamique. Zendaya, lors de la tournée promotionnelle de L’Odyssée, a illustré cette tendance avec une tresse décoiffée, des mèches retombant librement sur le visage et des ondulations douces à la base. La tresse devient ainsi une alternative ludique à la queue-de-cheval basse, déclinable dans de nombreuses versions, de la plus classique chez Laura Biagiotti à la plus structurée chez Missoni et Tory Burch.
Des coupes de cheveux qui assument le volume et l’imperfection
Les boucles sont sans doute la tendance la plus spectaculaire de la saison. Elles se portent en version XXL, gonflées, aériennes, presque crêpées, dans un esprit directement inspiré des années 1980. L’objectif affiché est de pousser le volume au maximum, sans chercher à discipliner la définition des longueurs. Quelques frisottis ? Assumés, voire revendiqués.
Chloé propose des chevelures composées de boucles à l’effet nuage, comme brossées jusqu’à presque perdre leur forme. Etro embrasse pleinement le revival eighties avec un volume spectaculaire. Zimmermann cherche à équilibrer l’exubérance grâce à des effets graphiques ultra-sleek aux racines. Rabanne, de son côté, mise sur un volume naturellement vaporeux, baby hair compris.
Dans un registre différent, les mèches qui s’échappent librement autour du visage constituent une autre tendance forte. Ces mèches souples et imparfaites encadrent le visage avec une précision qui semble pourtant fortuite. Fendi les interprète dans une version chic avec des attaches basses aux ondulations crantées. Missoni les décline sur cheveux lisses. Giorgio Armani associe des longueurs qui semblent venues d’une autre époque à un maquillage naturel. Vivetta, avec de petites boucles dorées encadrant le visage, convoque directement l’imaginaire des grands romans du XIXe siècle.
Les chignons effet lifting, pour une élégance structurée
Face à toute cette liberté capillaire, une tendance plus disciplinée trouve aussi sa place. Les chignons ultra-tirés, aux racines plaquées et brillantes, produisent un léger effet lifting naturel qui souligne les pommettes, les yeux et la ligne de la mâchoire. Pas une mèche ne dépasse, les longueurs sont maintenues à grand renfort de pâtes coiffantes et de gels.
L’inspiration vient de la danse classique. Roberto Cavalli et Chanel proposent des chignons sans raie, aux racines impeccables. Saint Laurent opte pour une version sophistiquée avec une raie latérale. Salvatore Ferragamo imagine une déclinaison plus graphique, avec quelques mèches qui s’échappent légèrement du chignon pour adoucir l’ensemble.
- Queue-de-cheval basse : la coiffure la plus rapide et la plus polyvalente de la saison, portée clean ou décoiffée selon les maisons.
- Boucles XXL : volume maximal, esprit années 1980, frisottis assumés chez Etro, Chloé, Zimmermann et Rabanne.
- Mèches libres autour du visage : un encadrement du visage volontairement imparfait, vu chez Fendi, Missoni, Giorgio Armani et Vivetta.
- Ondulations décoiffées : entre romantisme et attitude sauvage, avec une brillance soignée malgré l’effet naturel.
- Chignons effet lifting : racines ultra-plaquées et brillantes, inspirées de la danse classique, chez Chanel, Saint Laurent et Roberto Cavalli.
Les accessoires royaux, nouvelle arme des coiffures automne-hiver
Au-delà des coupes de cheveux elles-mêmes, la saison voit revenir en force les accessoires capillaires à l’esprit aristocratique. Serre-têtes, voilettes, foulards, barrettes bijoux, bandeaux, chouchous XXL et filets à chignons envahissent les podiums. Ces ornements, habituellement associés aux reines et princesses, deviennent des alliés accessibles pour transformer n’importe quelle coiffure.
Vivetta propose un bandeau noué façon garçonne qui encercle la tête. Luisa Beccaria ose l’accumulation en associant un maxi chouchou à un fascinator très british. Ermanno Scervino apporte une note presque royale avec des voilettes recouvrant le visage. Paul Costelloe, enfin, enveloppe les chignons de filets pour les maintenir en place avec une précision absolue.
Ces accessoires offrent une façon simple et concrète de s’approprier les tendances des podiums au quotidien. Ils permettent de transformer une coiffure ordinaire en quelque chose de plus affirmé, sans passer par une coupe ou un changement de longueur.