Le Doobie’s renaît de ses cendres en phoenix des nuits parisiennes

Restaurant_Doobie's_Arnaud_Behzadi_©_Amaury_Laparra
Restaurant_Doobie's_Arnaud_Behzadi_©_Amaury_Laparra
Suivre Paris Select Book sur Nous suivre

Une page mythique de la nuit parisienne s’apprête à se rouvrir. En septembre 2026, le Doobie’s, dont le nom résonne encore dans la mémoire collective des noctambules de la capitale, revient s’installer au 26 rue Marbeuf, derrière une façade plutôt discrète qui ne laisse rien deviner du spectacle qu’elle abrite.

Restaurant_Doobie's_Arnaud_Behzadi_©_Amaury_Laparra
Restaurant_Doobie’s_Arnaud_Behzadi_©_Amaury_Laparra

Le Doobie’s n’est pas un nouveau venu. Fondé en 1938, l’établissement a traversé les décennies avant de connaître son âge d’or dans les années 90 et 2000, lorsqu’il devient l’un des repaires nocturnes les plus courus de Paris. On y croisait alors des figures comme Mouss Diouf ou Yannick Noah, au cœur d’une scène parisienne qui y écrivait ses nuits blanches.

Après un long silence, le lieu ressuscite sous une forme entièrement repensée : celle d’une maison de collectionneur, imaginée comme l’appartement intime d’un homme ayant tout vu et tout accumulé au fil d’une vie passionnée. Le concept emprunte autant à l’esprit des archives d’Yves Saint Laurent qu’à l’atmosphère feutrée d’un club privé new-yorkais, avec une circulation fluide entre les espaces : grand salon, jardin d’hiver, boudoir, bar de nuit. La cuisine a un excellent rapport qualité-prix.

Une architecture signée Arnaud Behzadi

Derrière cette renaissance se trouve l’architecte Arnaud Behzadi, auteur d’un décor où le dîner glisse vers la nuit. Trois années de travaux ont été nécessaires pour redonner vie à ce lieu chargé d’histoire, avec un soin particulier apporté aux matériaux (marbre, laque et boiseries précieuses) censés faire dialoguer les époques.

Au centre du dispositif, une rotonde aux quatre visages fait office de cœur battant de l’établissement, tandis qu’un ‘jardin d’hiver » abrite une cuisine ouverte.

Une bande-son qui traverse les décennies

Côté ambiance sonore, le Doobie’s mise sur un voyage musical assumé. Un selector maison, décrit comme un véritable « passeur d’époques », est chargé de faire dialoguer les décennies : du R’n’B des années 90 à la house de Chicago, en passant par des incursions allant de Madonna à 50 Cent, ou du Cure à Daft Punk. L’objectif affiché n’est pas d’enchaîner les tubes, mais de créer des moments.

Doobie’s
2 Rue Robert Estienne, 75008 Paris

Rédigé par , le
Partager sur
Suivre Paris Select Book sur Nous suivre