Josh Hartnett porte Berluti à Toronto et change la mise

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Au Festival international du film de Toronto, entre les premières qui se succèdent et l’atmosphère électrique des grands rassemblements cinématographiques, Josh Hartnett a choisi Berluti pour traverser les projecteurs. Pas le genre de choix que l’on fait par défaut : chaque pièce portée ce soir-là racontait quelque chose de précis sur ce que la maison propose aujourd’hui.

Un costume vert foncé au cœur du festival

C’est la couleur qui frappe en premier. Le costume en laine vert foncé signé Berluti s’imposait dans un contexte où le noir et le bleu marine dominent habituellement les tapis rouges. Ce choix de teinte, ni criard ni sage, place d’emblée la tenue dans un registre distinct : celui d’un élégance qui assume ses partis pris sans chercher à en faire trop.

La coupe du costume suffisait à tenir seule. Pourtant, c’est l’association des pièces qui donne toute sa cohérence à l’ensemble, en révélant une logique de vestiaire plutôt qu’une simple accumulation de références.

La chemise Scritto et les mocassins : le détail qui change tout

Sous le costume, la chemise Andy en soie Scritto bleu ciel introduit une texture et une lumière que le lainage seul n’aurait pas produites. La soie capte différemment la lumière des projecteurs, et le bleu ciel tranche avec le vert foncé sans jamais le contredire. Ce type de contraste chromatique, maîtrisé plutôt qu’évident, est précisément ce qui distingue une tenue construite d’une tenue simplement assortie.

Aux pieds, les mocassins Mont-Thabor en cuir Venezia patiné Marron Ambre complétaient l’ensemble. La patine du cuir Venezia ajoute une profondeur visuelle que seul un travail artisanal sur la matière peut produire : les variations de ton dans le marron ambre font exister la chaussure comme un objet à part entière, pas comme un accessoire de fond de look.

Josh Hartnett porte Berluti à Toronto et change la mise

Ce sont ces trois pièces réunies, le costume, la chemise, les mocassins, qui forment le message de la tenue. Berluti ne proposait pas ici un look de festival pensé pour la photographie : la cohérence venait de l’intérieur, de la façon dont les matières dialoguent entre elles.

Toronto, ou le glamour sans artifice

Le Festival international du film de Toronto impose ses propres règles. L’atmosphère y est décrite par Berluti comme urbaine, spontanée et internationale, distincte du glamour mondain qui caractérise d’autres rendez-vous du même type. Ce cadre change ce qu’une tenue doit faire : elle doit tenir dans la rue autant que sous les flashs, sur un trottoir de ville autant que sur un escalier de gala.

C’est précisément dans cet entre-deux que la proposition de Berluti trouve sa pertinence. Le costume en laine, la soie de la chemise et le cuir patiné des mocassins forment un vestiaire qui ne demande pas de décor particulier pour exister. L’élégance fonctionne ici sans filet, sans décorum ajouté, ce qui est peut-être la forme la plus exigeante qu’elle puisse prendre.

Ce que cela dit de la maison aujourd’hui

Berluti s’est d’abord construit sur la chaussure, avant d’élargir son territoire à la maroquinerie puis au prêt-à-porter. La présence de Josh Hartnett à Toronto réunit ces différents axes dans une seule tenue, sans hiérarchie visible entre eux. La chemise en soie Scritto n’est pas une pièce secondaire : elle tient son rang aux côtés du costume et des mocassins.

Ce moment torontois offre à Berluti une visibilité que les défilés ne produisent pas de la même façon. Un acteur qui traverse des premières successives dans une tenue construite, sur plusieurs jours et plusieurs contextes, dit quelque chose de différent sur un vestiaire : que les pièces fonctionnent dans la durée, dans le mouvement, dans la réalité d’un festival de cinéma et non dans la temporalité suspendue d’un podium. C’est un autre type de validation, plus ancré dans l’usage, et peut-être plus lisible pour ceux qui portent réellement des vêtements au quotidien.

Source : la publication de Berluti sur Instagram

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