Peter Copping choisit un velours léopard Bevilacqua pour Lanvin AH 2026
Un pantalon taillé dans un velours léopard : voilà peut-être l’image la plus frappante que Peter Copping retient pour incarner sa vision de Lanvin cette saison. Derrière ce choix, une démarche plus large se dessine, qui traverse l’ensemble de la ligne Menswear Automne-Hiver 2026.
Trois tissus, un choix qui engage
Pour cette collection homme, Peter Copping a sélectionné trois tissus distincts issus de la maison Bevilacqua. Ce n’est pas un geste anodin : intégrer plusieurs références d’un même fournisseur au sein d’une même saison traduit une conviction, pas une simple curiosité. Cela suppose un travail de sélection approfondi, une connaissance précise des caractéristiques de chaque tissu, et la volonté d’en faire un fil conducteur plutôt qu’un simple détail.
Ce choix dit quelque chose sur la direction que Copping entend donner à la maison. Plutôt que de multiplier les sources, il concentre l’attention sur un savoir-faire artisanal précis et l’intègre à plusieurs moments de la collection. Le résultat, c’est une cohérence de matière qui traverse le vestiaire masculin proposé par Lanvin pour cet automne-hiver.

Le look 17 comme point de bascule
Au sein de la ligne Menswear, c’est le look 17 qui retient l’attention de la façon la plus directe. Il présente un pantalon réalisé dans un velours léopard Bevilacqua, association qui joue sur deux registres à la fois : la densité sensorielle du velours, avec son relief et sa profondeur de couleur, et l’imprimé animal, qui introduit une tension entre la rigueur d’une coupe masculine et la charge visuelle du motif.
Ce type de pièce fonctionne comme un révélateur. Elle concentre en un seul vêtement la logique de toute la démarche : prendre une matière qui porte en elle une histoire longue, et la faire exister dans une forme résolument contemporaine. Le pantalon n’est pas un clin d’œil nostalgique ; il affirme quelque chose sur ce que Lanvin choisit de valoriser aujourd’hui dans le vestiaire masculin.
Un dialogue entre héritage artisanal et modernité
La collection revendique explicitement une continuité entre techniques anciennes et créations actuelles. Ce positionnement s’ancre dans une réalité historique : Lanvin est la plus ancienne maison de couture française encore en activité, fondée en 1889 par Jeanne Lanvin. Cette longévité n’est pas un décor ; elle impose une forme d’exigence dans les choix de matière et de fabrication.
En faisant appel à Bevilacqua pour trois tissus distincts, Copping ne cherche pas à muséifier le vestiaire masculin. Il construit plutôt un argument : les techniques héritées ne sont pas incompatibles avec une écriture contemporaine. Elles en constituent, au contraire, le socle le plus solide. C’est dans cet écart entre l’ancienneté du tissu et la modernité de la coupe que réside l’intérêt du geste.

Ce que cela change pour la ligne homme
Pour le vestiaire masculin de Lanvin, cette saison marque un ancrage matière clairement assumé. Ce n’est pas la coupe seule, ni la couleur, qui porte le propos : c’est le tissu lui-même qui devient porteur de sens. Trois références Bevilacqua dans une même collection, c’est une décision éditoriale autant qu’esthétique.
Ce choix positionne la maison dans un territoire où le luxe se mesure moins au visible qu’au tangible : la qualité de ce que l’on touche, la densité de ce que l’on porte. Pour celui qui enfile ce pantalon en velours léopard, l’expérience commence avant même le regard des autres. C’est dans cet ordre des priorités que Lanvin, sous la direction de Peter Copping, semble vouloir inscrire durablement son offre masculine.
Source : la publication de Lanvin sur Instagram