Lacoste s’associe à Yibo pour un vestiaire du voyage et du mouvement
Quand une maison de mode choisit de convoquer l’histoire de son fondateur pour dessiner une nouvelle collection, le résultat tient rarement de la simple nostalgie. Avec Journey with Yibo, Lacoste prend un autre chemin : celui du mouvement, au sens le plus littéral du terme.
Un point de départ : les voyages de René Lacoste
La collaboration porte un titre qui annonce clairement son intention. Journey with Yibo s’ancre dans les déplacements de René Lacoste à travers les continents, et c’est ce matériau-là, des itinéraires réels, des traversées géographiques concrètes, qui structure la direction créative de l’ensemble. Il ne s’agit pas d’un hommage vague à un passé glorieux, mais d’un fil narratif précis : le voyage comme moteur.
Ce cadre de référence change la manière dont on lit les pièces. Chaque silhouette porte en elle l’idée d’un corps en déplacement, d’un vestiaire pensé pour s’adapter à des contextes changeants plutôt que pour rester fixe dans un seul usage. C’est une nuance qui compte, parce qu’elle oriente les choix de construction.

Des silhouettes conçues pour le mouvement
Ce qui caractérise la construction de cette collection, c’est le travail en superpositions. Les pièces ne s’envisagent pas séparément : elles s’associent, se combinent, créent des volumes par accumulation plutôt que par la seule découpe d’une seule pièce. C’est une approche qui suppose une certaine réflexion dans la façon de s’habiller, et qui offre en retour une vraie latitude pour ajuster le vestiaire selon les situations.
Les matières retenues sont décrites comme fonctionnelles. Ce choix n’est pas anodin : il ancre la collection du côté de la performance et de l’utilité, sans pour autant effacer la dimension esthétique. La superposition reste un geste visuel fort, une manière de jouer avec les épaisseurs et les strates qui dépasse le seul argument technique.
Ainsi, Lacoste construit ici un vestiaire où héritage et utilité contemporaine ne s’excluent pas. L’un nourrit l’autre : la référence aux explorations du fondateur donne du sens aux décisions de coupe et de matière, et ces décisions, en retour, rendent la référence concrète plutôt qu’ornementale.

Yibo, un partenaire au cœur du projet
La présence de Yibo dans cette collaboration n’est pas accessoire. Son nom figure dans le titre même de la collection, ce qui dit quelque chose sur le degré d’implication attendu. La dynamique n’est pas celle d’un ambassadeur qui prête son visage à une campagne déjà construite : le projet se présente comme une co-construction autour de thèmes partagés, l’exploration, la découverte, le rapport au mouvement.
Ces thèmes, justement, traversent l’ensemble de la démarche. Ils ne relèvent pas d’un vocabulaire décoratif plaqué sur des pièces existantes. Ils conditionnent le choix des matières fonctionnelles, la logique des superpositions, et l’orientation générale d’un vestiaire pensé pour être porté en situation, dans des contextes qui bougent.
Ce que cette collection dit de Lacoste aujourd’hui
Pour Lacoste, cette collaboration illustre une façon d’aborder l’héritage sans le figer. Plutôt que de reproduire, la maison choisit de projeter : elle prend un fait historique, les voyages de son fondateur à travers les continents, et l’utilise comme point de départ créatif pour des pièces qui répondent à des usages actuels.

La tension entre héritage et performance moderne est au cœur de Journey with Yibo. Ce n’est pas une opposition résolue par compromis, mais une articulation assumée : les deux dimensions coexistent dans la même pièce, dans le même choix de matière, dans la même logique de superposition. C’est ce positionnement, plus que tout autre élément, qui donne à cette collection sa cohérence propre.
Source : la publication de Lacoste sur Instagram