Joe Wright a construit un café fictif pour Chanel et Gracie Abrams
Pour le film publicitaire de Chanel dédié au parfum Coco Mademoiselle Crush Absolu, la maison n’a pas cherché un décor existant : elle en a construit un de toutes pièces. Le résultat, baptisé Café Mademoiselle, dit autant sur la façon dont Chanel pense ses campagnes que sur le parfum lui-même.
Un café de cinéma né pour une seule occasion
Le Café Mademoiselle n’a jamais accueilli de clients. Conçu spécialement pour les besoins du tournage, ce décor de café parisien fictif n’a d’existence que le temps d’une production. C’est précisément ce choix qui le rend intéressant : plutôt que de louer un lieu réel et de le transformer, Chanel a préféré tout bâtir, cadre par cadre, avec une intention précise.
L’ambiance revendiquée de cet espace est celle de la liberté et de la spontanéité. Deux notions qui, sur un plateau de cinéma, ne s’obtiennent pas par hasard. Elles résultent au contraire de décisions très construites : le choix des matériaux, de la lumière, de chaque détail visible à l’écran. Le café fictif devient ainsi un objet de mise en scène à part entière, au service du parfum qu’il est censé incarner.
Joe Wright à la réalisation, Gracie Abrams devant la caméra
C’est le réalisateur Joe Wright qui signe le film. Sa présence derrière la caméra oriente d’emblée le registre : on est loin du spot publicitaire formaté. La construction d’un décor entier, plutôt que le recours à des prises de vues réelles, correspond à une logique de mise en scène totale, où chaque élément visuel est maîtrisé.
Face à l’objectif, c’est la chanteuse Gracie Abrams qui incarne le film, en tant qu’égérie. Sa présence dans ce café imaginaire donne corps à l’atmosphère que Chanel cherche à construire autour de Coco Mademoiselle Crush Absolu. Le choix d’une musicienne n’est pas anodin : il ancre le film dans un certain rapport à la légèreté et à l’instant, cohérent avec les partis pris du décor.
Les coulisses comme prolongement du film
Chanel a également rendu publiques des images de making-of, réalisées par juliendc. Ce regard dans les coulisses du tournage n’est pas un simple bonus : il constitue une couche supplémentaire de narration. Voir le Café Mademoiselle se construire, ou observer Gracie Abrams sur le plateau, change la perception du film final.
Ce type de dévoilement souligne aussi ce que la production a de concret. Le décor n’est pas une image de synthèse ni un fond de studio générique. C’est un espace physique, conçu avec soin, qui a existé le temps d’un tournage. Les images de making-of en attestent, et c’est précisément ce qu’elles apportent : la preuve tangible d’un geste de fabrication réel.
Ce que ce film dit de la façon dont Chanel travaille
Construire un café fictif pour vendre un parfum, c’est un choix qui engage des moyens considérables. Chanel aurait pu filmer dans un vrai bistrot parisien. La maison a préféré créer un lieu qui n’existe nulle part ailleurs, pensé de l’intérieur pour servir une vision. C’est cette logique de maîtrise totale de l’image qui distingue ce film d’une simple campagne de communication.
Le parfum Coco Mademoiselle Crush Absolu n’est donc pas seulement accompagné d’un film. Il est associé à un lieu, une atmosphère, un univers visuel construit de zéro. Joe Wright et Gracie Abrams en sont les figures centrales, mais le Café Mademoiselle, lui, occupe une place à part : celle d’un décor éphémère qui, paradoxalement, dure à travers les images qu’il a générées.
Source : la publication de Chanel sur Instagram