Le bouton air froid que les coiffeurs conseillent à la fin du brushing pour fixer les boucles et éliminer les frisottis
Un petit bouton souvent ignoré sur votre sèche-cheveux peut transformer radicalement le résultat de votre coiffage. Ce conseil de coiffeur, simple en apparence, fait pourtant toute la différence entre une coiffure qui tient et une autre qui s’affaisse dès la première heure.
Pourquoi les professionnels insistent sur cette étape finale
La plupart des femmes terminent leur brushing dès que leurs cheveux semblent secs. Pourtant, les coiffeurs professionnels décrivent une étape supplémentaire, souvent négligée, qui conditionne la durée de vie de la coiffure.
Cette étape repose sur l’air froid, cette fonction présente sur quasiment tous les appareils mais rarement activée. Le coiffeur Pablo Bogado l’explique clairement : l’enjeu n’est pas d’augmenter la chaleur, mais de bien la diriger pendant le séchage, puis de conclure par un apport d’air froid.
Ce passage à l’air froid remplit une fonction précise. Il aide à maintenir la forme donnée aux cheveux pendant le travail au chaud, en stabilisant leur structure juste après le coiffage.
Les notices des sèche-cheveux le précisent d’ailleurs dans leurs propres termes. La fonction air froid existe pour fixer la coiffure une fois le travail thermique accompli.
Le conseil de coiffeur adapté à chaque type de cheveux
L’application de cette technique varie selon la nature du cheveu. Pour un brushing classique, l’air froid intervient une fois les cheveux entièrement secs, après avoir travaillé les racines et les pointes.
Pour les cheveux bouclés, Bogado recommande d’abord un diffuseur, avec une vitesse faible et une température modérée. Puis, quelques secondes d’air froid viennent clore le séchage pour préserver la forme des boucles.
La direction du flux d’air joue un rôle décisif, notamment pour les cheveux sujets aux frisottis. Le professionnel conseille de diriger l’air de haut en bas, et d’éviter une puissance trop forte qui remettrait les cheveux en mouvement.
- Cheveux bouclés : diffuseur, vitesse faible, température modérée, puis air froid en fin de séchage
- Cheveux fins : démarrer à température moyenne, terminer à l’air froid en soulevant les racines avec les doigts
- Brushing classique : utiliser l’air froid une fois les cheveux secs, après travail des racines et pointes
- Cheveux sujets aux frisottis : flux d’air dirigé de haut en bas, puissance modérée
- Après réalisation de boucles : air froid avant de les relâcher pour mieux préserver leur forme
Les cheveux fins et les frisottis, premiers bénéficiaires
Ce conseil de coiffeur s’avère particulièrement pertinent pour les cheveux fins. Pablo Bogado recommande d’y appliquer l’air froid en fin de séchage, en soulevant simultanément les racines avec les doigts.
L’objectif est de conserver plus longtemps le volume obtenu pendant la phase chaude. Ajouter de la chaleur supplémentaire à ce stade serait contre-productif, car elle affaisse souvent les racines au lieu de les maintenir.
Pour les cheveux qui frisottent, une experte interrogée par Vogue Espagne précise que l’air froid, bien orienté, permet de placer la cuticule. Le résultat est un aspect plus lisse, sans passer par un lissage thermique additionnel.
Cette même source recommande cette technique après la réalisation de boucles, avant de les laisser retomber complètement. L’air froid fixe la forme et évite qu’elle ne se défasse trop vite une fois les doigts retirés.
Comment intégrer ce conseil de coiffeur dans votre rituel quotidien
Adopter cette habitude ne demande que quelques secondes supplémentaires par rapport à votre routine habituelle. Il s’agit simplement d’activer le bouton air froid sur votre appareil actuel, sans changer de matériel.
Le geste reste identique à celui du séchage classique, à ceci près que la chaleur cède la place au froid en toute fin de séance. Ce passage bref, dirigé du haut vers le bas, stabilise les cheveux dans la position voulue.
Le conseil des professionnels converge vers un même point. La température et la direction du flux d’air participent autant au résultat du coiffage que la brosse ou le temps passé à sécher. Négliger l’une de ces variables, c’est laisser sur la table une partie du résultat possible.