Colorations végétales : ce qu’il faut savoir sur le risque d’allergie au henné et aux pigments naturels

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Se colorer les cheveux reste un geste beauté très répandu en France et en Europe. Pourtant, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) alerte sur les risques d’allergies liés aux colorations capillaires. Les formules végétales sont-elles vraiment une alternative plus sûre pour votre cuir chevelu ?

Les colorations capillaires : une pratique courante mais risquée

Selon la Commission européenne, plus de 60 % des femmes et 10 % des hommes teignent leurs cheveux. Ces produits font donc partie du quotidien de millions de personnes. Pourtant, leur usage n’est pas anodin pour la santé.

Comme le précise l’Anses, le risque d’effets indésirables existe quel que soit le type de coloration. Ces produits contiennent des substances assez allergisantes. Elles peuvent provoquer des irritations du cuir chevelu, des œdèmes du visage ou des paupières.

Parfois, des symptômes respiratoires apparaissent aussi. Face à ces risques, beaucoup se tournent vers des alternatives dites naturelles. Mais cette démarche suffit-elle à se protéger ?

« On peut être allergique aux pigments naturels fréquemment utilisés, comme le henné, l’indigo, l’amla… »

Le fonctionnement des teintures végétales

Une coloration végétale fonctionne différemment des produits classiques. Elle n’utilise pas de produits chimiques pour ouvrir les écailles du cheveu. Elle ne détruit pas non plus les pigments naturels avant d’appliquer la teinte souhaitée.

À la place, ces formules recourent à des plantes qui contiennent des pigments naturels. Ceux-ci viennent se fixer sur la fibre capillaire sans modifier sa couleur de base. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’un changement radical de couleur reste impossible avec ce type de produit.

Colorations végétales et allergies : attention aux idées reçues

Beaucoup pensent que les formules à base de plantes éliminent tout risque allergique. La professeure Laurence Coiffard, cosmétologue à l’Université de Nantes, nuance cette croyance. Selon elle, l’absence d’ammoniaque ou la mise en avant d’ingrédients naturels n’écarte pas le danger.

La PPD, un agent chimique très allergisant qui sert à foncer ou noircir, n’est pas autorisée dans les colorations naturelles. En revanche, on en a déjà retrouvé dans du henné noir adultéré. Ce constat souligne l’importance de bien choisir ses produits.

  • Le henné peut provoquer des réactions allergiques chez certaines personnes
  • L’indigo et l’amla sont aussi des pigments potentiellement allergisants
  • L’absence d’ammoniaque ne garantit pas une formule sans risque
  • Du henné noir adultéré peut contenir de la PPD interdite
  • Aucune coloration, végétale ou non, n’est totalement hypoallergénique

Pourquoi le naturel ne rime pas avec innocuité

Les plantes contiennent des molécules actives capables de déclencher des réactions immunitaires. Le système de défense du corps ne fait pas la différence entre une substance de synthèse et un extrait végétal. Ainsi, une personne sensible peut réagir au henné comme à tout autre allergène.

De plus, la qualité des produits varie beaucoup selon les marques et les circuits de distribution. Un contrôle rigoureux de la composition reste donc indispensable avant tout achat. Cette vigilance s’applique autant aux formules classiques qu’aux alternatives végétales.

Comment limiter les risques lors de vos colorations

Plusieurs précautions permettent de réduire les effets indésirables potentiels. Il faut d’abord espacer le plus possible les séances de teinture capillaire. Moins vous exposez votre cuir chevelu à ces substances, mieux c’est pour votre organisme.

Suivre scrupuleusement les consignes de la notice reste primordial. Il faut notamment bien respecter le temps de pose indiqué par le fabricant. Un dépassement peut augmenter le risque d’irritation cutanée.

On ne fait jamais de coloration avant 16 ans. Plus on commence tard, mieux c’est pour la santé du cheveu et du cuir chevelu. Cette recommandation vaut pour tous les types de produits.

Auparavant, on conseillait de faire une touche d’essai au pli du coude ou derrière l’oreille 48 heures avant la séance. Désormais, cette pratique n’est plus recommandée. Elle augmente le nombre d’expositions au produit et peut sensibiliser l’organisme plutôt que le protéger.

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