Iris Law relance les baskets compensées Isabel Marant des années 2010
Certaines tendances reviennent comme une évidence, et d’autres provoquent encore un débat passionné à chaque réapparition. En 2026, les baskets compensées font partie de cette seconde catégorie : elles divisent, elles fascinent, et elles s’imposent à nouveau dans les rues grâce à des it-girls comme Iris Law, aperçue récemment à New York avec une paire signée Isabel Marant.
Un look de rue qui remet les pendules à l’heure
Ce n’est pas un hasard si c’est Iris Law qui porte ce modèle. Elle appartient à cette nouvelle génération d’it-girls dont les choix vestimentaires orientent directement les tendances du moment. Quand elle ressort une paire de baskets compensées datant des années 2010, le geste prend une tout autre dimension que celui d’une simple nostalgie.
La paire en question est blanche, bleue et rouge, signée Isabel Marant. Qu’il s’agisse d’une pièce retrouvée dans un vieux dressing ou d’un achat sur une plateforme de seconde main, peu importe : la chaussure retrouve une désirabilité réelle. Iris Law l’a associée à un débardeur noir fluide à décolleté plongeant et à un bermuda noir à doublure blanche, pour une silhouette à la fois cool et décontractée. Un sac Chanel 25 vert kaki, des boucles d’oreilles en diamants et un bracelet assorti complètent l’ensemble avec une touche précieuse.
Ce look montre concrètement comment porter ces chaussures aujourd’hui : en les ancrant dans une tenue décontractée, sans chercher à les habiller à tout prix, mais en les équilibrant avec des accessoires plus raffinés.
Pourquoi les baskets compensées continuent de diviser
Comme les jeans skinny ou les ballerines, ces chaussures n’ont jamais laissé personne indifférent. Leurs défenseurs y voient une vision avant-gardiste de la chaussure, capable d’allier confort et féminité dans une même silhouette. Leurs détracteurs, eux, pointent une forme trop imposante, trop massive, et une association entre basket et talon intérieur qui semble encore difficile à accepter pour certains.
Après plusieurs années de succès dans les années 2010, ces chaussures ont progressivement disparu des radars. Elles ont subi le sort de nombreuses tendances de cette décennie : un rejet collectif, presque mécanique, lié à la saturation. Pourtant, ce rejet n’a pas été définitif.
- Un modèle blanc, bleu et rouge signé Isabel Marant, datant des années 2010
- Une silhouette construite autour d’un débardeur noir fluide et d’un bermuda noir à doublure blanche
- Un sac Chanel 25 vert kaki pour apporter une touche sophistiquée
- Des boucles d’oreilles en diamants et un bracelet assorti pour une note précieuse
Ce qui rend ce retour intéressant, c’est précisément la tension qu’il génère. La basket compensée ne se contente pas d’être une tendance parmi d’autres : elle provoque des réactions, questionne les goûts et pousse à revoir des certitudes stylistiques bien ancrées.
La Gen Z redécouvre une pièce vintage à part entière
Ces dernières années, la génération Z s’est emparée de cette silhouette oubliée et l’a replacée au centre du débat mode. Cette génération n’a pas connu l’âge d’or de ces chaussures dans les années 2010 : elle les découvre donc avec un regard neuf, sans le poids du rejet qui a suivi leur premier succès. Pour elle, il s’agit d’une pièce vintage à part entière, au même titre que d’autres modèles de cette décennie.
Ce changement de regard est significatif. Même celles et ceux qui critiquaient ces chaussures en 2011 commencent à leur reconnaître un potentiel mode inattendu. En 2026, la basket compensée amorce donc un retour remarqué, porté par une nouvelle énergie et une nouvelle génération prête à twister les silhouettes du quotidien.
De fait, l’apparition d’Iris Law à New York suffit à relancer le débat sur leur place dans la mode actuelle. Car au-delà du look, c’est bien la question du regard que l’on porte sur les tendances passées qui est posée : une pièce longtemps critiquée peut-elle retrouver toute sa légitimité simplement parce qu’une nouvelle génération la regarde autrement ?