Royal Clipper, l’expérience d’une croisière d’exception en Adriatique, à bord du plus grand voilier cinq-mâts du monde
Certains bateaux transportent, celui-ci fascine. Avec ses cinq mâts, ses 42 voiles, ses ponts de teck blond et sa silhouette de légende, le Royal Clipper est un navire unique au monde. Le plus grand voilier à gréement carré en service, aussi beau à regarder qu’à vivre. Nous avons embarqué pour en faire l’expérience, et rien ne nous avait préparés à ce qui allait suivre.
Et si le véritable luxe, en mer, n’était pas d’avoir davantage, mais d’avoir moins ? Moins de foule, moins de vacarme, moins de superflus et de divertissements formatés. Mais davantage de mer, de beauté, de paix, de lumière et de liberté. C’est le pari que tient Star Clippers depuis trois décennies, et c’est ce que nous sommes venus éprouver à bord du Royal Clipper, au départ de Venise.
Disons-le d’emblée : ce voilier hors normes ne proposent pas une croisière classique. Ils proposent une autre idée du voyage en mer, où le navire n’est plus le moyen d’atteindre la destination, mais la destination elle-même.
Le Royal Clipper ne séduira pas les amateurs de resorts flottants, et il n’en a nulle ambition. Il s’adresse aux voyageurs qui aiment la mer autant que les destinations, les rencontres autant que le confort, et une certaine idée de l’élégance sans ostentation. À ceux qui savent encore savourer un livre face à l’horizon. Et peut-être surtout à ceux qui, ayant connu les croisières géantes, cherchent désormais une expérience plus intime, plus vraie, plus proche du voyage maritime originel.
Quant aux sept escales qui ont jalonné cette traversée, elles méritent un récit à part entière : nous leur consacrons un article dédié. Car c’est finalement la promesse que tient Star Clippers : ne pas simplement conduire ses passagers d’un port à l’autre, mais leur rendre le plaisir du chemin. À bord du Royal Clipper, la destination compte. La manière de l’atteindre compte tout autant.
Le choc de la première rencontre
On croit être préparé. On a vu les photos, lu les chiffres, imaginé la silhouette. Et puis on arrive sur le quai, on lève les yeux, et tout ce que l’on croyait savoir s’efface.

Le Royal Clipper ne se découvre pas : il s’impose. Cent trente-quatre mètres de coque effilée, et surtout ces cinq mâts qui montent si haut qu’il faut basculer la tête en arrière pour en chercher le sommet, une forêt de gréements, de vergues et de cordages dressée contre le ciel. Il y a quelque chose d’anachronique et de magnifique dans cette apparition : un navire d’un autre temps, surgi de l’âge d’or de la marine à voile, mais sur dimensionné, comme si l’on avait donné à un grand clipper du XIXe siècle l’envergure d’un rêve.

C’est un choc étrangement intime. On reste là, sur le pont, à détailler la mâture, et une pensée s’installe doucement : pendant sept jours, c’est ici que l’on va vivre. Dormir sous cette forêt de toile, se réveiller au rythme de la mer, vivre un peu de la vie de ces marins de la grande époque, celle que l’on croyait réservée aux livres et aux musées maritimes. L’aventure commence dès que l’on pose le pied à bord.
La levée des voiles, un rituel hypnotique

Puis vient le moment que l’on ne se lasse jamais de vivre et qui se rejoue comme une cérémonie à chaque départ d’escale : la levée des voiles, sous la musique adaptée de « Conquest of Paradise » de Vangelis. Ce moment est devenu une véritable signature du rituel “sail away” de Star Clippers : lorsque les voiles se déploient, le morceau résonne sur le pont et accompagne la montée progressive de la voilure. Cette expérience est l’un des moments emblématiques de ses croisières.

Sous les ordres précis du capitaine, tout un équipage s’affaire dans une chorégraphie parfaitement réglée. Les 42 voiles se déploient une à une le long des cinq mâts, le gréement s’anime, la toile claque puis se tend, et le navire tout entier semble reprendre son souffle. On a beau le savoir, on le réalise alors pleinement : nous sommes sur un cinq-mâts, un vrai, manœuvré par des hommes, et ce spectacle-là n’a d’équivalent dans aucune autre forme de voyage. Pas de décor, pas d’artifice, pas de mise en scène : la scénographie, c’est le bateau lui-même. Les conversations se suspendent, les regards se lèvent, et le Royal Clipper, renoue sous nos yeux avec la grande tradition maritime d’avant les paquebots.
C’est hypnotique…
Un voilier qui a une âme, pas un hôtel flottant

À bord, tout prolonge cet enchantement. L’acajou profond, le teck patiné, les cordages et les cuivres, les mille détails empruntés au vocabulaire de la marine composent une personnalité aux antipodes du resort flottant. Ici, le bateau ne se contente pas de transporter ses passagers : il se donne à voir et à comprendre. Les gréements, les haubans, les drisses, les bouts et les winchs font partie du décor et de l’expérience.

On peut observer les manœuvres, regarder l’équipage ajuster les voiles, suivre le travail sur le pont et sentir, presque au quotidien, le rythme de la navigation. Même sans être amateur de voile, cette proximité avec la mécanique et les gestes marins offre une véritable découverte. Tout est à portée de regard : la mer, les voiles, le gréement, les manœuvres. Le confort est bien réel, mais il demeure au service de l’expérience maritime, jamais l’inverse. Ici, on ne voyage pas simplement sur un bateau : on vit véritablement à bord d’un voilier.
Des cabines de caractère et un équipage bienveillant qui retient les prénoms
Les cabines n’imitent pas la chambre d’hôtel, et c’est heureux. La nôtre mariait l’acajou aux évocations marines, hublot ouvert sur les flots, literie voluptueuse, salle de bains compacte mais irréprochable. Un cocon pensé pour la navigation, avec le charme authentique qui l’accompagne.

Mais c’est le service qui emporte tout. La cabine est refaite deux fois par jour. Chaque soir, une feuille de route présente l’ escale du lendemain avec toujours une délicate attention posée sur le lit préparé. De petits détails en apparence, qui traduisent pourtant une philosophie : ici, l’équipage est dans la bienveillance. Il retient les prénoms, devine les habitudes, anticipe les envies, avec une grâce et un sourire jamais mécaniques. Sur le Royal Clipper, on est reconnu. C’est sans doute la frontière la plus nette avec la croisière de masse.
Des escales parfaitement choisies pour découvrir les joyaux de l’Adriatique

En partant de Venise, la traversée dessine une boucle adriatique d’exception, entre villes d’art, villages méditerranéens et paysages spectaculaires. Première étape, Pesaro en Italie, ville natale de Rossini, où l’on profite à la fois d’un riche patrimoine culturel et de longues plages bordées par l’Adriatique. Consulter l’article complet sur les escales de cette croisière.

Puis vient la Croatie, avec Šibenik et son centre historique, Dubrovnik et ses remparts mythiques, Komiža, petit port préservé de l’île de Vis, et Rovinj, dont les façades colorées se reflètent dans les eaux turquoise. Au Monténégro, l’entrée dans les bouches de Kotor offre enfin un spectacle grandiose, entre montagnes escarpées, villages côtiers et eaux cristallines. À chaque escale, des excursions soigneusement organisées permettent de découvrir la destination autrement, et sont réservables jusqu’à la veille. Nous consacrons un article dédié à cet itinéraire, escale par escale, pour vous aider à choisir celles qui feront de cette traversée une véritable expérience de voyage.
Des journées douces à bord

Au fil des jours, le Tropical Bar situé au coeur du navire, s’impose comme le point de ralliement naturel. On s’y retrouve au retour des escales et des excursions, pour le goûter ou à l’heure dorée de l’apéritif. Les conversations s’y nouent avec une aisance naturelle. Car c’est l’autre vertu du format : le Royal Clipper fait se parler ses passagers !

Au déjeuner, rendez-vous dans le bel atrium pour un buffet généreux et toujours renouvelé, autour de thématiques italiennes, françaises, asiatiques… Une formule idéale si l’on souhaite repartir découvrir la ville l’après-midi : on peut chaque jour déjeuner à bord, sans contrainte. Entrées et salades composées de produits frais, fromages, charcuteries, poissons, viandes, plats végétariens et une belle sélection de desserts : chaque jour les buffets offrent une grande variété de mets. Le tout est servi avec attention par un équipage chaleureux et bienveillant, toujours le même, qui reconnaît rapidement les habitudes de chacun et veille discrètement à rendre le déjeuner aussi agréable que gourmand. Une parenthèse gastronomique incluse dans la croisière, aussi pratique que plaisante.
Des expériences singulières à vivre à bord
Avec 227 passagers (maximum), l’échelle transfigure tout. Les ponts sont de véritables lieux de vie où l’on trouve toujours un transat libre, un carré d’ombre, une place face au large. Et puis, il y a ces loisirs régulièrs qui rythment les journées comme les cours de yoga, les activités originales tels que l’ atelier de mixologie, la leçon de noeuds marins ou encore la baignade en haute mer.

Pour qui veut saluer le jour autrement, un cours de yoga est donné chaque matin sur le pont, par une professeure aguerrie. Il faut l’avoir vécu pour le mesurer : dérouler son tapis face à l’immensité, sentir le pont vivre doucement sous soi, respirer au rythme du vent dans les haubans, saluer le soleil au moment précis où il se lève sur la mer. Une parenthèse rare, presque irréelle, qui donne à la journée une tonalité que nul studio ne saurait offrir.

En navigation, le pont devient le cœur battant du bord, la bibliothèque aux airs de club anglais et ses fauteuils Chesterfield offrent un refuge frais et feutré. Tandis que les plus téméraires grimpent même dans les mâts, harnachés et accompagnés, jusqu’aux vigies. Sensations fortes garanties…
Des baignades en pleine mer, des moments de contemplation

Et quand le navire mouille dans une eau calme et que les conditions s’y prêtent, la plateforme s’ouvre à l’arrière, au ras des flots, et l’on descend se glisser directement pour nager dans le grand bleu. Pas de plage, pas de rivage en vue parfois, juste la mer à perte d’horizon, une eau profonde d’une couleur qu’on ne trouve nulle part près des côtes, et derrière soi la silhouette vertigineuse du cinq-mâts qui veille.
Nager là, minuscule au pied de cette cathédrale de mâts et de toile, procure une sensation étrange et délicieuse, mélange de liberté absolue et de frisson d’immensité. On en ressort différent, un peu marin soi-même, avec le sel sur la peau et le sentiment d’avoir touché quelque chose que les piscines à débordement du monde entier ne pourront jamais offrir. Matériels de plongée, padels et jeux nautiques complètent la parenthèse pour les plus énergiques, mais beaucoup se contentent de flotter, simplement, entre deux eaux et deux mondes. Et surtout, jamais cette sensation d’étroitesse : sur le Royal Clipper, l’espace est peut-être le premier des luxes.

La fin de journée est propice à la méditation. Sous les voiles, nul grondement de moteur, mais le souffle du vent, la respiration de la toile, le clapotis des vagues contre la coque. Cette conversation permanente avec les éléments installe une quiétude que bien peu de voyages procurent. On s’étend sur le pont, on lit, on médite, on laisse le regard se perdre à l’horizon. On céde volontier à la contemplation. Et cet apaisement, ce lâcher prise devient contre toute attente, l’un des trésors de de ce voyage.
Des dîners raffinés dans une ambiance chaleureuse
Le soir, changement de registre. Les buffets du petit déjeuner et du déjeuner laisse place à un vrai dîner, nappes immaculées, serveurs en tenue impeccable, service à l’assiette. La carte propose chaque soir trois entrées, trois plats et trois desserts, où poisson, viande et créations véganes se côtoient toujours, et l’on peut, si l’appétit l’ose, commander toute la carte! Les mets sont raffinés et les produits particulièrement savoureux. Une belle sélection de vins est proposée en accompagnement. Les boissons et les vins sont en supplément, avec la possibilité de conserver sa bouteille entamée d’une soirée à l’autre jusqu’à ce qu’elle soit terminée.

L’autre élégance est invisible : des tables de deux à dix couverts. Le maitre d’hôtel propose de rejoindre une table de convives parlant la même langue. Ainsi les rencontrent se font naturellement. Les conversations naissent, les escales se racontent, et au bout de sept jours, on connaît pratiquement tous les compatriotes à bord!
Des soirées entre musique, cocktails, danses et ciel étoilé

Les soirées gardent cette échelle humaine. Ici pas de casino clinquant, pas de discothèque bruyante, pas de shows pyrotechniques ni de floppée de restaurants. Le Royal Clipper assume de ne pas occuper ses hôtes du matin au soir : il leur offre un cadre, et chacun y compose sa propre partition.
Selon les soirs, une chanteuse et son pianiste performent au Tropical Bar, puis quelques jeux sont proposés. Parfois l’équipage dévoile ses talents : le barman qui servait les cocktails s’empare du micro et interprète un medley devant les passagers conquis. On rit, on trinque et on danse. C’est spontané, original, simple et joyeux!


À la nuit tombée, les voiles s’illuminent de couleurs changeantes, et le Royal Clipper se mue en apparition. Vue du pont, cette cathédrale de toile embrasée de teintes mouvantes dégage une majesté difficile à décrire, de celles qui font lever les yeux et suspendre les conversations. Le crépuscule ouvre le bal. En pleine mer, rien n’arrête le regard : le soleil embrase le ciel de cuivre et d’or, trace sur les vagues un chemin de lumière, puis glisse dans les flots tandis que les mâts se découpent en ombres chinoises sur le ciel incendié. Aucun soir ne ressemble au précédent.
Et enfin, lorsque le navire s’éloigne vraiment des côtes, les dernières lueurs terrestres s’éteignent et la voûte céleste se révèle dans une pureté que la terre ferme a oubliée. C’est alors que commence un autre spectacle : celui des étoiles, que l’on contemple depuis le pont, allongé sur un transat, les yeux levés vers l’infini. On prend le temps de rêver devant ce spectacle naturel, de laisser vagabonder ses pensées, simplement bercé par le mouvement du navire et le murmure de la mer.
C’est là que la déconnexion prend tout son sens : le réseau s’évanouit en haute mer, et la coupure devient naturelle. Plus besoin de décider de poser son téléphone. La mer s’en charge !
Puis, on regagne doucement sa cabine avec le sentiment d’avoir vécu une journée bien remplie et hors du temps. La mer pour horizon, des étoiles plein les yeux… et déjà la promesse d’une nouvelle escale au petit matin…
Ce que l’on retient de cette croisière…

Après une semaine à bord du Royal Clipper, on repart avec des images plein les yeux, des souvenirs plein la tête et cette sensation rare d’avoir, le temps d’une parenthèse, véritablement déconnecté du monde. Le plaisir d’avoir navigué sur un voilier hors normes se mêle à celui d’avoir découvert les plus beaux spots de la Croatie, entre îles préservées, villages historiques et eaux turquoise.
À bord, on a apprécié d’avoir échappé à la foule et au rythme effréné des grosses croisières. La navigation s’est fait dans un calme serein, loin de l’agitation des grands paquebots. Et puis, il y a tout l’équipage, d’une gentillesse et d’une bienveillance remarquables : attentionné sans jamais être envahissant, il crée une atmosphère presque familiale, loin des codes parfois trop sophistiqués de l’ultra-luxe. On débarque finalement avec l’agréable sentiment d’avoir vraiment réussi ses vacances, réénergisé entre mer, découvertes et douceur de vivre.

La compagnie Star Clippers en pratique

La compagnie Star Clippers a été fondée il y a une trentaine d’années par Mikael Krafft, un entrepreneur suédois passionné de voile, avec une idée simple : faire revivre les grands clippers du XIXe siècle avec le confort d’aujourd’hui. Sa flotte compte trois voiliers, le Royal Clipper et ses jumeaux d’esprit, le Star Clipper et le Star Flyer, tous de petite capacité, entre 170 et 227 passagers.

Les itinéraires suivent le soleil : la Méditerranée d’avril à octobre, dont l’Adriatique au départ de Venise, puis les Caraïbes en hiver, et l’Asie pour les plus curieux. Les croisières adriatiques comme celle que nous avons vécue s’entendent taxes et charges portuaires incluses. Les prix ont un positionnement remarquable au regard de l’expérience. Six catégories de cabines sont proposées, et les plus belles partent vite : mieux vaut réserver plusieurs mois à l’avance. Réservations sur starclippers.com ( toutes les informations sur ce site ) ou auprès des agences de voyages spécialisées croisières.
FAQ : Croisière Royal Clipper avec Star Clippers
Le Royal Clipper, c’est quoi exactement ?
Le Royal Clipper est un véritable voilier cinq-mâts de la compagnie Star Clippers. Avec ses grands mâts, ses voiles et ses ponts en teck, il offre une expérience très différente de celle d’un paquebot de croisière traditionnel. Le bateau accueille moins de 230 passagers, ce qui crée une atmosphère beaucoup plus intime et conviviale.
Quelle est la différence avec une croisière sur un grand paquebot ?
Tout change ou presque. Ici, pas de milliers de passagers, de casino, de dizaines de restaurants ou de grands spectacles. Le Royal Clipper privilégie la navigation, les escales, la mer, le calme et les rencontres. Le bateau est davantage une expérience de voyage qu’un immense resort flottant.
Est-ce que le bateau bouge beaucoup ?
Le Royal Clipper offre une navigation relativement douce et confortable. Le mouvement de la mer fait naturellement partie de l’expérience, mais il n’est pas nécessairement plus inconfortable que sur une autre croisière. À bord, la sensation de naviguer est même particulièrement agréable lorsque le bateau avance sous voiles.
Est-ce qu’on peut avoir le mal de mer ?
Comme sur toute embarcation, cela dépend de la sensibilité de chacun et des conditions météorologiques. Mais le bateau est conçu pour offrir une navigation confortable et l’expérience vécue à bord s’est révélée particulièrement stable. Les moments passés sur le pont, au grand air, sont également très agréables.
Les cabines sont-elles spacieuses ?
Les cabines sont plutôt compactes, mais fonctionnelles et confortables. Elles privilégient une atmosphère authentique avec le bois, notamment l’acajou, et certaines disposent d’un hublot donnant directement sur la mer. Le confort repose aussi beaucoup sur la qualité du service et les attentions quotidiennes.
Les cabines sont-elles préparées plusieurs fois par jour ?
Oui. Le service prévoit une préparation de la cabine deux fois par jour. Le soir, le lit est préparé et une petite attention, comme un chocolat, peut être déposée dans la cabine.
Comment sont les repas à bord ?
Le petit-déjeuner est proposé sous forme de buffet très généreux, avec une organisation fluide et sans impression de foule. Le déjeuner peut prendre différentes formes, notamment autour de buffets thématiques ( cuisine italienne, française, asiatique etc ). Le soir, le dîner est servi à table, avec plusieurs choix. La salle à manger constitue également un lieu privilégié pour faire connaissance avec les autres passagers.
Peut-on choisir avec qui l’on dîne ?
Le principe du placement libre favorise justement les rencontres. Il est possible de se retrouver à table seul ou de diner avec des passagers différents au fil de la croisière. C’est une partie importante de l’expérience : les échanges se créent très naturellement entre voyageurs de différentes nationalités.
Que fait-on lorsqu’on est en mer ?
C’est précisément là que le rythme du Royal Clipper prend tout son sens. On peut lire, bronzer, prendre un verre au Tropical Bar, se baigner lorsque les conditions le permettent, profiter de la bibliothèque ou simplement regarder la mer et les voiles.
Il existe également quelques activités ponctuelles, comme la possibilité de monter dans les mâts, ainsi que des activités douces selon les croisières.
Y a-t-il une piscine ?
Oui, le bateau dispose de petits bassins permettant principalement de se rafraîchir. Lorsque le bateau est arrêté en mer et que les conditions le permettent, une plateforme à l’arrière peut également être ouverte pour accéder directement à la mer.
Y a-t-il beaucoup d’activités sportives ?
Non, et c’est volontaire. Le Royal Clipper n’est pas une croisière sportive. On y trouve plutôt des activités douces, comme le yoga. Lors de cette croisière, des cours étaient proposés chaque matin à 7 heures sur le pont.
Est-ce adapté aux enfants ?
Le bateau semble davantage adapté aux adolescents qu’aux jeunes enfants. L’environnement maritime, les déplacements sur le pont et les activités proposées correspondent davantage à des voyageurs ayant une certaine autonomie et une certaine maturité.
Quelle est l’ambiance entre les passagers ?
Elle est très conviviale et cordiale. Les passagers se parlent facilement, que ce soit dans les navettes, sur le pont, au bar ou à table. Beaucoup de voyageurs racontent leurs expériences d’escale et échangent leurs recommandations. Cette proximité est largement favorisée par la capacité du bateau.
Quel type de clientèle fréquente Star Clippers ?
On retrouve principalement des couples et des familles avec des adolescents, ainsi que de nombreux voyageurs habitués aux croisières. La clientèle est internationale, notamment française, italienne, anglaise et américaine, avec une majorité de voyageurs d’âge mûr.
Beaucoup de passagers ont déjà effectué plusieurs croisières et choisissent précisément Star Clippers pour retrouver une expérience à taille humaine.
Y a-t-il une vie nocturne à bord ?
Oui, mais elle reste très raisonnable. Après le dîner, il peut y avoir de la musique live, une chanteuse accompagnée au piano, des jeux ou différentes animations. Certaines soirées sont plus festives ou particulières, notamment lorsque des membres de l’équipage présentent leurs talents.
Ce n’est toutefois pas une croisière destinée à faire la fête jusqu’au petit matin.
Y a-t-il un casino ?
Non. Le Royal Clipper ne cherche pas à reproduire l’offre de divertissement des grands paquebots.
Y a-t-il plusieurs restaurants ?
Non. La restauration s’organise autour d’un restaurant principal. Là encore, le principe est celui d’une expérience à taille humaine plutôt que d’une multitude de restaurants et de concepts.
Le réseau fonctionne-t-il en pleine mer ?
La connexion peut disparaître lorsque le bateau s’éloigne des côtes. Cette coupure fait finalement partie de l’expérience : pendant quelques heures, le voyageur se retrouve véritablement déconnecté de la vie terrestre. Cependant, un forfait proposé à bord permet de garder la connexion.
À qui cette croisière est-elle destinée ?
À ceux qui recherchent une croisière intime, calme et élégante, qui aiment réellement voyager et qui considèrent la navigation comme une partie essentielle du voyage.
Elle conviendra particulièrement aux voyageurs qui préfèrent une petite capacité à un navire de plusieurs milliers de passagers, qui aiment les escales, les rencontres et la mer, et qui n’ont pas besoin d’un programme permanent pour profiter de leurs vacances.
À qui ne conviendra-t-elle pas ?
À ceux qui recherchent l’expérience d’un immense resort flottant, avec de nombreuses piscines, une multitude de restaurants et d’activités, un casino, de grands spectacles, une vie nocturne intense ou un programme d’activités très chargé.
Quel est le meilleur moment de la journée à bord ?
Il n’y en a pas qu’un! Le départ sous voiles est spectaculaire, le coucher de soleil sur la mer est particulièrement beau et les nuits en pleine mer permettent de découvrir un ciel étoilé loin des lumières des côtes.
Mais les moments les plus précieux sont parfois les plus simples : un verre au Tropical Bar, un livre sur un transat, le vent dans les voiles ou quelques moments à regarder l’horizon.