Longchamp décline l’effet croco sur une veste et le sac Le Smart
Sur le cuir de veau, les écailles se dessinent avec une précision qui brouille les frontières entre maroquinerie et prêt-à-porter. C’est le pari que Longchamp relève avec sa collection Winter 26, en faisant d’un même traitement matière le fil commun entre deux pièces distinctes.
Un effet croco qui traverse les catégories
Tout part d’un geste technique : travailler le cuir de veau pour lui imprimer un relief qui évoque l’écaille de crocodile. Ce que cette décision révèle, c’est une volonté de cohérence qui dépasse la simple répétition d’un motif. L’effet croco n’est pas cantonné à un sac ni à un vêtement : il circule entre les deux, transformant chaque pièce en écho de l’autre.
Concrètement, Longchamp décline ce traitement sur deux objets de nature différente : une veste et le sac Le Smart. Le premier appartient au volet prêt-à-porter de la maison, le second à la maroquinerie. Les faire coexister sous la même peau, au sens littéral, donne au résultat une lisibilité que peu de collections réussissent à atteindre sans forcer l’exercice.
Le Smart habillé d’écailles
Le sac Le Smart est ici la pièce sur laquelle le geste se lit peut-être le plus nettement. Sur la surface du cuir de veau, le motif croco structure le regard, lui donne de la profondeur. Ce n’est pas une impression imprimée sur la matière : c’est le cuir lui-même qui est travaillé pour produire ce relief.
La veste, même peau, autre registre
Du côté du vestiaire, la veste reprend exactement la même matière, le même cuir de veau à effet croco. Ce choix positionne le prêt-à-porter de Longchamp dans une logique de continuité avec la maroquinerie, plutôt que dans une logique d’assortiment superficiel.
Porter la veste avec le sac, c’est construire une silhouette dans laquelle la matière fait le travail d’unification. Aucun imprimé ne vient s’y ajouter : c’est le relief du cuir seul qui crée la cohérence visuelle entre les deux pièces. Ce type de proposition demande une certaine confiance dans la matière elle-même.
Un shooting qui met la matière en scène
Pour incarner ces deux pièces, Longchamp a réuni une équipe créative précise. La photographie est signée Cris Fragkou, avec le mannequin Tamar David face à l’objectif. La coiffure revient à Louis Ghewy, le maquillage à Karin Westerlund.
Ce shooting s’inscrit dans la ligne éditoriale #LongchampBeCreative, cadre visuel sous lequel la maison présente ses propositions de collection. Le fait que veste et sac soient photographiés ensemble n’est pas anodin : cela confirme que l’effet croco fonctionne comme un système, pas comme deux références indépendantes.
Ce que cette collection Winter 26 dit, en définitive, c’est qu’un seul traitement de surface bien choisi suffit à donner de la cohérence à un vestiaire entier. Longchamp ne cherche pas ici à multiplier les propositions : il en construit une seule, solide, et la décline là où elle a du sens.
Source : la publication de Longchamp sur Instagram