Feu de bois et saison au Camélia du Mandarin Oriental Paris

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Sur la terrasse du restaurant Camélia, quelque chose brûle ce dimanche, et c’est précisément ce qui attire. Le Mandarin Oriental Paris convie ses hôtes à un déjeuner où le feu de bois est le véritable chef d’orchestre, sous la conduite de Nina Haradji.

Quand le feu devient langage culinaire

La cuisine au feu de bois repose sur une logique radicalement différente de la cuisine de précision. La chaleur n’y est pas régulée par un thermostat, elle se lit dans les braises, s’entend dans le crépitement, se sent dans l’air avant même que l’assiette n’arrive. C’est cette présence physique, presque primitive, que Nina Haradji choisit de mettre au centre de son geste culinaire pour cet événement dominical au Mandarin Oriental Paris.

La cheffe prend ici le parti d’une cuisine qui ne dissimule pas sa source de chaleur, mais l’expose. Le feu n’est pas un outil parmi d’autres : il est la méthode, le rythme, la contrainte créatrice qui dicte chaque cuisson. Pour les convives attablés en terrasse, cette transparence du processus fait partie de l’expérience à part entière.

Feu de bois et saison au Camélia du Mandarin Oriental Paris

Les produits de saison au centre du propos

Fin septembre, la table change de registre. Les produits que Nina Haradji sélectionne pour cet événement sont ceux du moment, ceux que la saison autorisée aujourd’hui place sur le devant de la scène. Cette fidélité au calendrier naturel n’est pas une posture : elle impose ses propres règles à la composition des assiettes, puisque le choix des saveurs dépend directement de ce que le marché offre à l’instant précis où l’événement se tient.

C’est là que la temporalité de l’événement prend tout son sens. Un dimanche, des produits disponibles ce jour-là, un feu qu’on ne rallume pas de la même façon deux fois : rien dans cet exercice n’est reproductible à l’identique. Le Mandarin Oriental Paris propose ainsi à ses convives un repas qui, par définition, ne se répètera pas sous la même forme.

La terrasse du Camélia comme cadre vivant

Le choix de la terrasse du restaurant Camélia n’est pas anodin. Servir dehors un repas cuit au feu de bois, c’est accepter que l’environnement participe pleinement à ce qui se passe dans l’assiette. La lumière, l’air, la chaleur ambiante de fin septembre forment un décor qui n’est pas posé en toile de fond, mais qui entre dans la composition du moment.

Feu de bois et saison au Camélia du Mandarin Oriental Paris

La terrasse du Camélia au Mandarin Oriental Paris devient ainsi une scène au sens fort du terme : un espace où la cuisine s’expose autant qu’elle se déguste. Les convives ne sont pas simplement installés à une table ; ils sont présents à un geste culinaire qui se déploie sous leurs yeux, à ciel ouvert, avec tout ce que cette mise en scène suppose de vivant et d’inattendu.

Nina Haradji, une cheffe aux commandes d’un moment éphémère

C’est Nina Haradji qui pilote l’ensemble de cet événement pour le Mandarin Oriental Paris. Sa présence à la tête de ce déjeuner dominical place d’emblée la proposition dans un registre personnel : ce n’est pas une carte standardisée que l’on sert, c’est une vision de la cuisine que l’on partage le temps d’un service. Le feu de bois qu’elle choisit comme mode de cuisson dit quelque chose de son rapport à la matière, à la transformation directe, au geste assumé.

Ce type d’événement, par sa nature même, ne laisse pas de trace reproductible. La terrasse du Camélia retrouvera demain sa configuration habituelle. Ce que Nina Haradji aura construit ce dimanche sur les braises, avec les produits du moment et sous le ciel de ce début d’automne, n’aura existé qu’une seule fois, pour ceux qui auront choisi d’y être.

Source : la publication de Mandarin Oriental Paris sur Instagram

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