Pomellato ressort un porte-bonheur de 1997 en 33 versions de pierres
Un pendentif vieux de près de trente ans ressurgit dans le catalogue de Pomellato, et ce n’est pas un simple retour de collection : c’est une proposition de bijou qu’on peut faire sien de 33 façons différentes.
Un grigri des années 1990 remis en circulation
À l’origine, le Moneta Orientale était un pendentif pièce de monnaie en or jaune mat, pensé comme un porte-bonheur. Le modèle date de 1997, et son design était alors délibérément minimal : une forme ronde, une matière noble, peu d’ornement. Ce qui faisait sa force tenait précisément à cette sobriété.
Près de trois décennies plus tard, Pomellato le réintroduit dans le cadre de sa capsule Memorie d’Archivio 2026. Le nom dit clairement ce que la maison cherche : fouiller ses propres archives pour en extraire des objets qui ont gardé une pertinence, et les proposer à nouveau avec une lecture actualisée.
Ce retour n’est pas une reproduction à l’identique. La pièce d’origine est le point de départ, pas la destination.
Trente-trois façons de porter la même pièce
C’est là que la proposition devient intéressante. Pomellato décline le Moneta Orientale en 33 combinaisons de pierres et de pavés, sur deux tailles. Ce chiffre transforme un pendentif unique en une famille entière, presque un vocabulaire visuel à composer selon ses affinités.
Parmi les matières disponibles figurent la turquoise, le jade noir, l’or rose et le pavé de diamants irréguliers. Chacune de ces options modifie radicalement la lecture du bijou : la turquoise tire vers une douceur terreuse, le jade noir apporte une densité graphique, l’or rose récchauffe le profil de la pièce, quand le pavé de diamants irréguliers introduit une texture qui capte la lumière différemment selon l’angle.

Deux tailles viennent compléter cette logique de personnalisation. Un même motif peut ainsi s’affirmer ou s’effacer selon le format choisi, s’empiler ou se porter seul, s’adresser à des silhouettes et des humeurs différentes. C’est cette multiplicité qui fait de la capsule autre chose qu’une réédition nostalgique.
L’archive comme matière première
La capsule Memorie d’Archivio 2026 dit quelque chose de précis sur la façon dont Pomellato envisage son propre passé. Il ne s’agit pas de muséifier une pièce ni de la présenter sous cloche. La démarche consiste plutôt à traiter l’archive comme une ressource active, à en extraire ce qui peut encore fonctionner aujourd’hui et à l’ouvrir à de nouvelles interprétations.
Dans ce cas précis, le pendentif de 1997 portait déjà en lui une qualité rare : sa conception comme porte-bonheur lui donnait une charge affective que peu de bijoux possèdent dès l’origine. Ce n’est pas une pièce qui se justifie uniquement par son esthétique. Elle transportait une intention, un geste symbolique. C’est sur cette base que la maison travaille.
En multipliant les combinaisons disponibles, Pomellato fait du Moneta Orientale un objet à collectionner au sens littéral : on peut en posséder plusieurs versions, construire sa propre variation autour d’une même forme. L’archive devient alors une invitation à accumuler, à superposer, à raconter quelque chose de personnel avec des pièces qui partagent toutes la même racine formelle.
Ce que la capsule révèle
Le choix d’une capsule plutôt que d’une collection complète est en soi révélateur. Pomellato ne dilue pas le retour du Moneta Orientale dans un ensemble plus large : la pièce porte seule tout le poids de la proposition. Cela lui confère une lisibilité que les grandes lignes ne permettent pas toujours.
Pour qui cherche un bijou à forte identité formelle, mais susceptible d’évoluer selon la version choisie, les 33 combinaisons de la capsule offrent une liberté peu courante dans la joaillerie. Le même pendentif peut changer d’époque, de registre, de caractère, simplement en changeant de pierre ou de taille. C’est précisément ce que l’archive, bien utilisée, permet de faire : donner à un objet ancien la capacité de parler plusieurs langues à la fois.
Source : la publication de Pomellato sur Instagram