Mandarin Oriental et Globe-Trotter réunis par le vert céladon
Un vert né dans les fours de la Chine ancienne, repris par les ateliers d’un malletier anglais fondé en 1897 : la rencontre entre Mandarin Oriental et Globe-Trotter part d’une couleur pour aboutir à une collection de bagages qui dit quelque chose de rare sur la manière dont deux maisons pensent le voyage.
Le céladon comme langue commune
Tout commence par une teinte. Le vert céladon, historiquement associé au jade, est depuis longtemps lié à Mandarin Oriental. C’est ce même ton que Globe-Trotter a retenu pour habiller les coques extérieures de la collection, construites selon le procédé qui définit la maison britannique depuis plus d’un siècle : le fibreboard vulcanisé, un matériau à la fois léger et résistant, travaillé dans les ateliers du Hertfordshire, en Angleterre.
Ce choix chromatique n’est pas un simple accord esthétique. Il relie deux géographies et deux temporalités : d’un côté, les dynasties asiatiques où le jade céladon valait rang et raffinement ; de l’autre, une tradition artisanale anglaise qui a traversé l’époque victorienne sans jamais changer de méthode. La couleur fait le pont là où les mots ne suffiraient pas.
Sur les coques, la quincaillerie caractéristique de Globe-Trotter reste présente, accompagnée de détails en cuir ivoire et de finitions en laiton. L’ensemble forme une surface qui joue la sobriété sans renoncer à la précision du geste.
Ce que l’intérieur révèle
Ouvrir l’une de ces valises, c’est découvrir une autre strate de la collaboration. Le motif éventail de Mandarin Oriental, revisité en finition coton mélangé, tapisse l’intérieur des bagages. Ce motif ne décore pas : il raconte l’appartenance à une maison hôtelière dont le patrimoine visuel est ancré dans l’Asie du Sud-Est.
À cela s’ajoutent des breloques en forme d’éventail, pensées comme accessoires exclusifs de la collection. Ce sont ces petits objets, souvent négligés dans une collaboration de ce type, qui trahissent le soin apporté à chaque détail, du fermoir à la doublure.
Bangkok, épicentre de la collection
La collaboration trouve son ancrage dans un événement précis : le 150e anniversaire du Mandarin Oriental Bangkok. Pour marquer cette étape, une édition limitée lui est dédiée, distincte du reste de la ligne par plusieurs éléments. Le cuir naturel y remplace le cuir ivoire des autres pièces, tandis qu’un motif phénix orne l’intérieur. Un patch anniversaire complète l’ensemble, inscrivant définitivement cette version dans la commémoration d’un lieu fondateur pour le groupe hôtelier.
L’anniversaire donne ainsi à la collection une profondeur que la seule esthétique n’aurait pas suffi à construire. Ce n’est pas un bagage au nom d’un hôtel : c’est un objet qui porte la mémoire d’un lieu et d’une date.
Où trouver la collection
La collection est disponible sur le site de Globe-Trotter, ainsi que dans trois hôtels du groupe à travers le monde : le Mandarin Oriental Mayfair à Londres, le Mandarin Oriental Qianmen à Pékin et le Mandarin Oriental The Landmark à Hong Kong. Des présentations en lobby sont prévues dans ces trois établissements, ce qui place la collection au cœur même des espaces d’accueil, là où le voyage commence et se termine.
Ce choix de distribution dit quelque chose de la nature de la collaboration : ni un produit dérivé glissé dans une boutique annexe, ni une édition confidentielle réservée aux initiés. Mandarin Oriental intègre ces bagages dans l’expérience de ses hôtels, au même titre qu’un service ou une attention particulière.
Globe-Trotter a compté parmi ses clients Winston Churchill et la reine Elizabeth II. Ce rappel n’est pas anodin dans le contexte d’une collection qui cherche précisément à superposer des histoires plutôt qu’à en raconter une seule. Le bagage céladon qui part de Bangkok ou de Hong Kong transporte, sans qu’on y pense, une longue mémoire du départ.
Source : le communique de Mandarin Oriental