Acqua di Parma fête 110 ans avec des bougies nées de desserts italiens
Un pâtissier face à une question inhabituelle : comment traduire la mémoire d’un dessert en lumière et en fumée ? C’est le point de départ du projet que Acqua di Parma a confié au chef Luca Bernardini pour célébrer ses 110 ans, en lui demandant de créer trois desserts italiens dont les sensations deviendraient des bougies.
Un siècle et dix ans de vie italienne
La maison Acqua di Parma a bâti sa philosophie sur une approche précise : la touche humaine, le talent des artisans et un art de vivre pétillant. C’est cet héritage, né avec la fragrance Colonia créée en 1916 par le baron Carlo Magnanni, qui sert de toile de fond à cette collection anniversaire. La composition originale de Colonia avait été conçue pour l’usage personnel du baron et d’un petit cercle d’initiés. Ce même désir de partager quelque chose de rare avec peu, mais de le faire avec intention, guide la démarche de The Scent of La Pasticceria.
Pour ses 110 ans, Acqua di Parma ne s’est pas tournée vers une rétrospective classique. La maison a choisi de regarder du côté de la table italienne, de ses saveurs et de ses textures, pour en extraire quelque chose d’olfactif. C’est une façon cohérente avec son histoire : depuis ses origines, chaque fragrance et chaque objet produit par Acqua di Parma exprime une philosophie, pas simplement un produit.

Trois desserts construits pour être sentis autant que goûtés
Luca Bernardini a développé trois créations spécifiques pour ce projet. Chacune repose sur un ingrédient central, choisi pour son lien avec la mémoire, le territoire et ce que la maison appelle l’authenticité. Ni la liste des saveurs ni leur association ne relèvent du hasard.
Le premier dessert, le Tiramisù al Gruè di Cacao, met en avant le gruè de cacao, ces éclats de fève torréfiée qui apportent une amertume franche et une texture craquante à la douceur classique du tiramisù. Le deuxième, la Cassata alla Zagara, fait de la fleur de zagara, fleur d’oranger au parfum intense et solaire, son fil conducteur. Le troisième, enfin, est une Panna Cotta ai Mirtilli Selvatici, dont la myrtille sauvage apporte une acidité terreuse et profonde à la douceur laiteuse de la crème.
Ce qui rend la démarche particulière, c’est que ces trois desserts ne sont pas des prétextes décoratifs. Leurs formes et leurs sensations olfactives ont directement nourri la création des bougies de la collection. La pâtisserie devient ici un outil de travail, une étape dans un processus de création sensorielle.

Du laboratoire du chef à la bougie : une traduction sensorielle
Traduire un dessert en bougie suppose de dépasser le goût pour n’en garder que ce qui peut être perçu à distance : la chaleur d’une torréfaction, la légèreté florale d’un agrume, la fraîcheur acidulée d’un fruit des sous-bois. C’est ce travail de distillation que Acqua di Parma a mené à partir des créations de Bernardini.
Les notes sensorielles de chaque dessert ont ainsi fourni la matière première des trois bougies de la collection The Scent of La Pasticceria. Ce n’est pas la reproduction d’une recette, mais bien une extraction : on prend ce qui, dans un tiramisù au gruè, dans une cassata à la zagara ou dans une panna cotta aux myrtilles sauvages, peut exister dans l’air d’une pièce.
Le choix des trois ingrédients centraux, gruè de cacao, fleur de zagara et myrtille sauvage, repose sur leur capacité à incarner quelque chose de précis : un territoire, un souvenir, une façon de vivre qui dépasse la recette. C’est sur ce terrain que la maison se retrouve le plus fidèle à elle-même.

Ce que cette collection dit de la maison
Pour ses 110 ans, Acqua di Parma aurait pu se contenter de rééditer, de célébrer, de compiler. Elle a choisi de créer quelque chose de nouveau à partir d’un artisan extérieur à la parfumerie. Ce geste dit quelque chose de sa manière de travailler : la maison valorise la main humaine et le savoir-faire artisanal, quelles que soient la discipline ou la table sur laquelle ce savoir s’exerce.
La collection The Scent of La Pasticceria s’inscrit dans cette logique. Elle ne sépare pas le beau du vivant, ni le parfum de la mémoire gustative. En confiant à Luca Bernardini la première étape d’une création olfactive, Acqua di Parma confirme que son art de vivre s’étend bien au-delà du flacon. Il commence à table, avec des ingrédients choisis pour ce qu’ils portent, et il se prolonge, transformé, dans la cire d’une bougie.
Source : la publication de Acqua di Parma sur Instagram