Bvlgari et 4 500 diyas en terre cuite pour célébrer Diwali

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Quatre mille cinq cents petites flammes de terre cuite, toutes façonnées à la main : c’est par ce chiffre que Bulgari entre dans l’une des fêtes les plus lumineuses du calendrier hindou. La maison romaine vient de dévoiler Passing the Light, une installation née d’une rencontre entre l’artiste doyeljoshi, la communauté de potiers kumhar et des artisanes locales.

Un geste de terre au service de la lumière

Chaque élément qui compose l’œuvre s’inspire des diyas, ces petites lampes à huile en argile dont l’allumage rythme la célébration de Diwali. Sculptés à la main, un à un, ces 4 500 fragments de terre cuite ne sont pas de simples répliques décoratives. Ils portent la trace du geste de celles et ceux qui les ont modelés, la pression des doigts, la répétition d’une forme transmise d’un atelier à l’autre.

C’est précisément cette dimension gestuelle qui donne à l’installation sa profondeur. Plutôt qu’une œuvre produite, Passing the Light ressemble à une œuvre accumulée, construite par la somme de gestes identiques et pourtant chacun singulier.

Doyeljoshi et la communauté kumhar : une collaboration à trois voix

Le projet repose sur une structure triangulaire rare dans le monde du luxe. L’artiste doyeljoshi apporte la vision et le cadre conceptuel. La communauté kumhar, dont le nom désigne en hindi les potiers de tradition, apporte le geste et la connaissance de l’argile. Les artisanes locales, elles, assurent la continuité de cette chaîne de fabrication.

Ce que Diwali dit du savoir-faire

Diwali est la fête de la lumière, mais elle est aussi, dans sa structure rituelle, une fête de la répétition et de la mémoire. On allume les diyas comme on l’a vu faire, comme on l’a appris. Le geste se passe de main en main, de génération en génération, sans notice ni manuel. C’est précisément ce mécanisme de transmission que Passing the Light cherche à mettre en forme.

Bulgari établit à ce propos un parallèle direct avec ses propres ateliers. La maison, fondée à Rome en 1884, voit dans cette transmission kumhar un miroir de la façon dont ses techniques d’orfèvrerie circulent entre les générations de ses artisans. Dans les deux cas, le savoir ne s’écrit pas vraiment. Il se montre, il se corrige, il se refait.

Ce rapprochement n’est pas cosmétique. Il repose sur une conviction partagée : une technique qui ne se transmet pas est une technique qui meurt. Qu’il s’agisse de modeler l’argile ou de travailler l’or, la question est la même.

Bulgari, la philanthropie et le temps long

Cette démarche s’inscrit dans un mouvement plus large que la maison cultive depuis plusieurs années. Bulgari a développé de nombreux partenariats philanthropiques, orientés vers ce qu’elle décrit comme la volonté de rendre à la nature et aux communautés ce qu’elle leur a emprunté. En 2024, cette orientation s’est formalisée avec la création de la Fondazione Bvlgari, pensée comme un engagement à long terme plutôt que comme une opération ponctuelle.

Passing the Light s’inscrit naturellement dans cette logique. Ce n’est pas une campagne saisonnière habillée aux couleurs de Diwali. C’est une œuvre qui prend le temps de la fabrication au sérieux, qui implique une communauté entière et qui pose une question que Bulgari se pose aussi à elle-même : comment faire en sorte que ce que l’on sait ne disparaisse pas avec ceux qui le savent ?

Source : la publication de Bulgari sur Instagram

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