Supergrec : la taverne qui vous emmène à Athènes sans passer par Roissy
Après Ypseli, Delphine et Symeon Kamsizoglou ouvrent Supergrec dans le Sentier. Une taverna populaire aux nappes à carreaux, où les mezzés débordent des tables, où la moussaka sent la cuisine de maman et où l’addition ne fait pas grimacer. Opa !
Rue Réaumur, Supergrec a pris ses quartiers dans l’enceinte même d’une épicerie grecque : les murs regorgent de bouteilles d’huile d’olive, de pots de miel, de charcuteries artisanales et de bouquets d’origan. On a l’impression de dîner dans une caverne d’Ali Baba version Péloponnèse. Coup de coeur pour les guirlandes de fanions aux couleurs de la Grèce.
À l’origine du projet, le souhait de Delphine de retrouver à Paris ce qu’elle aime tant là-bas. Des tablées joyeuses, une cuisine généreuse, des prix raisonnables (!) et cette atmosphère chaleureuse. Avec Symeon, ils ont imaginé un modèle malin pour tenir la promesse : des produits sourcés directement auprès de producteurs grecs, sans intermédiaires. Le couple n’est pas là pour révolutionner la gastronomie. On vient chez Supergrec pour bien manger, rire avec ses proches et mettre les pieds sous la table. Programme validé.

Feuilles de vigne farcies, sardines pimentées de Volos, cochon de Crète confit et fumé, poulpe mariné, féta de Lemnos à l’huile d’olive et à l’origan, ou encore crevettes fumées de Messolonghi. Mention spéciale aux kolokythokeftedes, ces beignets de courgettes à plonger sans retenue dans le tzatziki. Côté tartinables, tarama, caviar d’aubergines et féta écrasée au piment se partagent à coups de pain.
Puis viennent les plats mijotés, hérités des recettes de la maman de Symeon : soutzoukakia (boulettes mijotées à la sauce tomate), imam bayildi (aubergines fondantes aux oignons caramélisés), gemista (petits légumes farcis au riz aromatique) et, évidemment, la moussaka. Pour finir, la section « Douce Grèce » aligne la portokalopita au parfum d’orange, le galaktoboureko au lait de brebis et une chocolatopita. Les diététiciens repasseront, les nostalgiques de vacances en Égée applaudiront.
Ce qu’il faut retenir : Une vraie taverne de quartier, généreuse et sans chichis, où l’on mange grec comme à Athènes pour une poignée d’euros : comptez entre 2,50 € et 9,50 € pour les mezzés et entre 12 € et 18 € pour les plats mijotés. Seul impératif : arriver tôt, car la maison ne prend pas de réservation.
Supergrec
88 rue Réaumur, Paris 2e
Du lundi au samedi, de 18 h 30 à 22 h
Sans réservation