Ces brasseries parisiennes mythiques régalent le tout-Paris depuis plus d’un siècle
Imaginez une salle aux boiseries centenaires, une assiette de fruits de mer posée devant vous et le brouhaha chaleureux d’une salle comble : voilà ce que promettent les meilleures brasseries parisiennes. De la Bastille aux Champs-Élysées, ces adresses mythiques racontent l’histoire de la gastronomie française à travers leurs décors, leurs recettes et leurs traditions.
Des institutions qui traversent les siècles
Certaines brasseries parisiennes ont vu naître la Tour Eiffel. Le Grand Café Capucines, ouvert en 1875, a même été inauguré en même temps que l’Opéra Garnier. Aujourd’hui encore, il accueille ses clients tous les jours de 7h à 1h du matin, avec une carte qui revisite les classiques comme les escargots fondants ou les profiteroles. Une modernisation récente a su préserver son atmosphère Belle Époque.
La brasserie Bofinger, fondée en 1864 par l’aubergiste alsacien Frédéric Bofinger, revendique le titre de plus ancienne brasserie alsacienne de Paris. Nichée entre la place de la Bastille et la place des Vosges, elle a traversé plus de 150 ans d’histoire sans renier son âme ni l’authenticité de sa cuisine. De son côté, La Renommée, installée dans une ancienne épicerie fondée en 1823 dans le 1er arrondissement, propose une carte française généreuse accompagnée d’une cave forte de 700 références.
La Brasserie Floderer, elle, a ouvert ses portes en 1909 dans la cour des Petites-Écuries. Son décor Belle Époque intact et sa cuisine à forte influence alsacienne en font une adresse de référence, ouverte du petit-déjeuner au brunch du week-end.
Brasseries parisiennes emblématiques à connaître avant tout
- Au Pied de Cochon : fondée en 1947, ouverte presque 24h/24 et 7j/7, avec une recette de pied de cochon inchangée depuis près de 70 ans.
- Brasserie Mollard : cadre Art Nouveau classé, près de la gare Saint-Lazare, service jusqu’après minuit.
- Brasserie Sébillon : fondée en 1914, spécialité de gigot d’agneau fermier Allaiton d’Aveyron servi à volonté, ouvert 7j/7 jusqu’à 23h.
- Bofinger : la plus ancienne brasserie alsacienne de Paris, fondée en 1864, et sa choucroute légendaire.
- Le Grand Café Capucines : ouvert depuis 1875, tous les jours de 7h à 1h, idéal après un spectacle.
Des adresses pour chaque envie, du fleuve aux Champs-Élysées
Pour une expérience hors du commun parmi les brasseries parisiennes, la péniche Aqua propose une grande terrasse ensoleillée amarrée sur la Seine, à la hauteur de Suresnes. C’est une option idéale pour un déjeuner ou un verre face au courant, avec une vue apaisante sur le fleuve.
Plus discret, Maison François 1er est un ancien bar à vin reconverti en brasserie feutrée, à deux pas des Champs-Élysées. Son cadre cosy et sa cuisine française soignée en font une adresse confidentielle, loin de l’agitation des grandes artères. De même, la brasserie Le Tourville, dans le 7e arrondissement, date des années 1860. Reprise par une direction familiale, elle a rénové son décor signé Jacques Garcia et retravaillé sa carte. En réservant la bonne table à l’étage, on bénéficie d’une vue directe sur la Tour Eiffel.
L’Auberge Dab, près de la porte Maillot et du Palais des Congrès, se distingue par ses généreux plateaux de fruits de mer préparés à la minute dans un cadre Belle Époque. C’est une adresse solide pour qui cherche une cuisine française traditionnelle dans un décor soigné.
Ce qui attend les amateurs de brasseries parisiennes en 2026
Le paysage des brasseries parisiennes continue d’évoluer. La Brasserie Casel ouvrira ses portes à la rentrée 2026 au 16 avenue Victoria, à quelques pas du Théâtre du Châtelet. Son concept mise sur une cuisine française centrée sur les viandes maturées, présentées dans une cave vitrée visible depuis la salle. Une adresse déjà très attendue par les amateurs de gastronomie française.
Car c’est bien là la force de ces tables : elles ne se contentent pas de servir des plats, elles entretiennent un art de vivre à la française, entre décors préservés, recettes transmises et service généreux. Qu’il s’agisse d’un gigot d’agneau à volonté chez Sébillon, d’une soupe de poissons chez Mollard ou d’un pied de cochon mythique servi après minuit, chaque adresse porte en elle une histoire que l’assiette raconte mieux que n’importe quel guide.