Trois nouveaux bistrots parisiens où l’on s’attarde du déjeuner à la nuit

Trois nouveaux bistrots parisiens où l'on s'attarde du déjeuner à la nuit
Trois nouveaux bistrots parisiens où l'on s'attarde du déjeuner à la nuit
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Rester plus longtemps que prévu, commander un dernier verre sans y avoir pensé, revenir la semaine suivante : voilà ce que provoquent les nouveaux bistrots parisiens qui s’installent discrètement dans les quartiers, entre devantures centenaires et espaces entièrement repensés. Trois adresses, trois ambiances, une même envie de faire du repas un moment qui s’étire.

Eupatoria 5 et Éthanol : deux lieux chargés d’histoire, deux cuisines d’auteur

Dans le quartier de Ménilmontant, à deux pas de l’église Notre-Dame-de-la-Croix, Eupatoria 5 occupe un espace qui a traversé plusieurs vies. Ancienne brocante, bar clandestin, puis galerie d’art, le lieu porte ses couches d’histoire sans les effacer. Les murs patinés, les étagères chargées de bouteilles et de livres, la cuisine ouverte et la petite terrasse baignée de lumière forment un décor qui rappelle davantage une taverne de quartier qu’un restaurant tendance. On s’y installe avec la sensation d’entrer dans un endroit qui a déjà mille histoires à raconter.

En cuisine, le chef Basile Eidel, révélé au grand public dans Top Chef après avoir travaillé chez Boucan, compose une carte qui fait dialoguer la Grèce et Paris. Les assiettes se partagent volontiers : tarama maison, beignets de courgettes, poulpe grillé, haricots blancs relevés de poutargue. Dans les verres, une sélection de vins naturels prolonge cet esprit libre. Plus qu’un simple bistrot, Eupatoria 5 cultive l’art des longues soirées où l’on commence par un apéritif et où l’on finit souvent par rester dîner. L’adresse se trouve 5 rue d’Eupatoria, 75020 Paris, ouverte en semaine et le week-end pour le dîner, avec terrasse aux beaux jours. Réservation par SMS au 07 62 62 74 46.

Dans le 11e arrondissement, Éthanol s’inscrit dans une démarche différente. Le chef Maxime Bouttier, déjà à la tête de Géosmine, son restaurant étoilé situé à quelques mètres, ouvre ici un nouveau chapitre entre bar à vins et table d’auteur. L’ancienne cordonnerie a été entièrement réinventée : chêne massif, tommettes anciennes, acier corten et larges baies vitrées composent un décor à la fois brut et chaleureux. Dès les beaux jours, une petite terrasse prolonge l’atmosphère, pensée aussi bien pour un verre improvisé que pour un dîner qui s’éternise.

Dans les assiettes, le chef abandonne le cérémonial du gastronomique sans renoncer à l’exigence qui a fait la réputation de Géosmine. La carte suit le marché et mêle produits ibériques d’exception, recettes à partager et créations personnelles, comme les artichauts accompagnés d’un ajo blanco à la noisette ou les croquettes de rillettes croustillantes. La cave compte plus de 400 références de vins soigneusement sélectionnées, et le service décontracté invite à se laisser guider. Éthanol se trouve 28 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris. Ouvert le mercredi, jeudi et vendredi de 17 h 30 à minuit, le samedi de 12 h à 14 h puis de 17 h 30 à minuit, et le dimanche de 12 h à 17 h. Fermé le lundi et le mardi. Chiens acceptés. Téléphone : 01 86 04 97 09.

Ce que ces nouveaux bistrots parisiens ont en commun

D’un arrondissement à l’autre, ces trois adresses partagent plusieurs traits qui définissent cette nouvelle génération de tables de quartier. En voici les points saillants :

  • Une cuisine sincère qui évolue au fil des saisons et des marchés, sans artifices.
  • Des espaces pensés pour durer, avec des matières qui se patinent avec le temps.
  • Une sélection de vins naturels dans chacun des trois lieux.
  • Des assiettes conçues pour être partagées, favorisant la convivialité.
  • Une lumière et une atmosphère qui accompagnent aussi bien le déjeuner que les longues soirées.

Car c’est bien là le fil conducteur de ces nouveaux bistrots parisiens : on entre pour déjeuner, et l’on finit souvent par prolonger la soirée. L’atmosphère y est pour beaucoup, mais la cuisine aussi. Chaque chef apporte une identité forte, ancrée dans un parcours personnel, sans jamais perdre de vue l’essentiel : que le client se sente bien.

L’Amic, le bistrot du 18e qui cultive l’esprit des cafés d’autrefois

Dans le 18e arrondissement, L’Amic occupe une place à part parmi les nouveaux bistrots parisiens. Imaginé par une bande de copains, ce bistrot cultive l’esprit des cafés parisiens d’autrefois, avec juste ce qu’il faut de modernité. Le grand comptoir en zinc, les murs en pierre et en brique apparents, les banquettes vertes et les grandes tablées donnent immédiatement le ton. À midi, la lumière traverse généreusement les deux salles. Le soir, les bougies s’allument, les conversations s’étirent et le lieu prend des allures de maison où l’on revient avec plaisir.

En cuisine, le chef Gabriel Urgese, formé entre la France et l’Italie, revisite les classiques du bistrot avec des clins d’œil à ses origines milanaises. La saucisse-purée relevée d’un jus à la nduja côtoie un risotto milanais crémeux, et des assiettes à partager évoluent au fil des saisons. Derrière le comptoir, la sélection de vins nature accompagne cette cuisine sans détour. Le dimanche, un grand plat est servi au centre des tables, dans l’esprit d’un déjeuner de famille où chacun se ressert volontiers.

L’Amic se trouve 50 rue du Poteau, 75018 Paris. Ouvert du mardi au samedi de 12 h à 15 h et de 18 h à 2 h, et le dimanche de 12 h 30 à 17 h. Fermé le lundi. Réservation conseillée au 01 88 61 16 85.

Infos pratiques pour planifier votre visite

Ces nouveaux bistrots parisiens partagent un point commun côté organisation : la réservation est conseillée dans les trois cas, que ce soit par téléphone pour L’Amic et Éthanol, ou par SMS pour Eupatoria 5. Les horaires varient d’une adresse à l’autre, donc mieux vaut vérifier avant de se déplacer. L’Amic et Eupatoria 5 proposent aussi un service du dimanche, idéal pour un déjeuner prolongé en fin de semaine. Éthanol, de son côté, ouvre le dimanche de 12 h à 17 h, ce qui en fait une option solide pour un repas de milieu de journée dans le 11e.

Ces trois adresses illustrent bien ce que la scène bistrotière parisienne produit de plus enthousiasmant en 2026 : des lieux où le soin apporté au décor, à la cuisine et à la sélection de vins se met au service d’une expérience simple, celle de passer un bon moment à table.

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