À Venise, Nicolas Ghesquière habille quatre actrices pour Louis Vuitton
Quand le tapis rouge du Festival de Venise 2026 devient le prolongement naturel d’un atelier de création, Louis Vuitton fait bien plus que vêtir des actrices : la maison y déploie une vision cohérente, où la mode sur mesure et la beauté s’articulent autour des figures les plus en vue de la compétition internationale.
Quatre femmes, quatre créations signées Nicolas Ghesquière
Pour cette édition du festival, Nicolas Ghesquière a conçu des pièces custom pour quatre personnalités directement liées à la compétition. Le geste n’est pas anodin : il ne s’agit pas d’habiller des invitées en marge de l’événement, mais bien des femmes au cœur du programme, que ce soit devant la caméra ou derrière la table du jury.
Saoirse Ronan, ambassadrice de la maison, présentait à Venise son court-métrage intitulé Paper Plane. À ses côtés dans la compétition, Rooney Mara défendait le film Bucking Fastard, tandis que l’actrice japonaise Aju Makita représentait Look Back. Enfin, Barbara Ronchi siégeait au jury de la section Orizzonti, apportant à cet ensemble une dimension institutionnelle rare.
Ce choix de quatre personnalités ancrées dans la sélection officielle dit quelque chose de précis sur la manière dont Louis Vuitton investit Venise : pas comme un événement de communication périphérique, mais comme un territoire de création à part entière, où chaque tenue dialogue avec une présence cinématographique réelle.
La beauté comme prolongement du vêtement
Au-delà des créations mode, le festival a aussi mis en lumière des produits de La Beauté Louis Vuitton portés par certaines des invitées. Deux références ont retenu l’attention, chacune choisie en écho à la personnalité qui la portait.
Saoirse Ronan arborait le LV Ombres dans la teinte 724 Monogram Dune, une nuance dont le nom renvoie directement au motif Monogram qui traverse l’histoire de la maison depuis 1896. Ce lien entre le produit de beauté et le patrimoine textile de Louis Vuitton n’est pas fortuit : depuis sa création par Louis Vuitton en hommage à son père, la toile Monogram irrigue l’ensemble des expressions créatives de la maison, y compris les plus récentes.
Aju Makita, elle, associait deux teintes du LV Rouge : la 650 Dance on Mars et la 896 Monogram Rouge, décrite comme un rouge bruni élégant. La superposition des deux teintes crée un effet de profondeur que ni l’une ni l’autre n’aurait produit seule, et illustre une façon de travailler la couleur par accumulation plutôt que par contraste.
Ce que Venise révèle de la démarche Louis Vuitton
Le Festival de Venise offre à Louis Vuitton un cadre particulièrement juste. Le cinéma international y réunit des actrices de nationalités et de générations différentes, des jurés et des auteurs, toutes présentes pour une raison artistique précise. Habiller ces femmes en custom, c’est prendre position : chaque création est pensée pour une silhouette, un contexte, un film.
Ce n’est pas la première fois que la maison fait du festival vénitien un espace d’expression. Mais la cohérence entre les tenues de scène et les produits de beauté choisis cette année témoigne d’une approche construite, où mode et beauté ne se superposent pas par hasard. La teinte Monogram Dune portée par Ronan, par exemple, crée un fil discret mais lisible entre le maquillage et les motifs textiles que Louis Vuitton cultive depuis plus d’un siècle.
Pour la maison, Venise 2026 aura fonctionné comme une démonstration silencieuse : celle d’une création sur mesure capable de traverser les disciplines, du vêtement au rouge à lèvres, sans jamais forcer le trait.
Source : la publication de Louis Vuitton sur Instagram