Louis Vuitton transforme sa fleur Monogram en bijou à composer soi-même

Louis Vuitton transforme sa fleur Monogram en bijou à composer soi-même
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Ana de Armas porte au poignet une montre, à l’oreille une fleur de pierre, et sur le visage cette façon qu’ont certaines pièces de changer l’humeur d’une journée. Louis Vuitton présente la collection Color Blossom, une ligne de joaillerie fine et de montres construite autour de la fleur Monogram, revisitée en volumes sculptés et en pierres de couleur aux nuances riches.

La fleur Monogram passe à la troisième dimension

La fleur Monogram est l’un des motifs les plus reconnaissables que la maison porte depuis des générations. Sur une tresse, une toile ou une boucle de ceinture, elle reste plane, graphique, répétitive. Dans Color Blossom, elle change de nature : elle gagne du relief, se creuse, s’arrondit, et prend la forme d’un bijou qu’on regarde sous plusieurs angles.

Ce passage au volume n’est pas anodin. Un motif plat traduit en pièce sculptée oblige à repenser chaque pétale, chaque proportion, chaque face. Le résultat, chez Louis Vuitton, ce sont des créations où la fleur ne se lit plus comme une surface imprimée mais comme une forme à part entière, dotée d’ombre et de profondeur.

C’est précisément là que les pierres de couleur entrent en jeu. Leurs nuances riches ne servent pas de simple ornement : elles habitent les volumes, les soulignent, les font exister différemment selon la lumière. Porter l’une de ces pièces, c’est porter quelque chose qui change d’aspect au fil de la journée.

Une palette à construire soi-même

Ce qui distingue Color Blossom d’une ligne de joaillerie classique, c’est l’intention de combinaison que la collection porte en elle. Louis Vuitton a conçu ces pièces pour qu’elles se répondent, qu’on les associe librement, qu’on choisisse ses couleurs, ses proportions, ses correspondances entre montre et bijou.

La collection réunit joaillerie fine et montres dans un même vocabulaire formel. Cela suppose que chaque pièce, qu’il s’agisse d’une bague, d’une boucle d’oreille ou d’un bracelet-montre, parle la même langue de volumes et de tons. L’assemblage devient alors une décision personnelle, presque une composition, plutôt qu’un achat dicté par un look imposé.

Pour la femme qui porte ces pièces, cela change concrètement la manière d’aborder son vestiaire. Au lieu de chercher le bijou assorti, elle choisit une palette. Au lieu de suivre une tenue imposée par la maison, elle construit la sienne.

Ana de Armas, un visage qui n’explique pas mais qui montre

Pour incarner cette collection, Louis Vuitton a fait appel à Ana de Armas, son ambassadrice. Le choix d’une campagne de présentation plutôt que d’un défilé ou d’une installation dit quelque chose sur la nature de Color Blossom : c’est une collection qui se lit sur une personne, pas sur un podium.

Ana de Armas porte les pièces sans les sur-expliquer. La campagne montre comment la fleur Monogram sculptée se pose sur un corps en mouvement, comment les pierres colorées dialoguent avec une carnation, comment une montre et un bijou peuvent coexister sans se concurrencer. C’est une façon concrète de donner à voir ce que la combinaison des pièces peut produire.

Ce rôle d’ambassadrice n’est pas une nouveauté pour elle au sein de la maison. Mais dans le contexte de Color Blossom, sa présence prend une signification précise : elle illustre l’idée même que la collection défend, celle d’une femme qui choisit, assemble et s’approprie.

L’héritage du Monogram, toujours en mouvement

Depuis que Louis Vuitton a imaginé la toile Monogram en 1896 en hommage à son père, ce motif n’a cessé de se transformer. La maison, fondée à Paris en 1854, a construit son histoire sur une capacité à réinventer ses propres codes sans les abandonner. Aujourd’hui, ce sont les directeurs artistiques et les artistes que la maison invite qui s’emparent du Monogram pour le déplacer.

Color Blossom s’inscrit dans cette logique. La fleur n’est pas reproduite à l’identique sur un bijou : elle est repensée pour un autre médium, avec ses contraintes propres, ses matières, sa tridimensionnalité. C’est ainsi que Louis Vuitton maintient la pertinence d’un motif né il y a plus d’un siècle, en le soumettant à de nouvelles exigences formelles plutôt qu’en le préservant à l’abri du changement. La fleur Monogram n’illustre pas la collection : elle en est la matière première.

Source : la publication de Louis Vuitton sur Instagram

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