Pomellato joue le diamant en deux partis pris opposés

Pomellato joue le diamant en deux partis pris opposés
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Deux anneaux, une même collection, et pourtant tout les oppose : Pomellato propose avec sa ligne Iconica un face-à-face entre deux manières radicalement différentes de faire parler le diamant.

Quand l’or sculpte la lumière

Le premier anneau part d’un choix de matière fort : l’or rose. Ce n’est pas un simple écrin. Le métal y est travaillé en sertis sculptés, dont les formes géométriques définissent autant qu’elles délimitent chaque pierre. Les diamants blancs qui y prennent place ne sont pas disposés au hasard : leurs tailles géométriques répondent directement à l’architecture du métal qui les entoure.

Le résultat, c’est une pièce où l’or et la pierre se lisent ensemble, comme deux éléments d’un même dessin. La lumière ne vient pas seulement du diamant ; elle naît aussi de la façon dont le serti la cadre, la dirige, la découpe. C’est cette interaction entre le métal ouvragé et la taille de la pierre qui donne à cette version de l’anneau son caractère particulier.

Ce travail du serti sculpté illustre une approche dans laquelle la maison affirme une maîtrise technique précise : former le métal pour qu’il devienne lui-même un instrument optique, au service de la brillance.

L’autre extrême : le pavé total

Le second anneau défend une philosophie opposée. Ici, plus de métal visible : la surface de la pièce est recouverte d’un pavé intégral de diamants. L’or disparaît sous les pierres, ou presque. Ce que l’on voit, c’est une masse de lumière continue, sans interruption, sans ligne de métal pour structurer le regard.

Là où le premier anneau joue sur le contraste entre l’or et la pierre, celui-ci efface toute frontière. La brillance n’est plus cadrée, elle est totale. Ce choix suppose une rigueur différente dans la pose des pierres : chaque diamant doit s’ajuster à ses voisins avec une précision suffisante pour que l’ensemble paraisse homogène, presque continu.

C’est une autre forme de maîtrise du serti que Pomellato met en avant ici, non plus sculpturale, mais d’une régularité méticuleuse. Les deux pièces font donc valoir des compétences distinctes, appliquées à un même objet de départ.

Un dialogue entre deux lectures du diamant

Ce qui est intéressant dans la démarche de Pomellato, c’est précisément le fait de présenter ces deux anneaux ensemble, au sein de la même collection. L’un ne remplace pas l’autre ; ils coexistent comme deux réponses valides à une même question : comment traiter le diamant sur un anneau en or rose ?

La géométrie, dans le premier cas, est explicite : elle s’inscrit dans les formes taillées des pierres et dans le tracé des sertis sculptés. Dans le second, la géométrie est implicite : elle se cache dans la régularité du pavé, dans la façon dont les pierres se juxtaposent pour former une surface sans faille.

La brillance, que Pomellato identifie comme le fil conducteur de cette proposition, s’exprime donc de deux manières distinctes. Structurée et architecturale d’un côté, continue et enveloppante de l’autre. Ce n’est pas une contradiction : c’est une démonstration que le même résultat, la lumière projetée par le diamant, peut être obtenu par des chemins techniques très différents.

Ce que dit la collection Iconica sur l’approche de la maison

Mettre deux pièces aux partis pris si opposés sous une même bannière, c’est une manière pour Pomellato de signaler que la collection Iconica n’est pas construite autour d’un seul geste répété. Elle accueille des interprétations divergentes, à condition qu’elles partagent une même exigence dans le travail du serti.

C’est aussi une façon de renouveler un objet familier, l’anneau en or rose, sans en changer le format. La variation ne porte pas sur la silhouette, mais sur le traitement de surface et sur la relation entre le métal et la pierre. Pour qui cherche une pièce en diamants, ces deux anneaux offrent des expériences visuelles et tactiles radicalement différentes, issues pourtant du même atelier et de la même ligne.

Dans un secteur où la joaillerie tend souvent à uniformiser ses propositions autour de codes reconnaissables, Pomellato choisit ici de montrer deux visages du diamant sans en hiérarchiser la valeur. L’un vaut l’autre, chacun à sa manière.

Source : la publication de Pomellato sur Instagram

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