Camper et ISSEY MIYAKE dévoilent Anna, cette chaussure qui se prend pour une chaussette
Quand une chaussure refuse d’être seulement une chaussure, quelque chose d’intéressant se produit. C’est précisément ce que propose Camper avec Anna, une création née d’une collaboration avec ISSEY MIYAKE qui repense le rapport entre le pied et ce qui l’habille.
Anna, la chaussure Camper qui redéfinit la frontière avec la chaussette
À première vue, Anna ressemble à une chaussure classique. Sa semelle structurée, son bout pointu et son petit talon lui donnent une allure résolument urbaine. Pourtant, tout change dès que le regard remonte vers la tige. Celle-ci est fabriquée en maille TENCEL, une fibre naturelle issue de bois provenant de sources durables, douce, respirante, et d’une légèreté presque impalpable. Elle enveloppe le pied et le bas de la jambe avec une souplesse qui évoque davantage une chaussette qu’une chaussure traditionnelle.
Ce contraste entre la base solide et la tige fluide n’est pas un accident de design. Il est calculé, délibéré. D’un côté, la permanence de la semelle. De l’autre, une tige qui s’adapte à la chaleur du corps, à ses contours, à sa forme propre. Le résultat est une pièce qui ne cherche pas à dissimuler le pied, mais à en révéler la silhouette.
La philosophie ISSEY MIYAKE au coeur du projet
Pour comprendre Anna, il faut comprendre ce qui anime la maison ISSEY MIYAKE depuis sa fondation en 1971 autour du concept a piece of cloth. La marque a toujours cherché, à travers le tissu, à effacer les frontières entre le vêtement et le corps. Satoshi Kondo, directeur artistique des collections femme de la maison, a transposé cette même logique dans le domaine de la chaussure en s’associant à Camper.
La question centrale n’est pas esthétique. Elle est presque philosophique : qu’est-ce que cela signifie de porter une chaussure ? Anna y répond en explorant l’espace entre la structure et la peau, entre ce qui tient et ce qui s’adapte. La tige en maille TENCEL incarne cet interstice, cette relation entre l’objet et le corps qui le porte.
Ce que Camper apporte à cette rencontre
Fondée à Majorque en 1975, la marque espagnole a toujours placé le design au service d’une résistance à l’éphémère. Cette posture se retrouve dans Anna, où la solidité de la semelle fait écho à cette recherche de permanence. La collaboration avec ISSEY MIYAKE n’est donc pas un simple exercice de style. Elle réunit deux maisons dont les philosophies, bien que distinctes, convergent vers une même exigence : créer des objets qui durent et qui ont du sens.
Anna sera disponible en deux silhouettes. La première est une chaussure basse, déclinée en noir et beige. La seconde est une botte, proposée en noir, bleu et bleu marine foncé. Ces options offrent une palette sobre, pensée pour s’intégrer dans une garde-robe urbaine sans chercher à s’imposer.
- Tige en maille TENCEL, fibre naturelle issue de bois provenant de sources durables
- Semelle structurée à bout pointu avec un petit talon
- Chaussure basse disponible en noir et beige
- Botte disponible en noir, bleu et bleu marine foncé
- Dévoilée au défilé ISSEY MIYAKE Automne-Hiver 2026/27 lors de la Fashion Week de Paris
Un défilé parisien comme première apparition
Anna a fait sa première apparition publique sur le podium du défilé ISSEY MIYAKE Automne-Hiver 2026/27, présenté lors de la Fashion Week de Paris en mars dernier. Ce choix de présentation n’est pas anodin. Intégrer une chaussure issue d’une collaboration dans un défilé de prêt-à-porter, c’est lui conférer un statut qui dépasse celui d’un simple accessoire. Anna devient ainsi une pièce à part entière de la collection, pensée en cohérence avec les vêtements qui l’entourent.
Ce geste dit aussi quelque chose sur l’état actuel de la mode. Le luxe ne se concentre plus uniquement dans les catégories traditionnelles. Il s’exprime désormais dans des collaborations inattendues, dans des matières discrètes mais précises, dans des gestes techniques qui ne se remarquent pas immédiatement mais qui se ressentent à l’usage. Camper et ISSEY MIYAKE en font la démonstration avec Anna, une pièce qui pose une question simple et difficile à la fois : et si une chaussure pouvait faire oublier qu’elle en est une ?