Longchamp installe sa Winter ’26 dans la Villa Savoye

Longchamp installe sa Winter '26 dans la Villa Savoye
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C’est dans les volumes épurés de la Villa Savoye, l’une des constructions les plus radicales du XXe siècle, que Longchamp a choisi de présenter sa collection Winter ’26. Un dialogue entre mode et architecture qui, d’emblée, dit quelque chose sur la direction esthétique prise par la maison.

Un écrin géométrique pour une collection hivernale

La Villa Savoye, œuvre de Le Corbusier, est un bâtiment construit autour de principes stricts : la ligne droite, le volume pur, la géométrie comme langage. Ses façades blanches, ses fenêtres en bandeau et ses pilotis composent un cadre que rien n’orne de superflu. C’est précisément cette austérité calculée que Longchamp a choisie pour y déployer ses nouvelles pièces.

Le choix du lieu n’est pas neutre. En s’installant dans un espace où chaque angle est pensé, chaque surface travaillée, la maison place sa collection Winter ’26 sous le signe de la forme et de la rigueur. L’architecture moderniste de Le Corbusier agit moins comme décor que comme interlocuteur.

La collection se déploie à travers l’ensemble de la résidence, pièce après pièce, ce qui impose une lecture fragmentée, presque déambulatoire. On n’observe pas les pièces depuis un seul point de vue, on les découvre au fil des espaces.

La scénographie au service du propos

Derrière la mise en scène, c’est le scénographe Rafael Medeiros qui a orchestré l’occupation des volumes. Sa lecture de la Villa Savoye consiste à laisser l’architecture exister pleinement, à ne pas la couvrir mais à s’y glisser. Ainsi, les pièces de Longchamp rencontrent la géométrie moderniste sans la concurrencer.

Le résultat est une présentation où les lignes du bâtiment cadrent les silhouettes, où les angles droits des murs servent de repères visuels. Ce type de scénographie demande une grande cohérence entre le vestiaire présenté et le lieu choisi, car la moindre dissonance se voit immédiatement.

L’œil de Guillaume Sanner

C’est le photographe Guillaume Sanner qui a assuré la captation de cette présentation. Son rôle, dans ce contexte architectural fort, est de trouver les rapports d’échelle, les contrastes entre les matières de la collection et les surfaces lisses du béton enduit, les jeux d’ombre propres aux volumes modernistes.

La photographie, dans une présentation de ce type, prolonge la scénographie. Elle choisit ce que le visiteur ne peut pas voir d’un seul coup d’œil et fixe la lecture que la maison propose de sa propre collection. Pour Longchamp, les images signées Sanner constituent donc une partie intégrante du message Winter ’26, pas une simple documentation.

Ce que ce choix dit de Longchamp

Opter pour la Villa Savoye plutôt que pour un showroom ou un espace neutre, c’est prendre une position. La maison s’aligne sur une certaine idée de la modernité, celle qui ne cherche pas l’ornement pour impressionner mais qui mise sur la cohérence des volumes et la précision des formes.

Cette approche colore nécessairement la façon dont on perçoit la collection Winter ’26. Les pièces présentées dans ce cadre héritent d’une lecture : elles sont vues comme des objets pensés, construits, et non comme des effets de saison. C’est un pari éditorial que la marque assume jusqu’au bout, en confiant la scénographie à Rafael Medeiros et la photographie à Guillaume Sanner.

Longchamp ne raconte pas seulement un vestiaire hivernal. En choisissant de l’installer dans l’une des architectures les plus commentées du siècle dernier, la maison propose une manière de regarder ses pièces : avec la même attention qu’on porterait à un bâtiment, détail après détail, proportion après proportion.

Source : la publication de Longchamp sur Instagram

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