« Beaucoup cherchent une date de péremption » : ce symbole clé sur vos cosmétiques
Vous avez peut-être déjà sorti une crème du fond d’un placard sans savoir si elle était encore bonne à utiliser. Ce réflexe très courant peut pourtant exposer votre peau à des risques réels. Danielle Louise, experte beauté pour la plateforme Fresha, attire l’attention sur un symbole présent sur la quasi-totalité de vos cosmétiques, et que beaucoup ignorent encore.
Ce que le symbole PAO révèle sur vos produits de soin
Sur chaque emballage, un petit dessin en forme de pot ouvert indique la durée pendant laquelle un produit reste utilisable après sa première ouverture. Ce symbole s’appelle le PAO, pour période après ouverture. Il est accompagné d’une mention chiffrée : 6M pour six mois, 12M pour douze mois, ou encore 18M pour dix-huit mois. C’est cette durée, et non une date de péremption classique, qui doit guider votre usage au quotidien.
Beaucoup de personnes cherchent instinctivement une date imprimée sur le flacon, comme sur un aliment. Or, pour les cosmétiques dont la durabilité minimale dépasse trente mois, la réglementation européenne prévoit l’indication d’une période après ouverture lorsque celle-ci est pertinente. Ce n’est donc pas systématique sur tous les produits, mais le PAO reste un repère fiable dès qu’il est présent.
D’autres signes peuvent aussi alerter. Une modification importante de l’odeur, de la texture ou de la couleur mérite votre attention, précise Danielle Louise. Pour les autobronzants, par exemple, une teinte verdâtre peut signaler que la formule s’est oxydée et que le produit n’est plus utilisable.
Les cosmétiques les plus à risque en cas de dépassement
Tous les produits ne se valent pas face au temps. Certains méritent une vigilance particulière, car leurs conséquences en cas d’utilisation dépassée peuvent être plus sérieuses.
- Le mascara et l’eyeliner : leur contact répété avec les yeux favorise l’accumulation de bactéries, ce qui augmente le risque de prolifération microbienne.
- Les crèmes solaires : leurs actifs diminuent avec le temps, rendant la protection inefficace. Un SPF périmé n’offre plus de bouclier contre les rayons UV.
- Les fonds de teint et correcteurs : souvent achetés en double selon les saisons, ils restent ouverts sans que l’on sache depuis combien de temps.
- Les autobronzants : une coloration verdâtre indique une oxydation de la formule, signe que le produit est à jeter.
Utiliser un cosmétique dont la durée d’usage est dépassée peut provoquer une perte d’efficacité, des irritations ou des éruptions cutanées. Ces risques ne sont pas anodins, surtout pour les produits appliqués près des yeux ou sur une peau sensible.
Changer de saison, l’occasion de faire le tri dans ses cosmétiques
Le passage d’une saison à l’autre est un moment idéal pour revoir ce qui se trouve dans vos rangements. Les crèmes légères de l’été laissent place aux soins plus riches de l’automne, et certains produits restent ainsi de côté pendant plusieurs mois, voire davantage.
C’est notamment le cas des protections solaires. Une crème solaire à moitié pleine peut facilement être mise de côté après les vacances, puis ressortie l’été suivant. Pourtant, ses actifs se dégradent avec le temps, et elle ne remplit plus son rôle de protection contre les dommages liés aux UV.
De même, il est fréquent de posséder deux teintes de fond de teint, une pour l’été et une autre pour l’hiver. On se retrouve alors avec du maquillage ouvert depuis une date inconnue. Vérifier le symbole PAO dès l’ouverture d’un produit, et noter la date si nécessaire, permet d’éviter ce type de situation. Prendre soin de ses cosmétiques, c’est aussi savoir quand les remplacer.