Ba&sh réinvente le vestiaire masculin avec une féminité affirmée
Quand une veste en suède se porte comme un second peau et qu’un trench coat oscille entre rigueur taillée et légèreté assumée, la frontière entre le vestiaire masculin et féminin devient franchement floue. C’est exactement là que ba&sh installe sa nouvelle collection, dans cet entre-deux fertile où le boyish se teinte d’une féminité qui ne cherche pas à se justifier.
Le vestiaire masculin comme matière première
Le point de départ de cette collection est direct : le tailoring et les coupes boyish, ces silhouettes longtemps associées à la garde-robe masculine, sont ici retravaillés pour des femmes qui n’ont pas envie de choisir. La démarche ne consiste pas à copier un vestiaire, mais à le reconstruire autrement, en gardant ce qu’il a de précis et d’ancré tout en y intégrant quelque chose de plus souple, de plus personnel.
Deux pièces concentrent bien cette intention. Le trench coat, silhouette structurée par excellence, se retrouve dans une version qui conserve la rigueur de la coupe sans effacer la morphologie de celle qui le porte. La veste en suède, quant à elle, apporte une texture qui parle immédiatement à la main, une matière à la fois dense et douce, loin de toute neutralité.
Ce choix de matières et de coupes n’est pas anodin. Il dit que le cool, tel que ba&sh le définit ici, n’est ni accidentel ni construit à l’excès. La collection l’énonce clairement : précis, sans effort, féminin. Trois mots qui dessinent une posture plus qu’un style.
Des pièces pensées pour se porter autrement
Ce qui distingue cette approche, c’est la façon dont ba&sh envisage le port des vêtements. Les pièces présentées dans cette collection ne sont pas conçues pour une seule occasion ni pour un seul geste. La maison les décrit comme des pièces aux attitudes multiples, ce qui dans les faits signifie qu’une même veste peut changer de registre selon comment elle est portée, ouverte ou fermée, sur une robe ou un pantalon, habillée ou décontractée.
C’est précisément là que le vestiaire masculin réapproprié prend tout son sens. Une coupe boyish ne contraint pas : elle offre au contraire une liberté de mouvement et de style que les coupes ajustées ne permettent pas toujours. Pour celle qui la porte, cela se traduit par une garde-robe qui s’adapte sans multiplier les achats.
Cette collection construit ainsi un vestiaire cohérent autour d’un principe simple : des essentiels qui ne se ferment pas sur eux-mêmes. Chaque pièce est pensée comme un point de départ, pas comme une réponse définitive à une tenue.
La campagne, entre direction et regard
La collection s’accompagne d’une campagne réalisée sous la direction de Laura Rijnties, avec la participation de Paula Soares. Ce duo de collaboratrices pose un regard sur les pièces qui prolonge l’intention de la collection : montrer des vêtements portés, pas simplement présentés.
Le choix d’associer une directrice et une figure comme Paula Soares à la mise en image de cette collection n’est pas un détail. Il inscrit ba&sh dans une façon de communiquer où l’image ne survend pas, elle accompagne. Le vêtement reste au centre, et c’est ce qu’il fait, la façon dont il tombe, dont il entoure, qui prime sur le reste.
Pour celles qui souhaitent voir et commander les pièces, la collection est accessible sur ba-sh.com. C’est là que le vestiaire masculin réinterprété par ba&sh prend sa forme la plus concrète : des pièces disponibles, à portée, sans mise en scène superflue.
Source : la publication de ba&sh sur Instagram