Six Senses cultive sa propre ferme solaire au Vietnam
Au Vietnam, un resort repense depuis ses toits la façon dont un établissement de luxe peut nourrir ses hôtes, au sens propre comme au sens figuré. Six Senses Ninh Van Bay abrite une ferme agricole en activité, alimentée par des panneaux solaires installés directement sur les toitures du domaine, et dont chaque récolte rejoint les cuisines sans jamais quitter le site.
Une première qui change la donne au Vietnam
Ce que porte Six Senses Ninh Van Bay, c’est une démarche que l’hôtellerie vietnamienne n’avait pas encore formalisée à cette échelle. La ferme intégrée au resort et alimentée par l’énergie solaire est présentée comme la première du genre dans un resort au Vietnam. Ce n’est pas une ferme partenaire, ni un jardin d’agrément planté pour l’image : elle fonctionne à l’intérieur même des limites du domaine, en circuit fermé.
Concrètement, des panneaux solaires posés sur les toitures du resort captent l’énergie qui fait tourner cet outil agricole. La production d’énergie et la production alimentaire se répondent ainsi sur un même périmètre, sans recourir à des ressources extérieures pour faire le lien entre les deux. Ce couplage, simple dans son principe, est ce qui rend la démarche notable.
Pour un voyageur habitué aux promesses de durabilité des grandes maisons hôtelières, la différence est tangible : ici, la chaîne entre la source d’énergie et l’assiette ne quitte jamais le resort.
Le circuit ultra-court comme philosophie culinaire
Les récoltes issues de cette ferme approvisionnent directement les cuisines de Six Senses. Ce choix architectural, ancrer la production agricole dans le domaine lui-même, détermine la nature de ce qui est cuisiné et servi. On ne parle pas d’un approvisionnement local au sens d’une région ou d’un département : le trajet entre la terre et le fourneau se mesure en dizaines de mètres.
La philosophie culinaire qui découle de ce dispositif repose sur une cuisine simple, qui valorise avant tout ce qui est cultivé à proximité immédiate. Ce choix du minimalisme dans l’assiette n’est pas une contrainte subie : il est la conséquence logique d’un modèle où la disponibilité des produits dicte les menus, et non l’inverse.
C’est ce rapport inversé entre la cuisine et son approvisionnement qui distingue l’approche de Six Senses Ninh Van Bay. La saisonnalité et la réalité de la récolte font partie intégrante de l’expérience proposée au client.
L’énergie solaire, colonne vertébrale du modèle
Les panneaux installés en toiture ne sont pas un accessoire de communication verte : ils contribuent activement à alimenter le resort en énergie. C’est cette même énergie qui soutient le fonctionnement de la ferme, créant une boucle dans laquelle les deux systèmes, hébergement et agriculture, partagent une source commune.
Ce choix technique transforme les toits du resort en surface productive. Des espaces généralement passifs dans l’architecture hôtelière deviennent ici des points d’ancrage d’un modèle où chaque mètre carré contribue à l’autonomie du site. Six Senses fait ainsi de l’infrastructure énergétique un élément visible et opérationnel, pas un système dissimulé dans des locaux techniques.
Pour l’hôtellerie de luxe, c’est une façon de rendre concret ce qui reste souvent abstrait dans les engagements de responsabilité environnementale. À Ninh Van Bay, l’énergie produite en toiture se retrouve, quelques heures plus tard, dans ce qui est posé dans l’assiette. Ce raccourci entre intention et réalité est peut-être ce que la démarche de Six Senses dit de plus net sur ce que peut être, aujourd’hui, le luxe durable.
Source : la publication de Six Senses sur Instagram