Lemaire mêle corps humains et paysages dans une capsule Topor
Des silhouettes où un bras se prolonge en branche, où un visage se fond dans un aplat de terre : c’est à cet endroit précis, entre le corps humain et ce qui l’entoure, que Lemaire a choisi d’ancrer sa nouvelle capsule. La collaboration Topor and Lemaire traduit en vêtements et en accessoires portables un langage visuel construit sur la métamorphose et l’entrelacement des formes.
Quand la figure humaine perd ses contours
Le point de départ de cette capsule, c’est le travail de Topor sur la transformation des corps. Ses formes ne restent jamais fixes : elles glissent du vivant vers le minéral, du visage vers le paysage, de la chair vers l’animal. C’est précisément ce mouvement que Lemaire a choisi de mettre au cœur des pièces.
Ce vocabulaire visuel, fait de figures hybrides, passe ainsi du dessin au tissu. Là où Topor superposait des silhouettes humaines à des éléments naturels ou animaux, la maison les transpose sur des surfaces portées. Le geste n’est pas décoratif : il s’agit de faire exister une image sur un vêtement sans que celle-ci se réduise à un motif.

Ce type de collaboration pose toujours la même question : comment un langage graphique fort survit-il au passage sur un textile ? La réponse que propose Lemaire ici tient dans le choix de l’entrelacement comme principe. Les formes ne s’impriment pas simplement, elles s’imbriquent, comme si le vêtement lui-même participait à la métamorphose.
Des vêtements et des accessoires au service d’un imaginaire
La capsule Topor and Lemaire réunit à la fois des vêtements et des accessoires. Cette double dimension est importante : elle signifie que le vocabulaire de Topor ne se limite pas à un seul type de pièce. Du vêtement à l’accessoire, les figures hybrides circulent et se déclinent sur des objets aux usages distincts.

Ce choix d’étendre la collaboration à l’accessoire dit quelque chose de la manière dont Lemaire aborde le projet : non pas comme un habillage ponctuel d’une toile empruntée, mais comme une intégration plus large d’un imaginaire dans un vestiaire cohérent. Chaque pièce, qu’elle se porte sur le corps ou qu’elle l’accompagne, devient un fragment de ce monde en transformation.
Julia Andréone derrière l’objectif
La photographie de la capsule est signée Julia Andréone. Ce n’est pas un détail secondaire : pour une collection construite sur la fusion des formes, le regard photographique joue un rôle déterminant dans la façon dont les pièces sont perçues. C’est l’image qui décide si les figures hybrides sur les vêtements respirent ou écrasent celui ou celle qui les porte.

Le travail d’Andréone conditionne donc directement la lisibilité de ce que Lemaire et l’univers de Topor ont construit ensemble. Montrer des formes entrelacées sur un corps en mouvement, sans les figer, suppose un cadrage et une lumière pensés en relation avec le dessin lui-même. C’est cet équilibre que la photographie est chargée de rendre visible.
Où trouver la collection
La capsule Topor and Lemaire est disponible sur Lemaire.fr ainsi que dans une sélection de boutiques. La maison ne précise pas lesquelles sont concernées, mais la double mise en vente, en ligne et en espace physique, permet à cette collaboration d’atteindre différents types d’acheteurs.
Pour ceux qui souhaitent voir les pièces avant de les porter, la version boutique offre ce que l’écran ne permet pas : mesurer comment les figures de Topor se comportent sur un volume réel, à hauteur du corps. C’est souvent à cette distance-là que le choix se fait entre un vêtement qui appartient à quelqu’un et un vêtement qui reste une image.
Source : la publication de Lemaire sur Instagram