Jacob Elordi choisit Cassavetes pour le Cartier Cinema Club

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C’est dans la salle historique de l’Aero Theater de Santa Monica que Cartier a réuni cinéphiles et curieux autour d’une soirée qui dit beaucoup sur la façon dont la maison conçoit son rapport à la culture. Loin des galas feutrés, cette édition du Cartier Cinema Club a choisi le cinéma d’auteur comme terrain d’expression, avec Jacob Elordi dans le rôle inattendu de passeur.

Un Club de cinéma au cœur du gala de l’Academy Museum

L’événement s’est tenu dans le cadre du 6e gala annuel de l’Academy Museum of Motion Pictures à Los Angeles. Plutôt que de se contenter d’une présence institutionnelle au gala, Cartier a choisi d’organiser une soirée parallèle, distincte dans son esprit, avec l’American Cinematheque comme partenaire. Ce choix dit quelque chose : la maison ne s’est pas positionnée en sponsor discret, mais en organisatrice d’un espace de réflexion et de projection à part entière.

L’Aero Theater, salle indépendante de Santa Monica connue pour sa programmation exigeante, constitue un cadre qui tranche avec les décors habituels des événements de prestige. Cartier y a trouvé un écrin cohérent avec l’ambition affichée : proposer un rendez-vous culturel ancré dans une tradition cinématographique sérieuse, loin des premières hollywoodiennes classiques.

Jacob Elordi choisit Cassavetes pour le Cartier Cinema Club

Jacob Elordi, hôte et programmateur

Jacob Elordi a assuré la soirée non pas comme simple figure d’attraction, mais comme véritable concepteur de la programmation. C’est lui qui a sélectionné le film projeté : Opening Night de John Cassavetes. Le choix n’est pas anodin. Ce long-métrage, réalisé en 1977, est l’une des œuvres les plus âpres et les plus admirées du cinéma américain indépendant. En le portant devant un public qui ne le connaît pas nécessairement, Elordi endosse une fonction de passeur entre deux mondes.

Ce positionnement est précisément ce que Cartier semble rechercher avec ce format. L’acteur, figure du grand public par ses rôles récents, se retrouve ici à défendre une œuvre que la cinéphilie considère comme un jalon. Ce glissement entre popularité et exigence artistique donne au Cartier Cinema Club une tension intéressante, sans forcer la démonstration.

Une table ronde pour prolonger la projection

La projection ne constituait pas le seul moment de la soirée. Une table ronde a suivi, réunissant deux voix du cinéma contemporain : Sean Baker, réalisateur reconnu pour son travail sur des récits de marges, et Kim Morgan, critique dont la culture cinématographique est largement respectée dans le milieu. Ce dialogue après film transforme l’événement en quelque chose de plus substantiel qu’une simple séance.

Jacob Elordi choisit Cassavetes pour le Cartier Cinema Club

Associer un réalisateur en activité à une critique littéraire autour d’un film de Cassavetes projette la conversation dans plusieurs temporalités à la fois : l’œuvre du passé, le regard critique du présent, et implicitement, ce que le cinéma indépendant continue de signifier aujourd’hui. Pour Cartier, ce format de table ronde ancre l’événement dans une intention éditoriale claire, bien au-delà d’une opération de visibilité.

Ce que le Cinema Club révèle de Cartier

Depuis 1847, Cartier construit un rapport à la création qui dépasse le seul cadre de la joaillerie et de l’horlogerie. La maison s’engage sur des terrains multiples, notamment autour de la création culturelle et artistique, comme le souligne sa propre présentation. Le Cartier Cinema Club s’inscrit dans cette logique : investir un territoire, celui du cinéma d’auteur, avec une cohérence programmatique réelle.

Ce qui distingue cette initiative d’un simple partenariat de gala, c’est la précision des choix opérés. Un film de Cassavetes, une salle indépendante, une table ronde avec des intervenants légitimes, un hôte qui programme plutôt qu’il ne décore : chaque décision construit une image de la maison comme institution culturelle, pas seulement comme marque de prestige. Que Cartier choisisse l’American Cinematheque comme partenaire plutôt qu’une salle de premier rang hollywoodien confirme cette orientation vers une forme d’exigence revendiquée.

Source : la publication de Cartier sur Instagram

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