Louis Vuitton mêle shearling et snowboard Damier pour la montagne
Un snowboard recouvert du motif Damier, des sacs garnis de shearling et de laine, une nacre qui capte la lumière des cimes : Louis Vuitton déploie une capsule ski qui ne sacrifie rien à la douceur pour gagner en efficacité, ni l’inverse.
Quand la glisse rencontre l’objet de désir
Le geste le plus inattendu de cette capsule vient de la ligne Objets Nomades : un snowboard habillé du motif Damier, l’un des motifs les plus reconnaissables de la maison. Ce n’est pas un accessoire de style posé en décor, mais bien un objet de glisse à part entière, pensé sous cette bannière qui explore depuis plusieurs saisons le territoire de l’objet fonctionnel traité avec soin.
Ce choix dit quelque chose de précis sur la direction que prend Louis Vuitton avec cette capsule. Plutôt que de cantonner la montagne à l’univers du vêtement ou du sac, la maison intègre la planche elle-même à sa proposition. Le motif Damier, géométrique et rigoureux, se retrouve ainsi projeté sur une surface qui fend la neige.

Trois sacs, trois manières d’habiller le froid
Du côté des sacs, la capsule réunit trois pièces issues de la ligne LV Ski, chacune avec sa propre façon d’aborder la saison. Le Side Trunk se distingue par un effet nacré qui joue sur la surface du cuir, renvoyant une lumière douce et changeante selon les angles. Ce traitement transforme un modèle structuré en quelque chose de plus aérien, presque minéral.
Le Capucines Cozygram et le Neverfull Inside Out empruntent, eux, une autre voie. Ce sont le shearling et la laine qui prennent le relais, deux matières qui apportent du volume, de la chaleur et une texture immédiatement perceptible au toucher. Poser la main sur ces pièces, c’est ressentir la densité du shearling contre la paume, la légèreté relative de la laine, le contraste entre la douceur des matières et la rigueur de la construction des sacs.

Ces trois modèles ne forment pas un simple assortiment. Ils partagent un fil conducteur que Louis Vuitton revendique clairement : un esprit de performance. Ce mot, souvent galvaudé dans le secteur du luxe, prend ici un sens concret. Il ne s’agit pas de pièces décoratives pensées pour le chalet, mais de sacs conçus pour accompagner un mouvement, une activité, un terrain exigeant.
Un héritage au service d’une proposition actuelle
Pour comprendre ce que cette capsule révèle de la maison, il faut revenir à ce que Louis Vuitton a construit depuis sa fondation à Paris en 1854. À l’origine, le fondateur fabriquait des boîtes destinées à protéger et à transporter les effets personnels de ses clients, avec une attention portée à la fois à la résistance et à la précision du geste. Ce rapport entre l’objet utile et l’objet soigné traverse encore aujourd’hui la manière dont la maison aborde ses collections.
Le motif Monogram, imaginé en 1896, nourrit depuis lors le travail des directeurs artistiques et des artistes qui le réinterprètent. Le motif Damier du snowboard s’inscrit dans cette même logique de réappropriation : prendre un langage graphique établi et le déployer là où on ne l’attendait pas forcément.

Ce que cette capsule ski dit de Louis Vuitton, c’est avant tout une capacité à tenir deux exigences ensemble. D’un côté, des matières qui justifient pleinement leur présence par la sensation qu’elles procurent, shearling, laine, nacre. De l’autre, un objet de glisse qui ne fait pas semblant d’être fonctionnel. La cohérence de l’ensemble ne repose pas sur un seul motif ou un seul code visuel, mais sur cet esprit de performance affiché comme colonne vertébrale. C’est peut-être là ce qui distingue cette capsule d’une simple déclinaison saisonnière.
Source : la publication de Louis Vuitton sur Instagram