5 livres passionnants à offrir pour la Fête des mères
Quelle belle preuve d’amour que d’offrir à sa maman un livre qui lui ressemble. De Éric Orsenna à Alexandre Dumas. Depuis la Thuringe jusqu’à Hollywood. Des préludes de Bach au mystère du docteur Perry en passant par l’art à Florence, chacune puisera dans ces lectures un grand moment d’évasion. Pour repérer ces pépites, nous avons fait appel à Marie-Laure Vallée, notre chroniqueuse littéraire préférée !
L’IVRESSE DE J.-B. BACH

« Que la joie demeure », Eric Orsenna, Claire -Marie Le Guay, éditions Albin Michel
Erik Orsenna est un passionné comme en témoigne souvent la prose enjouée de ses ouvrages. Cette fois, c’est à Jean-Sébastien Bach qu’ il consacre son nouveau livre. Accompagné de Claire-Marie Le Guay, pianiste-concertiste de renom, l’écrivain évoque avec engouement le style musical exceptionnel du virtuose à travers sa vie.
Car le génie du compositeur réside dans son art de passer de la douleur à l’allégresse de façon saisissante. Un exercice incontournable, fondateur pour qui souhaite interpréter le Maître explique Claire-Marie Le Guay. Y parvenir c’est atteindre l’excellence.
Né à la fin du XVIIe siècle en Allemagne, Jean-Sébastien Bach débute comme violoniste puis organiste à la cour de Weimar. Dès lors, son talent est reconnu tant sa musique religieuse comme instrumentale fascine. À 22 ans il a déjà écrit 20 cantates, suivies de chorals, sonates, concertos, suites, et de ses sublimes « Passions ». Le tout d’une ampleur esthétique remarquable jamais atteinte avant lui.
Pourtant, velléitaire, le virtuose refuse toute injonction. Ce qui lui vaut de démissionner parfois.
Libre, il le restera. Libre de ses choix et dans l’expression de son art. Un hymne à la Vie, à l’Amour qui sera salué par le monde entier jusqu’à sa mort. Et bien au delà…
Une lecture où le bonheur est à fleur de page.
On adore !
LA MAGIE DE FLORENCE

« La galerie de Florence », Alexandre Dumas, annotations Cristina Farnetti et Jocelyn Florina, éditions du Chêne
Ce coffret de prestige aux sept tomes recèle un petit bijou de l’histoire de l’art dans la littérature : la galerie des Offices de Florence relatée par Alexandre Dumas. Trois cent gravures des plus grands maîtres de la peinture, entre autre italienne, comme (Le Titien, Botticelli, Le Caravage, Raphaël…) prennent vie sous la plume de Dumas. Des textes jusqu’ici inédits sous forme de livre.
Une collection foisonnante que l’écrivain a accompagnée d’une histoire de la peinture, de l’Antiquité au XVIIIe siècle, mais aussi du destin de la famille de Médicis à l’origine de la création de la galerie des Offices.
Cette pépite grandiose a laquelle a participé Alexandre Dumas inspirera le père pour ses prochains ouvrages romanesques.
Inédit !
LA VIE SECRÈTE DU DOCTEUR PERRY

« Le médecin de Cape Town », E.J. Levy, éditions de l’Olivie
En Irlande, la jeune Margaret nourrit le dessein de devenir médecin. Un idéal impossible à atteindre au début du XIXe siècle lorsque l’on est une femme.
Pour se faire elle va se travestir en homme sous le nom de Jonathan Perry et poursuivre des études brillantes de médecine. Entré comme chirurgien dans l’armée Jonathan part exercer au Cap, en Afrique du Sud. Des liens étroits vont rapidement naître entre le jeune praticien et le gouverneur qui l’accueille. Une proximité qui va choquer l’opinion et la bourgeoisie d’alors.
Margaret parviendra-t-elle à se dévoiler en
tant que femme ?
Une histoire extraordinaire d’après la vie du docteur James Barry qui inspirera Charles Dickens ainsi que Mark Twain !
À découvrir !
LE CHARME DE LADY DIANA

« Miss Spencer », Christine Orban, éditions Albin Michel
Christine Orban aime les héroïnes passionnées que l’Histoire a malmenées. Leur destin est fulgurant, souvent captivant.
Dans ce nouvel ouvrage, c’est feu la princesse de Galles, Lady Diana, qui reprend vie à la première personne sous la plume de l’auteure. Et ce, près de 30 ans après son décès.
L’espace d’un livre, Christine Orban s’empare de son personnage corps et âme, subtilement. De fait, Miss Spencer se révèle , avec sa fragilité néanmoins la détermination que nous lui connaissions depuis une enfance blessée par le départ d’une mère qui fuit le foyer et surtout un époux cruel.
Première déchirure pour Diana. Puis l’espoir anéanti de vivre un conte de fées avec Charles. Un mari qui continue à entretenir une relation avec sa maîtresse, Camilla, quasiment sous ses yeux. Comment a-t-il osé ?
Au fil des pages, on lit son désir de plaire au-delà de son manque d’assurance, son attachement pour ses enfants. Mais aussi son regard sur un entourage qui l’a follement déçue. Pourtant la jeune femme ira jusqu’à briser tous les carcans de la royauté quitte à choquer pour devenir libre, à force de force de résistance. Enfin !
On s’attache à la la sincérité de ce personnage dont la romancière maîtrise les doutes avec délicatesse.
LES DESSOUS DE HOLLYWOOD

« Un château pour Hollywood », Olivier Minne, éditions Séguier
Fort de ses deux précédents ouvrages, dont un hommage à l’acteur Louis Jourdan, Olivier Minne revient avec un roman qui égratigne non sans humour l’univers Hollywood.
Los Angeles, juin 1958. Abigail Fairchild sort de son isolement pour retourner au légendaire Chateau Marmont, hôtel de West Hollywood à la renommée sulfureuse. Recluse depuis vingt ans dans son manoir de Brentwood, l’ancienne starlette de la Paramount, (un temps directrice des lieux) avait renoncé à toute vie mondaine.
Ces rendez-vous ponctuels vont faire renaître chez elle la fantaisie de ses folles années, du cinéma d’antan lorsqu’elle était célèbre, de ses amitiés avec Rudolph Valentino et Errol Flynn. Sa rencontre avec l’énigmatique Wayne Cornwall lui donne l’envie furieuse d’apporter sa touche personnelle à cette demeure baroque qui a perdu de son éclat. L’employé maladroit de l’hôtel qui n’a pour seule promesse que ses seize ans est arrivé à Hollywood par des chemins de hasard. Ce qui va attiser la curiosité de la vieille dame. Elle lui invente un passé, lui apprend à jouer avec la vérité, le met en garde sur les illusions de la ville aux chimères.
Ce lien tisse la toile du roman car à travers le destin de Wayne Cornwall c’est aussi l’histoire fascinante du palace que retrace Olivier Minne. Ce haut lieu people a abrité les grands noms du monde entier et quelques tragédies aussi. Au gré de l’évolution des personnages de fiction mêlés à la vie trépidante des stars se dessine le rêve américain. Et au milieu de tous les excès intrigue Miss Fairchild. Truculent !
En plus, on adore l’illustration de cover réalisée par Marc-Antoine Coulon.
Chronique écrite par MARIE-LAURE VALLÉE
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