Ces nouveaux restaurants à Paris vont marquer 2026, de Ottolenghi à Anne-Sophie Pic
Jamais une année n’avait concentré autant de projets ambitieux pour les amateurs de bonne table : les nouveaux restaurants à Paris en 2026 couvrent un spectre impressionnant, de la street food africaine à la haute gastronomie étoilée, en passant par des rooftops panoramiques et des bistrots de quartier chaleureux. Voici comment s’y retrouver parmi les ouvertures les plus marquantes.
Quand les grands chefs choisissent Paris pour se réinventer
Parmi les ouvertures les plus scrutées, celle d’Anne-Sophie Pic retient l’attention. La cheffe multi-étoilée inaugure Utopic, un bar à cocktails installé au sein de la Fondation Cartier, suivi de près par l’ouverture de son restaurant gastronomique dans le même lieu, à deux pas du Louvre. Un double projet qui confirme l’attrait des institutions culturelles parisiennes pour la restauration haut de gamme.
Du côté du Palais-Royal, Martino Ruggieri pose ses valises avec Maison Ruggieri Palais Royal, à proximité immédiate de la Comédie-Française. Le chef italien s’offre ainsi un écrin prestigieux pour sa table gastronomique. De son côté, Maxime Bouttier, déjà à la tête du restaurant étoilé Géosmine, signe Éthanol, une adresse plus décontractée pensée autour d’assiettes à partager et d’une carte des vins fournie, à deux pas de son établissement principal.
Enfin, le chef anglo-israélien Yotam Ottolenghi prévoit lui aussi son arrivée dans la capitale française, une première pour lui à Paris, même si la source signale que le projet pourrait être reporté.
Des nouvelles tables qui misent sur la diversité des cuisines du monde
La scène des restaurants à Paris en 2026 se distingue aussi par une belle ouverture sur les cuisines du monde. BẾP, porté par Marie et Antoine Nguyen ainsi qu’Émilien Quemener, l’équipe déjà connue pour Sobremesa, propose une carte minimaliste centrée sur le cơm tấm traditionnel vietnamien. Une approche épurée qui tranche avec la tendance aux menus pléthoriques.
Dans le 11e arrondissement, DKR inaugure un espace dédié à la street food afro et aux recettes d’inspiration afrodescendante, sous l’impulsion de BMK. Toujours dans ce même arrondissement, SaltoBar, première adresse parisienne du chef Diego Alary, propose une cuisine ibérique contemporaine centrée sur le feu, entre Espagne et Portugal.
Le chef canadien Jules St-Cyr ouvre quant à lui Bittikesu près du bassin de l’Arsenal à Bastille, avec un menu gastronomique qui mêle cuisine de saison, inspirations du monde et savoir-faire artisanal.
Bistronomie, convivialité et nouvelles adresses de quartier
Tous les restaurants à Paris attendus cette année ne jouent pas la carte de la gastronomie pure. Certaines ouvertures misent sur la convivialité et l’ancrage local. L’Amic, dans le 18e arrondissement rue Letort, se présente comme un bistrot de quartier pensé comme un lieu de vie, avec une cuisine de saison, des vins nature et une grande terrasse ensoleillée.
Dans le 10e arrondissement, le restaurant Occasion a ouvert courant février dans le quartier Goncourt. Porté par deux cheffes, il associe cuisine de saison et design soigné. Près de la place Voltaire, Jones propose une cuisine métissée aux influences multiples, dans une atmosphère ancrée dans la culture urbaine, sous l’impulsion du duo Juan Pablo Rojas Pineda et Enzo Viola.
- Eskal, près de la gare Saint-Lazare, porté par Alexandre Chambat, cuisine gastronomique d’auteur créative et sincère
- Lotta, dans le 1er arrondissement, premier restaurant de Charlotte Bereaud, cuisine méditerranéenne et décor inspiré du design italien
- Calcifer, du côté de République, table d’Antoine Rollin centrée sur la braise
- Jones, place Voltaire, cuisine métissée et ambiance urbaine par Rojas Pineda et Viola
- L’Amic, 18e arrondissement, bistrot de quartier avec terrasse et vins nature
Rooftops, lieux hybrides et projets à grande échelle
Au-delà des tables classiques, 2026 voit émerger plusieurs projets qui mêlent restauration et expérience culturelle ou architecturale. Fuga R, porté par le groupe Fuga, promet une vue panoramique à 360° sur Paris depuis son rooftop, avec une ouverture prévue le 6 mai. Dans le même esprit, Bigoudi, signé des Brasseries à la Mode, doit ouvrir au printemps du côté du Trocadéro, accompagné au rez-de-chaussée de la Brasserie Rosie Jolie.
Le Bus Palladium, mythique salle de concert, rouvre en mars 2026 transformé en boutique-hôtel 5 étoiles. Au programme : un restaurant signé du Top Chef Valentin Raffali, un rooftop, un bar à cocktails et un club. Dans le 9e arrondissement, le chantier de la rue Bergère promet de transformer 26 000 m² de patrimoine de la Belle Époque en un hotspot parisien avec restaurant, bar, hôtel et espaces de coworking, attendu en 2026.
Central Chapelle ouvre également ses portes le 6 mai 2026 au cœur de La Chapelle Arena, combinant culture, musique et restauration dans un seul lieu. Ces projets hybrides illustrent une tendance forte : à Paris, manger devient une expérience globale, indissociable du lieu qui l’accueille.
Des projets encore en suspens à surveiller
Certaines ouvertures de restaurants à Paris restent à confirmer. Le Grand Véfour, désormais sans Guy Martin, devrait trouver un nouveau souffle au printemps 2026 sous l’égide du groupe Paris Society. Le chef Mallory Gabsi pourrait ouvrir une friterie haut de gamme, et Sven Chartier, ancien de Saturne, pourrait rouvrir une table gastronomique dans la capitale. Ces projets, encore incertains, méritent d’être suivis de près par tous ceux qui guettent les prochaines adresses incontournables de la ville.