« Les brushings de salon ne durent pas par secret » : ses 4 étapes clés
Vous passez du temps à soigner votre brushing, et pourtant, dès le lendemain matin, vos cheveux retombent à plat. Ce scénario frustrant est bien plus courant qu’on ne le croit, et il s’explique souvent par quelques erreurs simples à corriger. Adam Reed, coiffeur de stars reconnu pour ses créations sur les tapis rouges, a partagé dans le magazine Marie Claire UK les quatre étapes qu’il juge indispensables pour qu’un brushing tienne vraiment plusieurs jours.
Le secret commence avant même de saisir la brosse
Beaucoup de personnes se concentrent sur la technique de coiffage, mais négligent ce qui se passe en amont. Or, selon Adam Reed, la durabilité d’un brushing se joue d’abord au niveau du cuir chevelu. L’excès de sébum, les résidus de produits accumulés et les particules de pollution ont un effet direct : ils alourdissent les racines et font retomber la coiffure bien plus vite.
Le coiffeur insiste donc sur la nécessité de partir de cheveux parfaitement propres. Il précise par ailleurs qu’il faut sécher ses cheveux à au moins 80 % avant de commencer le brushing. Un cheveu encore humide ne prendra pas la forme souhaitée et perdra sa tenue bien plus rapidement. C’est cette base propre et bien préparée qui crée la portance à la racine, condition première d’un résultat qui dure.
Quatre produits suffisent, pas un de plus
L’erreur classique consiste à multiplier les produits coiffants en pensant que davantage de soin donnera un meilleur résultat. Adam Reed contredit cette idée : trop de produits alourdit les cheveux et compromet la tenue. Selon lui, quatre produits suffisent amplement, à condition de choisir les bons.
- Un protecteur thermique, pour préserver la fibre capillaire de la chaleur.
- Un produit volumateur, pour donner du corps dès la racine.
- Un produit anti-frisottis, pour lisser et discipliner les longueurs.
- Une huile légère de finition, pour apporter de l’éclat sans alourdir.
Le coiffeur résume sa logique en quatre mots : protection, performance, polissage et préservation. Chaque produit remplit une fonction précise dans cette chaîne, et aucun n’est superflu. Cette approche ciblée évite l’accumulation qui finit par faire l’effet inverse de celui recherché.
La chaleur forte ne prolonge pas la tenue du brushing
Contrairement à une idée très répandue, monter la température de son outil chauffant au maximum ne garantit pas un brushing plus durable. Adam Reed qualifie cette croyance de mythe. En réalité, une chaleur trop intense abîme la cuticule du cheveu, ce qui le rend plus difficile à coiffer et moins apte à conserver une forme nette.
Le coiffeur recommande plutôt de travailler à une température moyenne, en maintenant une tension régulière avec la brosse. Il souligne aussi que les brushings réalisés en salon ne durent pas parce que les professionnels connaissent un secret inaccessible au grand public, mais parce qu’ils ne précipitent jamais le processus. Prendre le temps de travailler chaque mèche avec soin, sans forcer ni brûler, fait toute la différence.
Laisser refroidir chaque mèche avant de passer à la suite
C’est l’étape que Adam Reed considère comme le plus grand secret de salon. Les cheveux ne conservent pas leur forme parce qu’ils ont été chauffés : ils la conservent parce qu’ils se sont refroidis en position. Cette nuance change tout à la façon d’aborder le coiffage.
Que l’on utilise une brosse ronde, une brosse soufflante ou des rouleaux, il faut résister à l’envie de toucher les cheveux trop tôt. Chaque section doit refroidir complètement avant d’être relâchée ou avant de passer à la mèche suivante. Ce temps de refroidissement est celui pendant lequel la coiffure se fixe réellement. Le négliger, c’est compromettre la tenue de l’ensemble du brushing, quelle que soit la qualité des étapes précédentes.
En appliquant ces quatre étapes dans l’ordre, du cuir chevelu propre jusqu’au refroidissement soigné de chaque mèche, il devient possible d’obtenir chez soi un résultat qui rivalise avec celui d’un salon professionnel, et qui tient bien au-delà du premier jour.