Emilia Clarke, Dwyane Wade et K-pop au défilé Prada à Milan

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C’est dans l’espace du Deposito de la Fondazione Prada, à Milan, que la maison a réuni, pour son défilé printemps-été 2027, un premier rang à lui seul révélateur d’une stratégie bien plus large que la mode. Car si la collection occupe la piste, c’est la composition de la salle qui retient l’attention.

Un casting qui dessine une cartographie mondiale

Regarder qui s’installe au premier rang d’un défilé Prada, c’est souvent comprendre à qui la maison s’adresse, et surtout depuis où. Pour cette édition printemps-été 2027, le spectre géographique et culturel est frappant. On y trouve des actrices, une star du basket américain, une influenceuse venue du divertissement numérique et une artiste de la scène musicale asiatique. Chaque profil ouvre la maison à un public distinct, ancré dans une culture et une génération différentes.

Du côté des visages hollywoodiens, Emilia Clarke et Naomi Watts occupaient des places d’invitées. Leur présence rappelle que Prada entretient depuis longtemps une relation avec le cinéma international, sans jamais s’y limiter. À leurs côtés, le monde du sport américain s’invitait aussi : Dwyane Wade, légende de la NBA, et Gabrielle Union, actrice, formaient un duo qui signale clairement l’élargissement du cercle au-delà des frontières traditionnelles de la mode.

Ambassadeurs, génération connectée et scène musicale asiatique

Prada ne se contente pas d’inviter. La maison fidélise aussi, à travers un cercle d’ambassadeurs officiels dont plusieurs étaient présents au Deposito. Maya Hawke, Win Metawin, Benedetta Porcaroli et Charli D’Amelio représentent chacun une facette de l’audience que la maison cultive. De l’actrice américaine issue d’une lignée artistique reconnue à la créatrice de contenu qui compte parmi les personnalités les plus suivies au monde, la sélection est calculée pour couvrir plusieurs générations et plusieurs modes de consommation culturelle.

À ce tableau s’ajoute la présence de CHISA, membre du groupe XG. Sa présence prolonge l’intérêt de la maison pour la scène musicale asiatique, une sphère dont l’influence dépasse largement ses frontières d’origine. Pour Prada, c’est une façon de valider un lien avec un public jeune, globalement connecté, qui suit ses artistes préférés jusque dans leurs choix de mode.

La Fondazione Prada comme décor de sens

Le choix du lieu n’est pas anodin. Le Deposito de la Fondazione Prada, à Milan, n’est pas une salle de défilé neutre. C’est un espace culturel lié à la maison, qui mêle art, architecture et patrimoine industriel reconverti. Tenir un défilé dans ce cadre revient à affirmer que Prada ne se présente pas uniquement comme une maison de mode, mais comme un acteur culturel à part entière.

Ce contexte donne une autre dimension à la diversité du premier rang. Réunir sous ce même toit une star de cinéma britannique, un sportif américain, une ambassadrice thaïlandaise, une influenceuse américaine et une artiste du groupe XG, c’est construire une image de communauté mondiale, sans hiérarchie apparente entre les disciplines. La mode y devient un langage commun, pas une frontière.

Ce que ce premier rang dit de la maison

Prada trace avec cette édition une ligne claire. La maison ne mise pas sur un profil unique pour incarner ses valeurs, mais sur la multiplicité des visages pour démontrer une portée internationale. Chaque personnalité présente au Deposito ce soir-là représente un territoire, une audience, un mode de vie. Ensemble, ils forment une communauté volontairement hétérogène, que le label PradaSS27 fédère sous une même bannière saisonnière.

Cette construction minutieuse du premier rang s’inscrit dans une logique que la maison a développée progressivement, depuis ses débuts dans la maroquinerie milanaise fondée en 1913 par Mario et Martino Prada jusqu’à son déploiement mondial dans le prêt-à-porter. Aujourd’hui, le casting d’un défilé est lui-même un manifeste, au même titre que les pièces qui défilent sur la piste.

Source : la publication de Prada sur Instagram

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